Mis à jour le 30 octobre 2020 à 19h00

Informations Coronavirus

POINT DE SITUATION

 
Le 28 octobre 2020, le président de la République a décidé de prendre des mesures pour réduire à leur plus strict minimum les contacts et déplacements sur l’ensemble du territoire en établissant un confinement du 30 octobre au 1er décembre minimum.

Les déplacements sont interdits sauf dans les cas suivants et sur attestation uniquement pour :
 
  • Les déplacements entre le domicile et le lieu d'exercice de l'activité professionnelle ou les universités (ou établissements d’enseignement supérieur) pour les étudiants ou les centres de formation pour adultes et les déplacements professionnels ne pouvant être différés
  • Les déplacements pour effectuer des achats de fournitures nécessaires à l'activité professionnelle, des achats de première nécessité dans des établissements dont les activités demeurent autorisées (liste sur gouvernement.fr) et les livraisons à domicile;
  • Les consultations et soins ne pouvant être assurés à distance et ne pouvant être différés et l’achat de médicaments ;
  • Les déplacements pour motif familial impérieux, pour l'assistance aux personnes vulnérables et précaires ou la garde d'enfants ;
  • Les déplacements des personnes en situation de handicap et leur accompagnant ;
  • Les déplacements brefs, dans la limite d'une heure quotidienne et dans un rayon maximal d'un kilomètre autour du domicile, liés soit à l'activité physique individuelle des personnes, à l'exclusion de toute pratique sportive collective et de toute proximité avec d'autres personnes, soit à la promenade avec les seules personnes regroupées dans un même domicile, soit aux besoins des animaux de compagnie ;
  • Les convocations judiciaires ou administratives et rendez-vous dans un service public ;
  • La participation à des missions d'intérêt général sur demande de l'autorité administrative.

Des attestations permanentes sont en ligne pour les déplacements domicile travail et pour amener les enfants à l’école. Pour les autres motifs les attestations individuelles seront à remplir à chaque déplacement.

Une amende forfaitaire de 135 € sera appliquée en cas de non-respect du confinement.
 

Adapter son quotidien

Informations sur les mesures nationales

Le 28 octobre 2020, le président de la République a décidé de prendre des mesures pour réduire à leur plus strict minimum les contacts et déplacements sur l’ensemble du territoire métropolitain et en Martinique, en établissant un confinement du 30 octobre au 1er décembre minimum. Le Gouvernement en a précisé les contours le 29 octobre 2020.

Les attestations de déplacements sont en ligne.

Education :

Les crèches, écoles, collèges et lycées restent ouverts avec un protocole sanitaire renforcé dont le port du masque obligatoire dès l’âge de 6 ans.

La prise en charge périscolaire (garderie, centres aérés) est également maintenue tout comme les structures d’accueil spécialisées pour les enfants en difficulté physique ou psychique notamment les instituts médico-éducatifs.

Les formations et concours font aussi l’objet de dérogation.

Concernant l’enseignement supérieur, l’ensemble des cours magistraux et travaux dirigés sont désormais en distanciel sauf exception pour certains travaux pratiques. L’accès aux bibliothèques universitaires est possible mais uniquement sur rendez-vous. Les restaurants universitaires ne pourront que faire de la vente à emporter.

Personne âgées :

Afin de lutter contre la solitude des ainés les visites en EHPAD et en maison de retraite sont autorisées pendant le confinement dans le strict respect des mesures barrières.

Travail :

Le télétravail est obligatoire à 100 % partout où il est possible.

Cependant, contrairement au confinement de mars le secteur du bâtiment et des travaux publics ainsi que les usines et les exploitations agricoles peuvent poursuivre leur activité.

Les bureaux de poste et les guichets de service publics restent également ouverts.

Commerces et établissements recevant du public (ERP) :

Les commerces et établissements recevant du public (ERP) non essentiels seront fermés pendant le confinement. L’ensemble des secteurs faisant l’objet de fermetures administratives bénéficieront d’aide allant jusqu’à 10 000 euros via le fonds de solidarité. La cellule de continuité économique a été réactivée, le dispositif d’activité partielle est étendu jusqu’au 31 décembre 2020 et les prêts garantis par l’Etat sont prolongés jusqu’au 30 juin 2021. Des dispositifs de prise en charge des loyers pour les PME seront prochainement présentés.

En miroir, contrairement au mois de mars un certain nombre d’activités sont maintenues en particulier les services publics, notamment de guichet, les commerces de gros, les marchés alimentaires et évidemment les laboratoires d’analyse. Les parcs, jardins, plages et plans d’eau restent également accessibles.

Lieux de culte :

Les lieux de culte resteront ouverts pour les cérémonies funéraires dans la limite de 30 personnes et pour les mariages avec un maximum de 6 personnes.

Les cimetières ne fermeront pas pendant le confinement.

Déplacements internationaux :

Si les frontières avec l’Union Européenne restent ouvertes, sauf exception les frontières extérieures sont fermées. Les Français de l’étrangers restent bien sûr libres de regagner le territoire national.

Un test négatif de moins de 72h est obligatoire pour entrer sur le territoire. Par ailleurs dans les ports et les aéroports des tests rapides seront déployés pour toutes les arrivées.

Luttons ensemble contre la Covid-19

  • Se laver régulièrement les mains ou utiliser une solution hydro-alcoolique
  • Tousser ou éternuer dans son coude ou dans son mouchoir
  • Se moucher dans un mouchoir à usage unique puis le jeter
  • Porter un masque quand la distance d’un mètre ne peut pas être respectée et partout où cela est obligatoire
  • Respecter une distance d’au moins un mètre avec les autres
  • chiffre 6
    Limiter au maximum ses contacts sociaux (6 maximum)
  • Éviter de se toucher le visage
  • fenêtre
    Aérer les pièces 10 minutes, trois fois par jour
  • Saluer sans serrer la main et arrêter les embrassades
  • application mobile
    Utiliser les outils numériques (TousAntiCovid)

Questions / Réponses

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Sur le confinement

Pour combien de temps ces mesures sont-elles prises ?

Ces mesures entreront en vigueur le vendredi 30 octobre à 00h00 et seront appliquées à minima jusqu’au 1er décembre.

