Ivestissement d'avenir | Près de 880 millions d'euros au service de la 3ème révolution agricole et de l'alimentation santé
5 novembre 2021

Investissement d'avenir | Près de 880 millions d'euros au service de la 3ème révolution agricole et de l'alimentation santé

Mme Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, M. Julien Denormandie, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, Mme Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée chargée de l’Industrie, en présence de M. Guillaume Boudy, secrétaire général pour l’Investissement, ont présenté ce jour les stratégies d’accélération agricoles et alimentaires du 4e Programme d’investissements d’avenir (PIA4) lors d’un déplacement dans la Drôme.

Deux stratégies d’accélération au service de la 3e révolution agricole et de l’alimentation santé

Au total ce sont 877,5 millions d’euros qui seront déployés sur 5 ans autour de 2 stratégies d’accélération avec une double ambition :

  • Développer des solutions innovantes au service de la résilience et de la compétitivité du monde agricole et de l’industrie agroalimentaire dans la transition agroécologique (428 millions d’euros) ;
  • Concevoir et déployer les solutions pour une alimentation plus durable et favorable à la santé (449,5 millions d’euros).

L’objectif de ces stratégies est d’accélérer la recherche et le développement de technologies de rupture en vue de déploiements généralisés au service d’une alimentation de qualité, avec notamment le lancement de deux programmes et équipements prioritaires de recherche (PEPR) doté de 95 millions d’euros et qui seront pilotés par l’INRAE et l’INRIA.

Elles nous permettront de repousser les frontières de la connaissance et d’accompagner l’innovation et son déploiement dans les territoires. Start-up, PME et ETI : chacun pourra répondre aux appels à projets lancés dès aujourd’hui pour accompagner des projets d’entreprises innovants.

Ces deux stratégies d’accélération viennent en complément des 2 milliards d’euros du plan France 2030 qui seront consacrés à la construction de notre agriculture et de notre alimentation de demain. Ce nouveau budget nous permettra de consolider tout ce qui a été mis en place depuis 2017 et d’accélérer cette troisième révolution agricole, fondée sur le vivant et la connaissance, tout en accompagnant nos agriculteurs, industriels et salariés pour la modernisation de leurs exploitations agricoles, de leurs sites de production, et l’apprentissage de nouvelles compétences.

Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, a déclaré : « Cette nouvelle révolution agricole et alimentaire ne pourra pas se faire sans la recherche et la communauté scientifique est déjà pleinement mobilisée pour accompagner le monde agricole. Il faut aller plus loin, c’est l’un des objectifs du plan France 2030 annoncé par le Président de la République et c’est toute l’ambition de ces deux nouvelles stratégies d’accélération que nous annonçons aujourd’hui. »

Julien Denormandie, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, a déclaré : « Cette révolution, qui prend appui sur la robotique, le numérique et la génétique, est déjà très présente, et nécessite des investissements massifs. Le Gouvernement s’engage avec plus de 2,8 milliards d’euros dédiés à l’adaptation de nos outils agricoles et industriels pour relever les deux défis majeurs de ce début de XXIe siècle, celui de la lutte contre le changement climatique et celui de la nutrition. La France a tous les atouts en la matière pour réussir ! »

Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée chargée de l’Industrie, a déclaré : « Depuis 2017, le gouvernement met tout en œuvre pour redonner à notre pays son indépendance alimentaire. Avec le plan France Relance, nous avons soutenu plus d’une centaine de projets de localisation ou relocalisation dans les entreprises industrielles de l’agroalimentaire. Cela représente plus de 6000 emplois créés ou confortés. C’est pour approfondir cette dynamique que nous annonçons aujourd’hui ces deux stratégies d’accélération. Le plan d’investissement France 2030 permettra de changer d’échelle, pour passer de solutions innovantes en matière d’agroéquipements par exemple, à des solutions industrialisées et commercialisées par nos entreprises industrielles françaises. L’enjeu, c’est de positionner notre pays en leader sur le secteur stratégique de l’alimentation durable. »

Deux appels à projets dédiés aux entreprises et startups de la FoodTech et de l’AgriTech dotés de 200 M€ déjà ouverts

Alors que l'AgriTech comptait seulement une dizaine d’initiatives il y a dix ans, ces secteurs regroupent aujourd’hui plus de 215 start-ups et entreprises. Ce chiffre fait de la France le 3e pays au monde pour le nombre de start-ups AgriTech créées par habitant.

Alors que le marché ne fait que grandir pour répondre aux défis multiples du secteur, il reste aujourd’hui en très grande majorité dominé par les États-Unis et la Chine. Sur 2020, ils ont respectivement généré plus de 11 et 4,2 milliards d’euros d’investissements alors que la France était à 562 millions d’euros. Soutenir l’écosystème français est donc primordial pour que celui-ci demeure compétitif, déploie de nouvelles solutions et construise un leadership européen. C’est un enjeu de souveraineté à la fois agricole et industrielle pour lequel le Gouvernement se
mobilise via le plan France Relance, le Programme d’investissements d’avenir et France 2030. Le Gouvernement va donc accélérer son soutien au développement, à la maturation et à l’exportation de ces savoir-faire, avec le lancement de « la French AgriTech ».

Deux premiers appels à projets (AAP) sont lancés ce jour autour des thématiques « Innover pour réussir la transition agroécologique » et « Répondre aux besoins alimentaires de demain ». 200 millions d’euros du 4ème Programme d’investissements d’avenir seront ainsi mobilisés pour les start-ups, PME et ETI des secteurs FoodTech et AgriTech.


Ces AAP doivent permettre d’accompagner sur un temps long des projets de recherche et d’innovation capables d’apporter des solutions combinant leviers technologiques, retombées économiques et environnementales. Ils pourront être portés soit à titre individuel par une entreprise soit par des groupements de sociétés et d’instituts techniques ou de recherche autour d’un projet collaboratif.
Ces solutions seront soutenues dans leur développement et accompagnées de leur conception à leur commercialisation pour qu’elles soient accessibles à la fois aux agriculteurs, aux industriels et aux consommateurs.