Les atouts encore trop méconnus des pensions de famille : une étude de la Direction interministérielle de la transformation publique (DITP) pour la Dihal fait le point

Ce contenu a été publié sous le gouvernement de la Première ministre, Élisabeth Borne.

Publié 17/04/2023 |Modifié 17/04/2023

Les pensions de famille et les résidences accueil constituent l’un des piliers du plan Logement d’abord. Véritable outil de lutte contre l’exclusion, elles sont plébiscitées par tous les acteurs. Leur pertinence en matière d'insertion des personnes au long parcours de rue et d'hébergement est largement reconnue.

Les pensions de famille sont soutenues par l’Etat, qui finance leur fonctionnement à hauteur de 19,5€/jour/place (soit 7 117 € par an et par personne logée). C’est donc un soutien important apporté pour garantir la qualité de mise en œuvre du projet social porté par chaque structure. Le 1er plan Logement d'abord (2017-2022) a permis un redémarrage réel des projets de pensions de famille.
Pourtant, leur développement est parfois freiné par des réticences au niveau local. Pourquoi ces réticences, voire ces blocages? Comment déconstruire les représentations qui peuvent les expliquer? Pour répondre à ces questions, lever les freins, la Dihal a fait appel au département des sciences comportementales de la Direction interministérielle de la Transformation Publique (DITP) pour mener un travail d'analyse, basé notamment sur une enquête adressée aux élus locaux.
Trois grandes catégories de freins à l’adhésion des élus locaux ont été identifiés :
  • Un manque de connaissances du dispositif et de ses caractéristiques principales -> 52 % des élus interrogés ont déclaré ne pas connaître les « pensions de famille » avant de participer à l’enquête.
  • Un manque de motivation à ouvrir des places, lié notamment à certains a priori et perceptions : sur le dispositif et le public qu’il accueille, sur son adéquation avec le profil de leur commune, sur les pratiques d’autres communes similaires à la leur (perception de la norme), à la manière dont leurs administrés pourraient accueillir un tel projet.
  • Des difficultés pratiques (financières, entre autres) dans la création de nouvelles structures.
Forte de ces préconisations, la Dihal va poursuivre et intensifier ses efforts pour développer la construction de nouvelles pensions de famille dans le cadre du Plan Logement d’abord 2.

Partager la page