Pourquoi ces mesures concernent tout le territoire et pas uniquement les zones dans lesquelles le virus circule activement ?

A la différence de la première vague, l’ensemble des régions se trouvent aujourd’hui confrontées à une circulation virale très active.

Pourquoi ne pas attendre que les mesures de couvre-feu démontrent leur efficacité, notamment dans les zones qui ont basculé en couvre-feu depuis moins d’une semaine ?

Comme tous nos voisins, nous sommes submergés par l’accélération soudaine de l’épidémie, par un virus qui semble gagner en force à mesure que l’hiver approche, que les températures baissent. Chaque minute compte, nous ne pouvons plus attendre de constater les effets du couvre-feu pour accélérer les mesures de freinage.

Les mesures de confinement s’appliqueront-elles à l’ensemble du territoire national ?

Les mesures de confinement s’appliqueront à toute la métropole et à la Martinique. Les autres départements et territoires d’outre-mer ne seront pas soumis à ce confinement, compte tenu de la circulation virale moins active sur ces territoires

Comment allez-vous protéger les plus fragiles, notamment les SDF ?

Le Gouvernement accorde un soin particulier aux plus fragiles. Leurs difficultés sont décuplées dans la période. Et c’est pourquoi ils bénéficieront d’un soutien financier spécifique, le même que celui qui avait été versé en mai dernier. L’Etat poursuivra également, aussi longtemps que nécessaire, son effort historique pour l’hébergement des personnes sans-abri (en plus des 30 000 places ouvertes lors du précédent confinement, la campagne hivernale a démarré cette année le 18 octobre au lieu du 1er novembre et permettra d’ouvrir plus de 14 000 places d’hébergement).
La France fera tout son possible pour offrir un toit à chacun.

Doit-on décaler les élections régionales de mars 2021 ?

Le Premier Ministre a missionné le 22 octobre le Pr. Jean-Louis Debré, ancien président du Conseil constitutionnel, afin de faire des propositions sur le sujet des élections régionales en concertation avec l’ensemble des acteurs.

Exceptions aux règles/ Dérogations

Pour quel motif je peux sortir ?

Durant le confinement, il demeure possible de se déplacer pour des raisons professionnelles.

Les professionnels devront être munis du justificatif de déplacement professionnel permanent, rempli par leur employeur.

Par ailleurs, il demeure également possible de se déplacer, muni de l’attestation de déplacement dérogatoire téléchargeable sur le site du ministère de l’Intérieur, pour des raisons de santé, d’achats de première nécessité, pour l’assistance aux personnes vulnérables, pour se rendre dans un service public, pour pratiquer une activité physique, pour les besoins des animaux de compagnie, ou encore, pour un motif familial impérieux ou pour la garde d’enfants

Qu’est-ce qu’un motif familial impérieux ?

Un motif familial impérieux correspond à une situation manifestement nourrie d’urgence ou de gravité qui nécessite de se déplacer sans délai pour y répondre. Il peut s’agir par exemple du décès ou d’une maladie grave d’un parent proche ou d’une obligation de déménagement familial pour raisons professionnelles. La preuve du motif familial impérieux doit être apportée par tout document, en format papier ou numérique, qui permet de justifier la situation invoquée.

Puis-je changer de lieu de confinement ?

Non, votre lieu de confinement ne doit pas changer. Des exceptions sont toutefois autorisées dans certaines situations particulières où il est impératif de rejoindre sa résidence principale (fin d'une location, protection de personnes vulnérables ou d'animaux, garde d’enfants etc.). Vous devez alors vous munir de votre attestation de déplacement dérogatoire ainsi que de votre pièce d'identité. Les retours de vacances de la Toussaint ainsi que les retours de colonies de vacances seront tolérés le week-end du 31 octobre.

Quel type de commerce va pouvoir rester ouvert ?

Seuls les commerces de produits de première nécessité sont autorisés à ouvrir jusqu’à 21 heures Les autres commerces et établissements doivent fermer leurs portes, mais peuvent poursuivre leurs activités de commandes et de livraisons, notamment n mettant en place le « click and collect » jusqu’à 21 heures également.

Par dérogation, restent ouverts :
 
  • Entretien, réparation et contrôle technique de véhicules automobiles, de véhicules, engins et matériels agricoles
  • Commerce d'équipements automobiles
  •  Commerce et réparation de motocycles et cycles
  • Fourniture nécessaire aux exploitations agricoles
  • Commerce de détail de produits surgelés
  • Commerce d'alimentation générale
  • Supérettes
  • Supermarchés
  • Magasins multi-commerces
  • Hypermarchés
  • Commerce de détail de fruits et légumes en magasin spécialisé
  • Commerce de détail de viandes et de produits à base de viande en magasin spécialisé
  • Commerce de détail de poissons, crustacés et mollusques en magasin spécialisé
  • Commerce de détail de pain, pâtisserie et confiserie en magasin spécialisé
  • Commerce de détail de boissons en magasin spécialisé
  • Autres commerces de détail alimentaires en magasin spécialisé
  • Les distributions alimentaires assurées par des associations caritatives
  • Commerce de détail de carburants et combustibles en magasin spécialisé, boutiques associées à ces commerces pour la vente de denrées alimentaires à emporter, hors produits alcoolisés, et équipements sanitaires ouverts aux usagers de la route
  • Commerce de détail d'équipements de l'information et de la communication en magasin spécialisé
  • Commerce de détail d'ordinateurs, d'unités périphériques et de logiciels en magasin spécialisé
  • Commerce de détail de matériels de télécommunication en magasin spécialisé
  • Commerce de détail de matériaux de construction, quincaillerie, peintures et verres en magasin spécialisé
  • Commerce de détail de textiles en magasin spécialisé
  • Commerce de détail de journaux et papeterie en magasin spécialisé
  • Commerce de détail de produits pharmaceutiques en magasin spécialisé
  • Commerce de détail d'articles médicaux et orthopédiques en magasin spécialisé
  • Commerce de détail d’optique
  • Commerce de détail d'aliments et fournitures pour les animaux de compagnie
  • Commerce de détail alimentaire sur éventaires lorsqu’ils sont installés sur un marché
  • Commerce de détail de produits à base de tabac, cigarettes électroniques, matériels et dispositifs de vapotage en magasins spécialisés
  • Vente par automates et autres commerces de détail hors magasin, éventaires ou marchés n.c.a.
  • Hôtels et hébergement similaire
  • Hébergement touristique et autre hébergement de courte durée lorsqu'il constitue pour les personnes qui y vivent un domicile régulier
  • Terrains de camping et parcs pour caravanes lorsqu'ils constituent pour les personnes qui y vivent un domicile régulier
  • Location et location-bail de véhicules automobiles
  • Location et location-bail d'autres machines, équipements et biens
  • Location et location-bail de machines et équipements agricoles
  • Location et location-bail de machines et équipements pour la construction
  • Activités des agences de placement de main-d'oeuvre
  • Activités des agences de travail temporaire
  • Réparation d'ordinateurs et de biens personnels et domestiques
  • Réparation d'ordinateurs et d'équipements de communication
  • Réparation d'ordinateurs et d'équipements périphériques
  • Réparation d'équipements de communication
  • Blanchisserie-teinturerie
  • Blanchisserie-teinturerie de gros
  • Blanchisserie-teinturerie de détail
  • Services funéraires
  • Activités financières et d'assurance
  • Commerce de gros

