Mis à jour le 10 janvier 2022

Tester - Alerter - Protéger

Point de situation

La stratégie du triptyque Tester-AlerterProtéger (T.A.P) doit continuer de s’appliquer :

  • Je me fais tester en priorité en cas de signes de la maladie ou si je suis identifié comme personne contact. Ainsi, je permets aux laboratoires de se concentrer sur les personnes prioritaires.
  • Je communique la liste de tous mes contacts récents à mon médecin traitant et à l’Assurance maladie si j’ai un test positif, pour qu’ils soient alertés rapidement. Ainsi, je participe à freiner la propagation du virus.
  • Je protège les autres en respectant les règles d'isolement et de quarantaine, selon ma situation.

TESTER

Depuis le 15 octobre, seuls les tests réalisés dans un but de dépistage sont désormais pris en charge par l’Assurance maladie afin de préserver un dispositif fiable de surveillance de l’épidémie, d’assurer une détection et une prise en charge rapide des cas et de détecter les nouveaux variants d’intérêt.

Les tests réalisés en vue d’obtenir un pass sanitaire, deviennent payants.

Afin de maintenir un accès facilité au dépistage pour les personnes symptomatiques ou contact à risque, continuent à bénéficier d’une prise en charge les personnes :

  • ayant un schéma vaccinal complet ou une contre-indication à la vaccination ;
  • mineures ;
  • identifiées dans le cadre du contact-tracing fait par l’Assurance maladie ;
  • concernées par des campagnes de dépistage collectif, organisées par les Agences régionales de santé ou au sein des établissements de l’éducation nationale par exemple
  • présentant une prescription médicale ;
  • ayant un certificat de rétablissement de moins de six mois.

Afin de tenir compte des spécificités des territoires d’outre-mer, notamment en matière de situation sanitaire et d’offre de soin, l’application de la fin de la gratuité des tests y est adaptée.

Les différents tests

Actuellement, il existe deux catégories de tests :

  • les tests de dépistage, pour rechercher la présence du virus (RT-PCR, test antigénique, autotest) ;
  • les tests sérologiques, pour rechercher la présence d’anticorps.

Il existe deux types de tests sérologiques :

  • les tests sérologiques quantitatifs réalisés dans un laboratoire de biologie médicale, sur prélèvement sanguin (prise de sang) ;
  • les tests rapides d’orientation diagnostique sérologique qualitatifs, réalisés par un professionnel de santé, sur prélèvement d’une goutte de sang au bout du doigt.

Il existe deux types de test virologiques :

  • le test RT-PCR recherche la présence de l’ARN du virus, l’analyse est réalisée par un biologiste dans un laboratoire de biologie médical. Le résultat est obtenu en quelques heures ;
  • le test antigénique recherche les antigènes présents à la surface du virus, il s’agit d’un test rapide réalisé par un professionnel de santé (pharmacien, médecin, infirmier, sage-femme, masseur-kinésithérapeute, chirurgien-dentiste). Le résultat est obtenu en quelques minutes.

À noter que le test de référence pour détecter le virus du Covid-19 est le test PCR sur prélèvement nasopharyngé.

> La liste des tests autorisés en France est disponible sur le site du ministère des solidarités et de la santé : https://covid-19.sante.gouv.fr/tests.

> Retrouvez tous les points de prélèvement des tests virologiques (RT-PCR et antigéniques) autour de vous et leurs horaires d’ouverture sur le site Santé.fr.


Il existe deux types de test antigéniques :

  • les tests antigéniques sur prélèvement nasopharyngé, réalisé par un professionnel de santé ;
  • les autotests, réalisés sur auto-prélèvement nasal.

Le test antigénique recherche les antigènes présents à la surface du virus.

Les tests antigéniques rendent un résultat en quelques minutes et permettent le diagnostic précoce des malades dès la phase aiguë. Ils répondent à la question « le patient est-il oui ou non porteur de la Covid-19 ? ». Les tests antigéniques sont à ce jour réalisés uniquement à partir de prélèvements dans le nasopharynx (nez), par écouvillon.

> Consultez la FAQ sur les autotests :  https://solidarites-sante.gouv.fr/soins-et-maladies/maladies/maladies-infectieuses/coronavirus/tout-savoir-sur-la-covid-19/autotests-covid-19

L’utilisation de tests rapides antigéniques présente un triple intérêt :

  • Il permet d’ajouter une capacité supplémentaire de dépistage en complément des capacités déployées dans les laboratoires de biologie médicale, hospitaliers ou de ville ;
  • Son analyse peut être réalisé en dehors des laboratoires de biologie médicale (barnums, services hospitaliers, aéroports par exemple) ;
  • Il permet de prendre dans un laps de temps très court les mesures nécessaires (isolement, engagement du contact-tracing, etc.).

Les résultats

Il n’est désormais plus obligatoire de réaliser un test PCR pour confirmer un test antigénique positif. En revanche, un test PCR reste nécessaire après un autotest positif.

En cas de résultat négatif à un test antigénique pour les personnes de plus de 65 ans qui ont des symptômes, ou pour les personnes présentant des facteurs de risque de développer une forme grave, une confirmation du test antigénique par RT-PCR est nécessaire.

