Le cinéma d’animation français brille dans les salles obscures du monde entier

Publié 16/01/2024 |Modifié 11/01/2024

Selon le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC), la France est la troisième industrie au monde dans le cinéma d’animation. Qu’est-ce qui rend si spécial le cinéma d’animation à la française ? Réponse avec Christine Mazereau, déléguée générale du Réseau des écoles de cinéma d’animation (RECA).

Photo de Christine Mazereau
Avec 120 studios actifs dans l’Hexagone, le cinéma d’animation français est en ébullition et son succès dépasse les frontières.
Les deux tiers des entrées en salle sont faites à l’international pour les œuvres françaises, ce qui représente 70 millions de spectateurs entre 2013 et 2022, selon Unifrance et le CNC.

Peut-on parler de « french touch » au sujet du cinéma d’animation ?

Le faire au singulier serait un peu réducteur, ce sont plutôt des touches françaises ! Car nous avons une grande diversité de techniques utilisées, de scénarios déployés et de publics ciblés.
J’ai l’impression que nous savons tout faire en France et que nous sommes capables d’imaginer n’importe quelle histoire. Kirikou, Le Petit Prince, Ma vie de Courgette ou encore Linda veut du poulet : ces films sont tous différents mais ont en commun leur succès.

Qu’est-ce qui rend cette diversité possible ?

Nous avons gardé une approche « artisanale », même s’il s’agit d’une industrie et de gros budgets.
Aux États-Unis, il existe des pools d’auteurs et des études de marché sont réalisées pour savoir ce que le public attend.
Notre modèle est beaucoup plus léger, ce qui permet de tester plus de choses : chaque œuvre est un prototype. Ce secteur bénéficie par ailleurs d’un véritable soutien à la création grâce, notamment, au CNC.
Ayant travaillé 15 ans au niveau européen, j’ai pu constater à quel point notre système est envié ailleurs.

En Europe, quel rôle joue la France ?

La France est la locomotive du cinéma d’animation à l’échelle européenne.
Il n’y a peut-être que dans l’Hexagone que nous sommes capables de créer et financer au seul niveau national.
Mais ce n’est pas l’objectif car les budgets en animation sont très élevés et les coproductions avec d’autres pays souvent nécessaires d’un point de vue financier. C’est aussi un moyen de se nourrir artistiquement des autres.

Selon le classement du site « Animation Career Review », la meilleure formation d’animation au monde est celle des Gobelins, à Paris (hors États-Unis). Et on trouve trois écoles françaises parmi les onze meilleures. Comment expliquer cela ?

Ce qui est reconnu, c’est la capacité des formations françaises à enseigner toutes les techniques.
La diversité qui fait la force de nos productions fait également celle de nos formations.
Sans oublier que ce sont des professionnels en activité qui transmettent leurs savoirs-faires et qu’il existe des liens forts entre l’industrie et l’enseignement : chacun se nourrit de l’autre.
Avec le  RECA, le Réseau des écoles de cinéma d’animation, les établissements échangent entre eux et s’entraident. Ils pourraient se voir comme « concurrents » mais affichent tous une même envie d’excellence !

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