Les services publics vont-ils pouvoir rester ouverts ?

Oui les services publics de guichet resteront ouverts, éventuellement avec des horaires aménagés.

Les bars et restaurants seront-ils ouverts la journée ?

Les bars et restaurants seront fermés sauf pour leur activité de livraison et de vente à emporter.

Les restaurants pourront-ils livrer à domicile ?

Oui les restaurants pourront effectuer des livraisons à domicile.

Quelles sont les dérogations pour l’ouverture des pharmacies, boulangerie, alimentation, tabac, commerces de première nécessité ?

Des dérogations seront prévues pour les pharmacies, les besoins médicaux urgents et les commerces de premières nécessités.

Qu’en est-il des nourrices ou baby sitters qui gardent des enfants dont les parents ont des dérogations pour leur travail ?

Des dérogations seront en effet prévues à cet effet mais nécessiteront une attestation de l’employeur.

Les services à domiciles (ménage, coiffure…) sont-ils toujours autorisés ?

Les services à domicile demeurent autorisés, mais leur recours doit être reporté autant que possible. Ils doivent être réalisés en respectant les gestes barrières.

S’occuper d’un proche malade, vulnérable, est-ce que c’est une exception ? Qu’en est-il des gardes alternées pour les parents divorcés ?

Oui, ces deux situations constituent des exceptions au confinement justifiées par un motif familial impérieux.

Est-ce que je peux faire du sport ?

Oui. Les sorties indispensables à l’équilibre de chacun, le sport et l’activité physique individuels dans les espaces ouverts, sont autorisés dans un rayon d’un kilomètre autour du domicile et pour une durée maximale d’une heure, dans le respect des gestes barrières et en évitant tout rassemblement. Une seule attestation de déplacement dérogatoire suffit pour un adulte avec des enfants. Les activités physiques en groupe ou les pique-niques entre amis sont interdits.

Puis-je sortir mon animal de compagnie ? ?

Oui, en cas de nécessité dans la limite d’une heure quotidienne et dans un rayon maximal d’un kilomètre autour du domicile.

Quelles interventions urgentes sont autorisées : un serrurier, un électricien, un livreur… ?

Les déplacements d’urgence des professionnels sont autorisés tout en respectant les gestes barrières entre le professionnel et le client.

Quid des cérémonies mémorielles ? Des visites guidées ? Des marchés ? Les urgences vétérinaires ? Les déménagements ?

  • Les cérémonies commémoratives demeureront possibles, avec une limitation stricte du nombre de participants et dans le respect d’un protocole sanitaire (port du masque, distanciation physique…)
  • Les marchés alimentaires peuvent continuer à accueillir du public, dans le respect d’un protocole sanitaire strict et avec une organisation permettant d’empêcher les regroupements de plus de 6 personnes au sein du marché, dans la limite de 4m² par personne. Les préfets peuvent, en accord avec les maires, décider de la fermeture de ces marchés si les règles sanitaires ne sont pas respectées.
  • Les déplacements pour urgences vétérinaires seront possibles mais il sera nécessaire de renseigner l’attestation dérogatoire.
  • Les déménageurs professionnels pourront continuer à travailler Un déménagement fait par des particuliers sera possible sur justificatif (motif professionnel, motif familial impérieux) mais il ne pourra être fait appel à des amis ou de la famille pour organiser le déplacement.
  • Les visites guidées ne seront plus autorisées.

Les contrôles

Comment va s’organiser le contrôle de ces mesures ?

Les contrôles seront assurés par les 250 000 policiers et gendarmes répartis sur l’ensemble du territoire national. Autant que de besoin, à la demande des préfets, des effectifs supplémentaires de forces mobiles seront déployés pour appuyer les forces locales dans cette mission spécifique.

Les 24 000 policiers municipaux répartis dans 8000 communes viendront appuyer l’action des forces de l’ordre

Quelles seront les sanctions pour les particuliers qui ne respecteraient pas les règles prévues par le décret ?

Pour les particuliers, le montant de l’amende s’élève à 135€ pour une première infraction et peut monter jusqu’à 3750€ en cas de non-respect répété du confinement.

Y aura-t-il une nouvelle attestation ?

Deux modèles d’attestation permanente vont être mises en ligne pour deux motifs de déplacement :
 
  • Une attestation à remplir par l’employeur pour justifier de la nécessité de se déplacer en période de confinement pour certains employés ;
  • Une attestation à remplir par les directeurs d’écoles et établissements scolaires pour aller chercher les enfants à l’école.
Pour tous les autres motifs de déplacement (achats de première nécessité, consultation de soins…), il sera nécessaire de télécharger une attestation à usage unique. Ces attestations sont téléchargeables en ligne et sur les smartphones, sur le même modèle que la version précédente. Les attestations manuscrites sur papier libre sont elles aussi valables. En complément de cette attestation, il est demandé de se munir d’un titre d’identité. Ces attestations doivent être datées et signées.