Le résultat d’un test antigénique positif réalisé par un professionnel de santé est un justificatif de prise en charge pour les tests RT-PCR de confirmation. Ceci est également valable pour les autotests positifs réalisés sous la supervision d’un professionnel de santé.

Les tests RT-PCR et les tests antigéniques (dont les autotests sous la supervision de professionnels) continuent à être reconnus comme preuve pour l’obtention d’un « pass sanitaire » dans la limite de leur durée de validité, soit 24h. Il est à noter que les autotests réalisés sous la supervision d’un professionnel de santé ne sont pas reconnus dans le cadre des passages de frontières entre pays, au sein de l’UE notamment.

> Consultez la foire aux questions dédiée : https://solidarites-sante.gouv.fr/soins-et-maladies/maladies/maladies-infectieuses/coronavirus/tout-savoir-sur-la-covid-19/autotests-covid-19

ALERTER

Face à l’accélération de l’épidémie, nous devons mobiliser tous les outils à notre disposition. Casser les chaînes de transmission du Covid-19 est plus que jamais indispensable.

Dans ce contexte, l’application TousAntiCovid, lancée par le Gouvernement le 22 octobre 2020, vise à faciliter l’information des personnes qui ont été en contact avec une personne testée positive à la Covid-19 et à accélérer leur prise en charge, en addition de l’action des médecins et de l’Assurance maladie.

En cela, TousAntiCovid complète l’arsenal des mesures barrières déjà existantes face au Covid-19. Son usage s’avère particulièrement utile dans des lieux ou la concentration de personnes rend le respect de la distanciation sociale difficile à mettre en œuvre.

Le fonctionnement de TousAntiCovid

TousAntiCovid est une application dite de contact tracing, au même titre que celles présentes dans les différents pays européens.

Elle utilise le signal Bluetooth d’un téléphone pour détecter un « smartphone » à proximité et ainsi établir de manière anonyme que plusieurs personnes se sont croisées. L’application prend en compte les contacts à moins de 2 mètres pendant au moins 5 minutes.

Les autres utilisateurs avec qui la personne malade est restée en contact prolongé durant sa période de contagiosité sont ainsi averties par une notification. La période de contagiosité débute à partir des 48h précédent la date de début des symptômes ou sept jours avant son test positif si la personne est asymptomatique.

PROTÉGER

Afin d’anticiper le risque de déstabilisation de la vie sociale et économique dans le contexte de diffusion très importante du variant Omicron les autorités scientifiques - le Conseil scientifique dans son principe et le Haut Conseil de la Santé Publique pour l’ensemble de ses modalités - ont proposé des évolutions dans la stratégie d’isolement social et professionnel.

Il s’agit concrètement d’avoir le bon équilibre entre la protection nécessaire de la santé publique des Français et la continuité de la vie économique et sociale de la nation.

Depuis le 28 février, la doctrine d’isolement des personnes positives au Covid-19 est simplifiée :

  • Pour les personnes ayant un schéma vaccinal complet, l’isolement est de 7 jours avec la possibilité de réaliser un test antigénique ou RT-PCR pour lever l’isolement à J5. En cas de résultat négatif et en l’absence de signes cliniques d’infection depuis 48h, l’isolement peut être levé. Si le test réalisé à J5 est positif ou en l’absence de réalisation de ce test, l’isolement est de 7 jours au total (pas de nouveau test à réaliser à J7) ;
  • Pour les personnes non vaccinées ou non complètement vaccinées, l’isolement est de 10 jours avec la possibilité de réaliser un test antigénique ou RT-PCR pour lever l’isolement à J7. L’isolement peut être levé si le résultat du test est négatif, et en l’absence de signes cliniques d’infection depuis 48h. Si le test réalisé à J7 est positif, ou en l’absence de réalisation de ce test, l’isolement est de 10 jours au total (pas de nouveau test à réaliser à J10).

Depuis le 21 mars, la conduite à tenir pour les cas contacts est la suivante :

Les personnes contacts à risque, quel que soit leur statut vaccinal, ne doivent plus s’isoler. Elles doivent réaliser un test (TAG, RT-PCR ou autotest) à J+2 de la notification du statut de contact, et appliquer de manière stricte les mesures barrière dont le port du masque. Elles doivent également dans la mesure du possible limiter leurs contacts, en particulier avec les personnes à risque de forme grave, et privilégier le télétravail, si applicable.

Cette évolution de doctrine est possible grâce à la dynamique de la campagne de vaccination en France. Les autorités scientifiques (Haute Autorité de Santé et HCSP) ont préconisé, pour les personnes vaccinées, une évolution de la place des autotests dans le schéma de suivi de l’épidémie.

Concrètement chaque Français vacciné cas contact peut se rendre en pharmacie pour se voir délivrer gratuitement les autotests nécessaires à son suivi (à J2 et J4) dans la foulée de son test antigénique ou PCR. Ces autotests sont pris en charge par l’assurance maladie et donc gratuits pour ces personnes. Ils leur permettront de maintenir ainsi leurs activités sociales et professionnelles.

En complément, mais dans un autre cadre, chaque Français peut acheter en pharmacie ou en grande surface des autotests dits « de confort », pour renforcer la surveillance collective de l’épidémie et protéger ses proches.

Tout savoir sur l'isolement

Évolution des règles d’isolement et de quarantaine

N° vert isolement : 0 800 130 00