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France 2030

France 2030

« Donner un temps d'avance à la France. »

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Produire des petits réacteurs nucléaires innovants, de l’hydrogène décarboné, des véhicules électriques à zéro émission carbone, des biomédicaments.

Construire le premier avion bas carbone.

Engager la troisième révolution agricole, disposer de chaînes alimentaires respectueuses de la biodiversité, et d’agroéquipements intelligents.

Soutenir les technologies immersives et la réalité virtuelle.

Préparer la société tout entière à s’engager dans les métiers de demain en faisant le pari de la formation.

Explorer les grands fonds marins et le nouvel espace pour mieux les comprendre et les respecter.
France 2030 est la réponse aux grands défis de notre temps qu’ils soient défis écologiques, démographiques, économiques, technologiques, industriels ou sociaux. Et, au cœur de cet ambitieux plan initié par l’État se trouve l’innovation.
Dans un monde en perpétuelle évolution, France 2030 offre dès à présent des moyens exceptionnels de s’adapter et d’anticiper les grandes révolutions contemporaines qui sont à l’œuvre. 
Les investissements sont à la hauteur des enjeux : 54 milliards d’euros pour bâtir la France de demain en garantissant son indépendance (matériaux, composants, énergie), en maîtrisant les technologies numériques, en soutenant les talents et en finançant la croissance des start-ups et des entreprises innovantes.

Les leaders de demain

La moitié des nouveaux crédits de France 2030 sera consacrée aux acteurs émergents.
Source : Getty
France 2030 prend en effet le parti-pris de miser sur les acteurs émergents. Il capitalise sur l’exceptionnel dynamisme de l’écosystème français d’innovation, et notamment les start-ups et PME innovantes, vivier de La French Tech.
C’est pourquoi France 2030 consacrera la moitié des crédits nouveaux aux acteurs émergents. Une enveloppe sera notamment consacrée à l’investissement au capital des start-ups technologiques et des champions de demain.
Il s’agit résolument d’un changement d’équilibre de la politique industrielle française, et d’une plus grande audace à tous les stades de développement de projets présentant une rupture technologique ambitieuse.
France 2030 accompagne les acteurs à chaque étape du cycle de l’innovation - y compris jusqu’à l’industrialisation - de manière à faire sortir de terre de nouveaux champions, les champions de demain.

10 grands objectifs

Inédit par son ampleur, France 2030 ambitionne donc de transformer durablement les secteurs clés de notre économie par la recherche, l’innovation et l’investissement industriel. Il vise aussi à positionner la France, non pas seulement en acteur, mais bien en leader de l’économie de demain, tout en faisant le pari d’investir sur des projets sans impact négatif sur l’environnement.  
Pour ce faire, 10 objectifs sociétaux sont fixés. Ils s’articulent autour de trois enjeux majeurs : mieux produire, mieux vivre et mieux comprendre notre monde.
Ces objectifs portent tant sur la décarbonation de nos modes de production (énergie, industries, transports), que sur l’amélioration de la qualité de vie (alimentation, santé, culture) ou sur l’approfondissement de nos connaissances (espace, grands fonds marins).
  • Le premier enjeu est celui de la production de l’énergie ; et nous avons la chance de disposer d’un avantage comparatif – le nucléaire – qui fait de la France l’un des pays européens qui produit une électricité parmi les moins émettrices de CO2.Si notre industrie est historiquement parmi les plus compétitives, la France prend aujourd’hui du retard sur les réacteurs innovants en rupture. L’objectif est de favoriser l’émergence d’une offre française de petits réacteurs modulaires et de stimuler l’innovation de rupture sur les réacteurs nucléaires avancés afin de garantir de nouveaux usages, une sûreté accrue et une meilleure gestion des déchets.

  • L’hydrogène est essentiellement produit par électrolyse, qui utilise une grande quantité d’électricité. Le nucléaire nous permettra ainsi de faire de notre pays un leader de l’hydrogène décarboné. Nous devons également accompagner le reste de l’offre de solutions industrielles pour l’hydrogène décarboné (membranes, piles à combustibles, réservoirs, etc.) tout en poursuivant la structuration d’écosystèmes dans les territoires. Un investissement d’ampleur dans la structuration de la filière est essentiel si l’on ne veut pas répéter les erreurs du passé sur le soutien aux énergies renouvelables. La France se donne ainsi l’ambition de pouvoir compter sur son sol au moins deux giga-usines d’électrolyseurs et l’ensemble des technologies nécessaires à l’utilisation de l’hydrogène.