En tant qu’employeur, quels sont les motifs d’octroi d’une attestation pour aller travailler en présentiel ?

Des attestations pourront être délivrées par l’employeur pour assurer les déplacements de ses employés entre leur domicile et leur lieu de l’activité professionnelle, durant le confinement, dès lors que l’activité ne peut pas s’exercer en télétravail.
 

Qui doit remplir ce justificatif de déplacement professionnel ?

Il existe deux cas de figure :
 
  • soit la personne dispose d’un employeur (salarié, fonctionnaire…) : c’est l’employeur qui doit remplir le justificatif de déplacement professionnel, qui est valable pour toute la durée de validité qu’il mentionne ;
  • soit la personne n’a pas d’employeur (profession libérale, autoentrepreneur, agriculteur…), elle doit renseigner l’attestation permanente en ayant pour justificatif une attestation de l’URSSAF ou si cela n’est pas possible, elle devra renseigner l’attestation de déplacement dérogatoire en cochant la case « déplacements professionnels ».

Les mineurs devront-ils se munir d’une attestation pour se déplacer seuls ? Si oui, à partir de quel âge ?

Les mineurs qui se déplacent seuls devront également se munir d’une attestation.

Pour mon masque

Pourquoi a-t-il été décidé d’imposer le port du masque dans les lieux publics ?

Conformément au décret n° 2020-884 du 17 juillet 2020, le port du masque est devenu obligatoire dans les lieux clos accueillant du public.

Par ailleurs, le décret n°2020-944 du 30 juillet 2020 prévoit la possibilité pour les préfets, quand la situation épidémique locale le nécessite, d’étendre l’obligation du port du masque à tous les lieux pertinents, c’est-à-dire aussi l’espace public

Il s’agit d’une mesure de protection essentielle, notamment en milieu fermé ou lorsqu’il y a une forte densité de population (marché, rue fréquentée…). En complément des gestes barrière (lavage des mains, distanciation physique), c’est le masque qui filtre les gouttelettes issues des éternuements, de la toux, voire d’une discussion prolongée.

Considère-t-on désormais que le virus se transmet dans l’air ?

Le 6 juillet 2020, 239 scientifiques, issus de 32 pays différents, ont écrit une lettre à l'OMS, au sujet de la transmission dans l’air du virus.
Ils ont notamment remarqué que les contaminations avaient lieu fréquemment en milieu clos, particulièrement en cas de brassage d'air, et même en l'absence de projection directe de gouttelettes. S’il semble que cette voie de transmission existe, il est encore impossible de parler de voie de transmission dominante par rapport aux gouttelettes ou aux mains souillées.
 

Pour ma santé

Quelles mesures prenez-vous pour les visites dans les EHPAD ? N’y a-t-il pas un risque d’isolement pour les plus vulnérables ? Au regard de l’évolution de l’épidémie, ne doit-on pas interdire les visites dans les EPHAD pour protéger les plus vulnérables ?

La circulation épidémique commande la plus grande prudence pour les EHPAD, tout en veillant à éviter l’isolement des plus vulnérables.

C’est pourquoi le Gouvernement a décidé de ne pas suspendre les visites, sauf temporairement, dans les cas où le virus se met à circuler dans l’établissement.

A la place, le Gouvernement a émis, pour tout le territoire, des recommandations qui fonctionnent :
 
  • d’abord, un respect absolu des gestes barrières. Le port du masque pendant toute la visite n’est pas une option, même si l’on doit parfois parler plus fort pour se faire entendre. Et au moindre doute, au moindre symptôme, on évite de rendre visite à son proche ;
  • les visites se font dans un cadre régulé, sur rendez-vous, sur des plages suffisamment larges pour que les proches qui travaillent puissent venir. Elles se font dans un espace dédié, et dans les chambres si la situation l’impose, avec accord de la direction ;
  • les activités collectives sont maintenues si elles sont compatibles avec les gestes barrières et les familles sont informées de toute nouvelle mesure prise.

Doit-on déprogrammer toutes les activités hors COVID ? Quel impact sur la santé des français ?

Au regard de la pression épidémique dans plusieurs régions, des déprogrammations de soins non urgents ont d’ores et déjà été mises en œuvre dans les hôpitaux. L’objectif est d’éviter de devoir les systématiser, tout en gardant une capacité de réponse aux besoins des patients COVID.

Ces décisions se prennent hôpital par hôpital, sous la coordination des ARS.

J’ai des symptômes qui me font penser à la Covid-19, que dois-je faire?

Les symptômes de la Covid-19 sont les difficultés respiratoires, la toux, la fièvre, les maux de tête ou de gorge, les courbatures ou encore la perte de goût ou d’odorat. Si je présente un ou plusieurs symptômes :
 
  • j’appelle immédiatement un médecin et je le consulte au plus vite (téléconsultation ou consultation physique) pour un examen de mon état de santé et prescription éventuellement d’un test virologique (RT-PCR). En cas de difficulté à entrer en contact avec un médecin, je peux m’adresser à ma pharmacie ou à mon laboratoire d'analyses pour connaître la liste des médecins pouvant m’accueillir près de chez moi, ou composer le numéro 15 afin qu’il organise la prescription ;
  • j'identifie le centre de dépistage le plus proche de chez moi sur le site sante.fr ou sur le site Internet de mon Agence régionale de santé, et je le contacte pour prendre rendez-vous ;
  • je vais au centre de dépistage avec ma carte d'identité, ma Carte Vitale et mon ordonnance pour faire le prélèvement ;
  • je rentre chez moi et je reste confiné en attendant les résultats du test ;
  • je suis informé des résultats 24 à 36 heures plus tard.

Pendant toute cette période, je reste chez moi, j’évite les contacts et si les symptômes s’aggravent ou si j’ai des difficultés respiratoires, j’appelle le SAMU en composant le 15.

J'ai été identifié comme "cas contact" par un médecin généraliste ou par l'assurance maladie. Que dois-je faire ?

