5 novembre 2018

La Nouvelle-Calédonie fait le choix de rester française

Un référendum était organisé en Nouvelle-Calédonie pour répondre à la question suivante : "Voulez-vous que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante ?". Le non l’a emporté à 56,40%.
 
Le référendum qui se tenait dimanche est le fruit des Accords de Matignon (1988) et de Nouméa (1998) qui avaient "permis à la Nouvelle-Calédonie de retrouver la paix civile dans le dialogue et le respect mutuel. Ce jour était le rendez-vous que les Calédoniens et l’Etat s’étaient donné à eux-mêmes pour surmonter les divisions." (Emmanuel Macron, 04/11/2018).

Plus de 80% des Calédoniens ont participé au scrutin, qui s’est déroulé dans la transparence, sous le regard d’observateurs envoyés par l’ONU et les pays voisins, dans une campagne respectueuse des points de vues adverses et en évitant les tensions.
 
"Les électeurs se sont exprimés aujourd’hui majoritairement pour que la Nouvelle-Calédonie reste française. C’est pour nous une marque de confiance dans la République française, dans son avenir et dans ses valeurs. Cette fierté, chacun peut la ressentir et la partager" Emmanuel Macron, Président de la République.

Le Président de la République appelle désormais chacun à se tourner vers l’avenir, notamment les partisans de l’indépendance, auxquels il rappelle que l’Etat est engagé pour garantir "la dignité de toutes les composantes de la société autour des valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité. Nous pouvons les partager au-delà de nos divergences, dans l’humilité et dans le respect".

Le Premier ministre et la ministre des Outre-mer se sont rendus à Nouméa pour entamer des échanges avec les forces politiques locales. Édouard Philippe a annoncé qu'il réunira en décembre à Paris les forces politiques de Nouvelle-Calédonie pour "tirer collectivement les premières conclusions" du référendum.