    Cet objectif va de pair avec un renforcement de la filière industrielle des énergies renouvelables (cellules photovoltaïques, flotteurs d’éoliennes, pompes à chaleur, gestion de l’intermittence…). Ce triptyque – nucléaire, hydrogène, énergies renouvelables – nous permettra de produire une énergie décarbonée, stable et compétitive.

  • L’investissement privé qui, seul, n’est pas suffisant pour atteindre cet objectif, doit être accompagné d’un soutien public. Cet investissement massif ciblera d’une part la décarbonation de sites industriels très émetteurs (par exemple, aciérie, chimie lourde, cimenteries, aluminium), et d’autre part le déploiement de solutions matures (chaleur renouvelable, efficacité énergétique, électrification). Cette stratégie de décarbonation qui améliorera la compétitivité de nos industries dans un monde où le prix du carbone augmentera, constitue un argument de plus contre les délocalisations.

  • Pour accompagner la fin programmée des ventes de véhicules thermiques, nous devons amplifier notre effort de transition de l’industrie automobile. Cette stratégie doit être complétée par un investissement lourd dans le déploiement des stations de recharges électrique rapide, le transport collectif, les nouvelles formes de déplacement et dans une nouvelle stratégie industrielle. Cela suppose une mobilisation collective, y compris de la part des constructeurs et des grands équipementiers.

  • Afin de poursuivre l’accélération des efforts de recherche et développement en faveur de la décarbonation de la filière aéronautique, France 2030 soutiendra les acteurs français concourant à la réalisation d’aéronefs bas-carbone. Un volet sera dédié aux PME innovantes et start-ups de la filière ainsi qu’aux projets d’industrialisation de carburants alternatifs durables pour l’aviation.

  • Nourrir sainement une population croissante exige de décarboner la production et de veiller à la préservation de la biodiversité, qui est de plus en plus menacé. Nous devons remettre de la valeur dans l’agriculture en payant nos agriculteurs pour le travail et l’investissement réalisés.

  • Cet objectif s’inscrit dans le cadre du Plan Santé Innovation 2030. Malgré une très grande recherche dans le secteur de la santé, un modèle de CHU liant la clinique et la recherche, un système juste qui a tenu pendant la crise et sur lequel nous avons décidé d’investir massivement à travers le Ségur de la santé, la France est aujourd’hui en retard par rapport à ses partenaires européens.

    Ce retard est le fruit de la désindustrialisation et du déficit d’investissement dans les innovations de rupture comme les biotechnologies. Nos capacités humaines, nos infrastructures de recherche et de pratique, ne nous laissent pas d’autre choix que de revenir à la tête d’une médecine plus prédictive, plus préventive, plus innovante, plus personnalisée et avec un tissu productif davantage ancré en France.

    La révolution médicale – sans laquelle nos dépenses de santé exploseront – se fera sur la convergence des innovations de rupture en santé avec le quantique, l'intelligence artificielle et l'Internet des objets. L’objectif – atteignable – de produire au moins 20 biomédicaments doit concentrer tous les efforts et en particulier ceux de la future Agence d’innovation en santé.

  • Mieux vivre, nous en avons fait l’expérience pendant la crise, c’est aussi vivre dans l'imaginaire de l’humanisme français qui nous constitue. Les industries culturelles et créatives forgent nos imaginaires – en particulier celui de nos enfants –, filtrent nos accès à l'information, imposent des représentations et des héros.

    La France, pays de littérature, de philosophie, de théâtre, de cinéma, de musique, de jeux vidéo, doit continuer de faire entendre sa voix en valorisant son patrimoine culturel et en développant de nouveaux contenus et expériences.

    Nos partenaires investissent dans ces industries qui représentent en France 640 000 emplois et 91 milliards d’euros de chiffre d'affaires. L’intervention publique permettra de déclencher des investissements et de participer à la création de filières, aux côtés du secteur privé ; Il s'agit d’investir de manière très concrète : dans nos studios, dans de nouvelles technologies offrant des expériences immersives, et dans la formation de professionnel ; L’objectif sera aussi de faire de notre écosystème de technologies immersives (jeu vidéo, réalité augmentée, réalité virtuelle, etc.) un leader mondial.

  • La France de 2030 ne doit pas oublier les grandes odyssées d’exploration et d’aventures – à la fois humaines, intellectuelles et scientifiques.

    Un Nouvel Espace, composé d’une grande diversité d’acteurs financés par des fonds privés et des agences d’État, est en train de se construire, posant la question de la souveraineté spatiale dans des termes radicalement nouveaux. La France, en assumant de travailler à la fois avec les acteurs établis et de nouveaux acteurs, doit réussir le défi des nouvelles explorations spatiales.