  • je contacte un centre de dépistage (liste disponible sur le site sante.fr) pour prendre rendez-vous. Le test doit avoir lieu immédiatement si vous vivez dans le même foyer que la personne contaminée ou en observant un délai de 7 jours après votre dernier contact avec cette personne, si vous ne vivez pas avec elle ;
  • je me rends au centre de dépistage avec ma carte d'identité, ma Carte Vitale et mon ordonnance pour faire le prélèvement ;
  • je rentre chez moi et je reste confiné en attendant les résultats du test ;
  • je suis en général informé des résultats 24 à 36 heures plus tard.
Pendant toute cette période, je respecte les consignes d’isolement à domicile :
 
  • si plusieurs personnes vivent à mon domicile, je dois respecter les mesures barrière, notamment me laver très régulièrement les mains et porter obligatoirement un masque chirurgical en présence d’un tiers (des masques chirurgicaux m’ont été prescrits pour une durée de 7 jours, je dois les retirer ou les faire retirer en pharmacie) ;
  • je ne sors pas de mon domicile ;
  • je surveille ma température 2 fois par jour ;
  • je surveille l’apparition éventuelle de symptômes (difficultés respiratoires, toux, fièvre, maux de tête ou de gorge, fatigue, courbatures, perte de goût ou d’odorat) ;
  • j’adopte le télétravail. Un arrêt de travail est délivré aux personnes qui ne peuvent pas y avoir recours.
Si j’ai des symptômes, j’appelle mon médecin immédiatement et je le consulte au plus vite (téléconsultation ou consultation physique) pour un examen de mon état de santé et prescription éventuellement d’un test virologique (RT-PCR). En cas de difficulté à entrer en contact avec un médecin, je peux m’adresser à ma pharmacie ou à mon laboratoire d'analyses pour connaître la liste des médecins pouvant m’accueillir près de chez moi, ou composer le numéro 15 afin qu’il organise la prescription.

Puis-je me faire tester sans avoir de symptômes, ni sans être cas contact?

Oui, je peux bénéficier d’un dépistage sans prescription médicale, sans même présenter de symptômes. Il est intégralement pris en charge par l'assurance maladie. J'identifie le centre de dépistage le plus proche de chez moi sur le site sante.fr ou sur le site Internet de mon Agence régionale de santé, et de préférence j’y vais sur rendez-vous. Ce test est pris en charge par la Sécurité sociale. Néanmoins, sont testés de manière prioritaire les personnes présentant des symptômes, les cas-contacts et les personnels soignants ou assimilés.

Pendant combien de temps les personnes qui n’ont pas de symptômes sont-elles contagieuses ?

Il n’existe pas d’étude permettant de savoir combien de temps une personne asymptomatique est contagieuse. On estime aujourd’hui que ces personnes sont faiblement contagieuses parce que la transmission du virus se fait par des gouttelettes respiratoires expulsées. Les personnes qui n’ont pas de symptômes ne toussent pas, donc elles expulsent moins ces gouttelettes. Pour ces personnes, la transmission se fait donc surtout par les mains portées à la bouche ou les embrassades. C’est pourquoi le respect des mesures barrières et des règles de distanciation physique est indispensable afin de se protéger et de protéger les autres.

Les malades qui guérissent sont-ils immunisés ?

Il ne faut pas confondre guérison et immunité. En effet, il est possible d’être guéri d’une maladie sans être immunisé contre le virus. Dans le cas de la Covid-19, les scientifiques ne savent pas encore si le fait d’avoir été infecté une première fois protège contre une deuxième infection. Un premier cas de nouvelle infection aurait été récemment identifié en Asie.

Je suis une personne âgée, quelles précautions dois-je prendre ?

En tant que personne âgée, je suis à risque de développer une forme grave ou des complications suite à une infection du COVID 19. Pour me protéger :
 
  • je respecte strictement les mesures barrières ;
  • je réduis mes sorties et mes déplacements au strict minimum ;
  • si j’ai des symptômes de la maladie (toux, fièvre, maux de tête ou de gorge, courbature, fatigue, perte de goût ou d’odorat), je contacte mon médecin généraliste. Si j’ai des difficultés respiratoires ou si je fais un malaise, je téléphone au SAMU en composant le 15.

À noter : les personnes les plus âgées sont les plus à risque de développer des formes graves de COVID-19. Elles sont plus fragiles pour plusieurs raisons :
 
  • avec l’âge, le système immunitaire - qui protège contre les virus - est moins efficace ;
  • les personnes âgées ont souvent d’autres pathologies, notamment des insuffisances d’organe (hypertension artérielle, insuffisance rénale…) qui les rendent moins résistantes à une agression extérieure comme un virus.

Les personnes en surpoids sont-elles des personnes à risque ?

Les premières observations semblent l’indiquer.
 
  • les premières données sur les patients hospitalisés en réanimation semblent montrer une surreprésentation de patients en surpoids et obèses, suggérant que ces deux populations sont à risque ;
  • des études sont en cours afin de savoir s’il s’agit de facteurs de risques indépendants, ou si cette surreprésentation est surtout liée au fort pourcentage d’autres maladies parmi les gens en surpoids ou obèses ;
  • le Haut Conseil de la Santé Publique a considéré dans son avis du 20 avril les patients avec une obésité morbide (IMC > 30) comme sujets à risque.
En savoir plus : le surpoids correspond à un indice de masse corporel (IMC) calculé entre 25 et 30. L’obésité correspond à un IMC supérieur à 30. Pour calculer son IMC, il suffit d’entrer son poids et sa taille dans le calculateur d’ameli.fr.

Le virus laisse-t-il des séquelles après guérison ?

  • la grande majorité des patients atteints de la Covid-19 guérissent sans séquelles ;
  • chez les patients atteints de formes graves, la prise en charge hospitalière adaptée permet de réduire le risque de séquelles ;
  • chez les patients guéris après un passage en réanimation, il est possible d’avoir des troubles ventilatoires persistants après l’infection Ces séquelles ne semblent toutefois pas liées au virus lui-même mais à la ventilation assistée lors du passage en réanimation ;
  • enfin, certains cas de séquelles de longue durée (maux de tête, fatigue chronique, douleurs) sont recensés.

Quels produits utiliser pour lutter contre le COVID-19 ?

Pour se laver les mains :
 
  • l’eau et le savon doivent être privilégiés. Un lavage efficace doit durer 30 secondes, en couvrant l’ensemble des surfaces des 2 mains ;
  • en cas d’absence de point d’eau, il est possible d’utiliser du gel hydro alcoolique , en frictionnant l’ensemble des surfaces des 2 mains jusqu’à ce que la solution soit sèche.

Pour désinfecter les surfaces souillées :
 
  • l’ANSM recommande les produits avec la norme NF EN 14476 ;
  • les produits à base d’alcool (alcool ménager avec 70% d’éthanol ou alcool à brûler à 90-95% d’éthanol) sont également efficaces ;
  • l’eau de Javel > 0.05% constitue également une alternative efficace si on ne dispose pas de tels produits ;
  • l’utilisation de vinaigre ou d’huiles essentielles n’est pas recommandée car ils ne sont pas efficaces contre le coronavirus.

Le coronavirus peut-il se transmettre dans l’eau ? Peut-on se baigner sans risque ?

Il n’y a à ce jour aucun cas recensé de transmission du coronavirus par l’eau lors d’une baignade. Dans les piscines ou les spas en particulier, le traitement habituel de l’eau (au chlore ou au brome) permet d'éliminer le virus.

Il convient quand même de rester prudent si on se trouve en contact avec d’autres individus lors de baignades,  l’activité physique augmentant le risque de transmission à cause d’une exposition augmentée aux gouttelettes. Le risque est également augmenté par l’impossibilité de porter un masque de protection dans ces environnements.

Pour rappel :
  • il n’y a aucun risque de contamination au coronavirus par le biais de l’eau courante ;
  • le COVID-19 se transmet par les gouttelettes respiratoires et parfois par aérosols lors d’une discussion, d’une toux ou d’un éternuement sans mesures de protection, et lors du contact avec des mains non lavées ou des surfaces souillées par ces gouttelettes.

Assiste-t-on à une seconde vague ?

La seconde vague est bien là. Comme rappelé par le Président de la République et le Premier ministre :
 
  • le confinement doit être strictement respecté
  • les comportements barrières doivent être plus que jamais respectés ;
  • le port du masque est obligatoire dans les lieux publics et recommandé lorsque la distance physique minimale d’un mètre ne peut pas être respectée dans les lieux privés ; ;
  • les personnes à risque de développer une forme sévère de la maladie doivent être encore plus prudentes, se protéger et éviter tout contact non indispensable. Ce sont les personnes ayant plus de 65 ans ou atteintes d’une pathologie chronique (maladie cardiovasculaire, diabète, obésité, pathologie respiratoire chronique, cancer évolutif sous traitement), présentant une immunodépression et les femmes enceintes au cours du troisième trimestre de grossesse ;
  • pour les jeunes, souvent asymptomatiques : s’ils ont des doutes ou ont été en contact avec des personnes contaminées, ils doivent effectuer les gestes barrière avec encore davantage de rigueur et éviter de côtoyer les personnes fragiles de leur entourage afin de les préserver.
  • les personnes présentant des symptômes, les cas-contacts et les personnels soignants ou assimilés doivent être testés de manière prioritaire.

Le virus peut-il encore muter ?

On ne sait pas : ce virus est nouveau, nous ne disposons pas d’assez de recul.
 
Ce que l’on peut dire à ce jour, et sans présumer de l’avenir, c’est qu’il ne semble pas muter rapidement.

Qu’est ce qu’un cluster ? Que faire si j'habite dans l'un d'entre eux ?

Si vous habitez dans ou à proximité d’un cluster, soyez particulièrement vigilant sur la présence d’éventuels symptômes (fièvre, toux, nez qui coule, perte de goût ou d’odorat…) et respectez d’autant plus les gestes barrière : distanciation physique, hygiène des mains, port du masque.

Un cluster est un foyer de contagion que l’on identifie lorsqu’on recense un certain nombre de nouveaux cas de Covid-19. Leur localisation et leur nombre évolue quotidiennement, ils sont suivis par les Agences régionales de santé.

Concrètement, lorsqu’un cluster est repéré par les autorités de santé, les cas contacts des personnes contaminées sont identifiés, testés et invités à s’isoler, même préventivement. En cas de doute, une politique de tests plus large peut être menée sur un quartier.

Vous êtes informé soit par un fonctionnaire de l’Assurance-maladie, soit par votre médecin-traitant si vous êtes un cas contact. Avoir téléchargé l’application Stop-Covid permet encore plus facilement de vous identifier. Et une information plus large est menée au niveau du quartier si une politique générale de tests est menée.

Connaît-on tous les symptômes du virus ?

 On en connaît les principaux :
 
  • fièvre ou sensation de fièvre (frissons, chaud-froid) ;
  • toux ;
  • maux de tête, courbatures ;
  • fatigue inhabituelle ;
  • perte brutale de l’odorat  ou du goût ;
  • diarrhée ;
  • dans les formes les plus graves : difficultés respiratoires.
 
D’autres symptômes sont à l’étude, comme par exemple des symptômes dermatologiques (de la peau).

Ce virus est nouveau et la liste des symptômes fait l’objet d’une actualisation régulière en fonction des observations effectuées par les soignants.

Peut-on être contaminé par l'air qui circule par la climatisation ?

La climatisation retarde la dissipation du virus à l’intérieur d’un bâtiment parce qu’elle s’effectue fenêtres fermées et brasse l’air de celui-ci. On n’a en revanche pas à ce jour observé de contamination directe par le système de climatisation lui-même.

Pour mémoire, le virus se transmet par les gouttelettes (transpiration, postillons…) émises par une personne malade et par le contact avec des surfaces souillées (poignées de porte, objets, tables…). Il se disperse plus vite en extérieur ou lorsqu’on aère l’intérieur des bâtiments.

La chaleur est-elle un facteur de contamination ?

Ce virus est résistant et ne semble pas sensible au climat.
Il semble endémique, c’est-à-dire présent en permanence, sans variation saisonnière : il a débuté en hiver dans l’hémisphère Nord et est toujours présent en été, y compris dans les pays chauds.

Le remdesivir est-il un traitement fiable ?

Le remdesivir a démontré qu’il permettait de réduire le temps de séjour des malades d’une moyenne de 11 jours à une moyenne de 8 jours.
Il n’a pas montré d’autre effet bénéfique pour l’instant, notamment sur la mortalité.