  • La France, deuxième puissance maritime du monde par l’étendue de ses zones économiques exclusives, a la capacité d’explorer cette partie inconnue du globe, levier extraordinaire de compréhension du vivant et d’écosystèmes à découvrir, d'accès potentiel à certains métaux critiques, d'innovation en santé, et de biomimétisme.

Je suis convaincu que ces grands défis peuvent mobiliser notre pays pendant les 10 ans à venir, comme l’avaient fait autrefois le TGV, le Concorde ou les fusées Ariane. Cette grande aventure industrielle ne s’adresse pas qu’à une élite : (...) j’appelle chacun à s’engager pleinement.

Jean Castex

Premier ministre (février 2022)

Six leviers pour réussir

Ces 10 grands objectifs s’appuient sur 6 leviers transversaux (matières premières, composants, technologies numériques, talents et financement de l’innovation, développement d'écosystèmes d'enseignement supérieur, de recherche et d'innovation), indispensables à l’atteinte de cette ambition.
  • La crise a révélé l’importance de la sécurisation des approvisionnements de matières critiques. Le contexte de sortie de crise et de reprise de l’économie mondiale s’accompagne en outre de tensions d’approvisionnements dans de nombreux secteurs.

    France 2030 doit nous permettre de sécuriser les filières du plastique et des métaux, la consolidation de la filière bois, investir dans l'économie circulaire et, de manière générale, réduire notre dépendance à l'importation.

    • Recycler 100% du plastique et développer des matériaux innovants à faible impact environnemental
    • Sécuriser la chaîne d’approvisionnement, de raffinage et de recyclage des métaux critiques
    • Soutenir le renouvellement forestier, dans un souci de gestion durable et de préservation de la biodiversité, optimiser l’utilisation des ressources en bois et soutenir la compétitivité de la filière
  • La crise nous a montré nos défaillances concernant les semi-conducteurs, les composants électroniques et robotiques et le domaine médical.

    Réussir France 2030 passe nécessairement par la combinaison d’une stratégie européenne, compte tenu des masses et de l'enjeu, et d’une stratégie nationale qui visera à doubler notre production électronique d'ici 2030 et à faire de la France un des leaders du domaine des puces électroniques.

    • Doubler la production française de composants électroniques
    • Soutenir l’émergence de projets d’usines 4.0 et renforcer l’offre française en matière d’équipements pour l’industrie du futur
  • Notre capacité à disposer de solutions numériques de confiance, performantes et souveraines sera décisive pour innover sans sacrifier notre indépendance technologique dans la plupart des secteurs. Ainsi, il nous faut poursuivre et intensifier les stratégies engagées en matière de cloud, de quantique, d’intelligence artificielle, de cybersécurité et de 5G.

    • Développer nos solutions nationales en matière de logiciels (poursuite des stratégies quantique, IA, cybersécurité, 5G et cloud déjà annoncées)
    • Permettre l’appropriation de ces solutions, notamment dans l’agriculture, la santé et l’industrie
  • La réindustrialisation de la France passe par le développement des talents et l’investissement dans les compétences à tous les niveaux de qualification – ingénieurs, techniciens, ouvriers spécialisés…– en particulier dans les segments de pointe et là où les tensions de recrutement sont persistantes. Toutes les voies d’accès à la formation sont concernées : nos écoles, nos universités et laboratoires de recherche, nos organismes de formation.

    France 2030 doit nous doter d’une stratégie à 10 ans pour transformer et moderniser l’offre de formations vers les filières et métiers d’avenir à horizon 2030.

    Cette stratégie intégrera les enseignements des actions précédemment des Programmes d’investissements d’avenir (PIA), et du Plan d’investissement dans les compétences lancé en 2018 pour amplifier l’effort de formation des plus éloignés de l’emploi et transformer les pratiques de formation via notamment la numérisation.

    • Renforcer l’appareil de formation français pour permettre de former jusqu’à 400 000 jeunes, demandeurs d’emploi ou salariés par an et les préparer aux métiers de demain dans les secteurs stratégiques
    • Soutenir l’émergence de quelques pôles de rang mondial dans le domaine de l’intelligence artificielle
  • Le soutien continu depuis 2017 à l’innovation et à la French Tech font de la France aujourd’hui un leader technologique en Europe : nos start-ups deviennent des champions internationaux ; nous dépasserons largement l'objectif de 25 licornes en 2025.Cette révolution doit être prolongée si l’on souhaite rattraper notre retard dans l’innovation de rupture (Deeptech et start-ups industrielles) et faire émerger des géants technologiques.