Quand les tests antigéniques seront-ils disponibles ?

Les autorités sanitaires ont souhaité engager toutes les options permettant d’élargir l’arsenal de tests.

Des tests antigéniques seront déployés très rapidement, à la suite des recommandations rendues par la Haute Autorité de Santé le 9 octobre.

Plus de 5 millions de tests ont d’ores et déjà été commandés et mis à disposition des établissements de santé et des ARS.

Pour mes déplacements

Quelles mesures pour contenir le probable engorgement des transports aux heures de pointe ?

Le recours plus massif encore au télétravail devrait permettre également de faire baisser le nombre de personnes utilisant les transports en commun.

Qu’en est-il des taxis / VTC ?

Les taxis et VTC pourront continuer leur activité, seuls les clients devront justifier des raisons de leur présence.

J’ai déjà réservé mes billets pour ce weekend. Est-ce que je dois les annuler ? Comment rentrer de vacances dimanche alors que les mesures rentrent en vigueur dès jeudi soir minuit ?

Les déplacements seront interdits, à l’exception des déplacements dérogatoires. Une tolérance durant ce week-end de retour des vacances de la Toussaint sera appliquée pour que chacune et chacun puisse revenir de son lieu de vacances, pour que les familles puissent s’organiser. Des billets qui sortiraient de ce cadre de retour de vacances doivent être annulés.

Pour mes voyages à l’étranger

Va-t-on fermer les frontières alors que de nombreux pays se reconfinent ?

Les frontières intérieures à l'espace européen demeureront ouvertes et sauf exception les frontières extérieures resteront fermées. Bien évidemment, les Français de l’étranger resteront libres de regagner le territoire.

Va-t-on tester les personnes qui entrent sur le territoire ?

Pour les personnes qui arriveraient en France par voie aérienne ou maritime depuis un pays de la « liste rouge », la présentation d’un test réalisé moins de 72 heures à l’avance sera demandée. Pour les personnes qui n’auraient pas pu réaliser ce test, pour des raisons qui doivent être légitimes. Des tests rapides obligatoires seront déployés pour toutes les arrivées.

Le retour en France est-il permis pour les étrangers ?

Nos frontières intérieures à l’espace européen demeureront ouvertes et sauf, exception, les frontières extérieures resteront fermées. De très rares exceptions à cette fermeture des frontières existent (titulaires d’un titre de séjour, professionnels de santé concourant à la lutte contre la Covid-19…) : dans tous les cas, les personnes doivent réaliser un test avant d’entrer sur le territoire national.

Quelles sont les mesures de restrictions mises en place dans les autres pays ?

Des mesures ont été adoptées par beaucoup de pays dans le même but : limiter les grands rassemblements, limiter les contacts sociaux sans masque, restreindre l’accès aux lieux où le virus circule plus fortement.

Les mesures les plus fréquentes sont le port du masque, le dépistage massif, l’isolement (entre 7 et 14 jours), la fermeture anticipée ou totale des ERP, la mise en place d’une d’application de contact-tracing, la limitation de regroupement en extérieur comme intérieur et enfin le déploiement stratégie vaccinale contre la grippe.

Plusieurs pays ont mis en place des confinements généralisés : l’Irlande, le Pays-de-Galles, les Pays-Bas, la République Tchèque.

Des couvre-feux ont été déployés dans de nombreux pays, notamment en Belgique en Espagne, en Italie.

Les pays nordiques ont mis en place les fermetures anticipées des bars et des restaurants.

En Allemagne, un accord conclu le 28 octobre entre l’État fédéral allemand et les Länder sur un mois de reconfinement partiel en Allemagne, à partir du 2 novembre.

Pour les élèves et les étudiants

Les crèches vont-elles être ouvertes ?

Les crèches demeureront ouvertes avec des protocoles sanitaires renforcés.

Idem pour les écoles, collèges et lycées ? Un protocole sanitaire renforcé va-t-il être mis en place dans ces lieux ?

Les écoles, les collèges et les lycées demeureront ouverts avec des protocoles sanitaires renforcés.

Les enfants, dès l’école, vont-ils devoir porter le masque ?

Le port du masque sera obligatoire pour les enfants à partir de 6 ans.

Quid des établissements d’enseignement supérieur ?

Les facultés et établissements d’enseignement supérieur assureront les cours à distance, sauf les travaux pratiques et enseignements professionnels ne pouvant être tenus à distance. Le port du masque reste toujours obligatoire et le brassage entre les différents niveaux devra être évité au maximum.

Les cours seront-ils aussi à distance pour les classes préparatoires et les BTS ?

Les enseignements en BTS et en classes préparatoires étant rattachés aux lycées, ils continueront à se tenir en présentiel. Le port du masque reste toujours obligatoire et le brassage entre les différents niveaux devra être évité au maximum.

Écoles : quelles mesures sont prises ? Pourquoi ne pas prendre les mêmes mesures que dans les universités ?

  • Un protocole sanitaire renforcé, reposant notamment sur le port du masque dès 6 ans, sera mis en place dans les écoles.
  • La dynamique des contaminations dans les écoles et les lycées est bien inférieure à celle des universités. Au 14 octobre, le taux d’incidence et de positivité (10,7%) pour les 15-25 est plus élevé que chez les plus jeunes (8% chez les 0-15ans). Le taux de positivité augmente en outre surtout à partir de 20 ans. L’état actuel des connaissances scientifiques indique que les enfants sont moins susceptibles d’être porteurs et de développer de formes graves de la Covid-19.
  • Par ailleurs, la scolarisation des enfants doit être maintenue. Il est essentiel que chaque enfant puisse garder toute ses chances dans sa scolarité.

Pour mon travail

Puis-je aller travailler ?

Le télétravail doit être la règle dès qu’il est possible.

Si le télétravail n’est pas possible, vous pouvez vous rendre au travail en transports en commun ou par vos moyens personnels. Munissez-vous d’une attestation fournie par votre employeur et de votre carte d’identité.

Vérifiez que votre entreprise assure votre sécurité en adaptant vos conditions de travail. Elle y est obligée.

Envisagez-vous des sanctions pour les entreprises qui refuseraient de faire du télétravail ?