    Ainsi, avec France 2030, un des objectifs sera de faire émerger au moins 100 sites industriels par an et accélérer la croissance de ces entreprises à un niveau européen.

    Ces trois enveloppes seront à 100 % réservées à des acteurs émergents.

    •  Innovation de rupture
    •  Faire émerger les deep tech, les accompagner et accélérer l’industrialisation des start-ups
    •  Accélérer la croissance des start-ups
  • France 2030 c’est le choix assumé de la science et des connaissances. Pour accompagner le plus grand nombre vers les métiers d’avenir, soutenir l’excellence de la recherche française et son transfert vers l’économie, France 2030 continuera d’investir massivement dans les établissements d’enseignements supérieurs. Pour développer un environnement propice permettant d’accélérer la recherche et la formation sur ces secteurs prioritaires, France 2030 soutien et accompagne les transformations de nos écosystèmes d’enseignement supérieur, de recherche et d’innovation.

    • Soutenir et encourager la différenciation des établissements d'enseignement supérieur en faisant émerger et en soutenant des projets confortant toutes les formes d'excellence
    • Accompagner sur une durée limitée des services ou entités dédiés à l'accompagnement des enseignants-chercheurs ou des chercheurs dans le montage de projets
    • Poursuivre le soutien aux acteurs structurants de l’écosystème (IdEx, IRT-ITE…)
    • Soutenir des projets expérimentaux et des démonstrateurs associant des écoles et établissements publics locaux d'enseignement à des partenaires extérieurs et visant à améliorer durablement leur fonctionnement

Une gouvernance unifiée...

En vidéo, Bruno Bonnell répond à vos questions sur France 2030

« Accélérer la décarbonation et former aux métiers d'avenir. » À quoi ressemblera la France de l’innovation en 2030 ? Réponse avec Bruno Bonnell, secrétaire général pour l’investissement.

Trois mois après la présentation de France 2030, le Premier ministre a présidé le premier comité de suivi le 1er février 2022.
Aux côtés des ministres concernés par les thématiques de France 2030, des organisations syndicales et patronales, des associations de collectivités territoriales, des représentants des écosystèmes d’innovation et de recherche, et des opérateurs du plan, Jean Castex a installé la gouvernance unifiée de France 2030.
Elle promet un échange constant entre l’État et les écosystèmes. Recyclage, spatial, robotique, numérique, transport, formation… Dans tous les domaines, des personnalités qualifiées sont parties prenantes des comités ministériels de pilotage.
Le secrétariat général pour l’investissement (SGPI), dirigé par Bruno Bonnell sous l’autorité du Premier ministre, pilote le déploiement et l’exécution de France 2030. Il est le garant de l’atteinte des objectifs fixés.

France 2030 donne les moyens à la France de retrouver sa souveraineté industrielle et technologique dans des domaines stratégiques pour notre futur. Nous ferons de ces moyens financiers importants une réalité industrielle pour nos territoires. L’ambition est grande, les résultats et les succès doivent l’être également pour l’ensemble de nos concitoyens.

Bruno Bonnell

Secrétaire général pour l'investissement

... et des ambassadeurs

De nombreux ambassadeurs, répartis par secteur d'activités, sont parties prenantes dans les comités ministériels de pilotage.

À propos du SGPI

Le Secrétariat général pour l’investissement (SGPI) est chargé, sous l'autorité du Premier ministre, d'assurer la cohérence et le suivi de la politique d’investissement de l’État à travers le déploiement du plan France 2030.

Annoncé par le Président de la République le 12 octobre 2021, ce plan inédit capitalise sur les acquis des Programme d'investissements d'avenir (PIA), et notamment du PIA 4 doté de 20 milliards d'euros qu'il intègre et dépasse dans les ambitions et les moyens.

Au total, France 2030 mobilise 54 milliards d'euros pour transformer durablement des secteurs clefs de notre économie (énergie, hydrogène, automobile, aéronautique ou encore espace) par l’innovation technologique et l’industrialisation, et positionner la France non pas seulement en acteur, mais bien en leader du monde de demain.

Le SGPI assure également l'évaluation socio-économique des grands projets d'investissement public.
Un Comité de surveillance des investissements d’avenir, prévu par la loi et présidé par Patricia Barbizet, a pour missions d’éclairer et de conseiller le gouvernement dans l’élaboration et la conduite des politiques d’innovation et de donner un avis consultatif sur l’identification et la qualification de nouvelles priorités d’investissement, tout en conservant sa mission d’évaluation de l’exécution des programmes des investissements d’avenir.