Les employeurs doivent respecter le protocole sanitaire qui précise que le télétravail est la règle pour les activités qui le permettent ; ils fixent les conditions de mise en œuvre de ces règles à leur entreprise dans le cadre du dialogue social de proximité.

Puis-je imposer à mon employeur de télétravailler ?

Les règles du télétravail sont échangées entre les employeurs et les salariés dans le cadre du dialogue social. Il leur appartient de définir ensemble les conditions de mise en œuvre de leur activité.

Pourquoi ne rend-t-on pas le télétravail obligatoire ? L’Italie impose 75 % de télétravail à ses fonctionnaires. Qu’attend la France pour en faire de même ?

Tous les fonctionnaires dont les activités le permettent, devront télétravailler.

Pour les commerces qui pourront rester ouverts (cf, exceptions ci-dessus), leur impose-t-on une heure de fermeture ?

Les commerces devront effectivement fermer à 21 heures.

Va-t-on obliger les entreprises à étaler les horaires d’arrivée et de départ de leurs collaborateurs pour éviter l’engorgement des transports ?

Pour les activités ne pouvant être réalisées en télétravail, le nouveau protocole de travail prévoit en effet la nécessité de mettre en place des horaires décalés au sein des entreprises.

Les tournages (films, séries, séances photos) vont-ils s’arrêter ?

Les tournages pourront continuer à s’organiser dans le respect des gestes barrière, s’il s’agit d’une activité professionnelle. Les professionnels devront renseigner leur attestation permanente ou dérogatoire pour se rendre sur le lieu de tournage en cochant la case « déplacement entre le domicile et lieu d’exercice de l’activité professionnelle »

Le Gouvernement va-t-il maintenir le dispositif d’activité partielle ?

Oui l’État prendra en charge à 100%, l’activité partielle jusqu’au 31 décembre 2020.

> Consultez les détails du dispositif d’activité partielle dans la Foire aux questions sur le site du ministère du Travail

Mon employeur peut-il me contraindre à travailler quelques jours par semaine si je suis au chômage technique ?

Non il n’en a pas le droit, ni sur place, ni à distance.

Votre employeur n'a pas le droit de vous demander de travailler sur le temps déclaré comme chômé. Dans le cas contraire, ce serait considérée comme une fraude qui peut être sévèrement sanctionnée.

Mon employeur peut-il mettre fin à ma période d’essai en raison de la baisse de l’activité ?

Non. Même si l’employeur n’a pas à justifier de sa décision, la rupture du contrat de travail durant la période d’essai ne peut reposer que sur l’appréciation des compétences et aptitudes du salarié pour occuper l’emploi proposé. Elle devient abusive si elle est sans rapport avec les qualités professionnelles du salarié. 

Par ailleurs, le salarié en période d’essai est éligible au dispositif d’activité partielle, étape sans doute nécessaire avant d’envisager de rompre son contrat de travail.

Je suis guéri, puis-je de nouveau me rendre au travail ?

Non sauf si vous ne pouvez pas télétravailler, le télétravail devient obligatoire à 100% pour tous ceux pouvant télétravailler.

Les personnels de santé considérés comme personnes fragiles peuvent-ils bénéficier d’un arrêt de travail ?

Pour les personnels de santé, le COVID-19 sera reconnu de façon automatique comme maladie professionnelle, impliquant une indemnisation en cas d’incapacité à travailler temporaire ou permanente. Cette règle s’applique à tous les soignants, quel que soit leur lieu d’exercice, qui n’auront pas à démontrer qu’ils ont été contaminés sur leur lieu de travail ou non.

Dans tous les cas, ils peuvent, comme le reste de la population, bénéficier d’un arrêt de travail. Ils seront pris en charge par l’Assurance Maladie, alignés sur les modalités des salariés en termes de délais de carence.

Ces dispositions s’appliquent également aux personnels de santé libéraux.

Pour ma vie sociale

Les salles de théâtres / spectacles / salles de cinéma vont-elles fermer ?

Sur tout le territoire, les salles de théâtres, de spectacles, de cinéma devront fermer au public. En revanche des artistes professionnels souhaitant répéter ou faire de la captation pourront se rendre dans ces établissements.

Par ailleurs sur tout le territoire, les salles polyvalentes et salles des fêtes seront fermées. Elles pourront rester ouvertes pour remplir une mission d’intérêt général (accueil d’un public vulnérable, collecte de sang).

Les bibliothèques et librairies seront fermées au public. Il sera néanmoins possible d’aller y retirer des livres sous un format « click and collect ».

Les compétitions sportives vont-elles s’arrêter ?

Les compétitions sportives professionnelles pourront toujours à avoir lieu mais devront se dérouler à huis clos, l’accueil du public sera interdit. Les compétitions sportives amateurs sont suspendues.

Qu’en est-il des foires et salons, salles de jeux ainsi que des casinos et salles de sport ?

Sur tout le du territoire, les salles de sport, casinos, salles de jeux, foires et salons devront rester fermés à l’accueil du public.

Quelles règles pour les lieux de cultes, les rassemblements religieux, les enterrements et les mariages ?

Les mariages civils peuvent avoir lieu dans le respect des règles de port du masque et de distanciation sociale et dans la limite d’une présence de 6 personnes maximum.

Les lieux de culte sont autorisés à rester ouverts mais les rassemblements ou réunions en leur sein sont interdits, à l’exception des cérémonies funéraires dans la limite de 30 personnes.

Quid des manifestions publiques ?

Les rassemblements de plus de 6 personnes sur la voie publique sont interdits à l’exception des manifestations revendicatives, des cérémonies funéraires ou encore des cérémonies patriotiques qui devront garantir le respect des gestes barrière.

Les parcs vont-ils rester ouverts ? Les plages, lacs et plans d’eau resteront-ils accessibles ?

Les parcs et jardins, ainsi que les plages, lacs et plans d’eau, restent accessibles s’ils se situent dans la limite de 1 kilomètre autour de son domicile. En revanche, il ne sera pas possible de s’y regrouper au-delà de 6 personnes.

Élus et collectivités

Quelles dispositions doivent prendre les collectivités locales ?

Des ordonnances ont été prises par le Gouvernement, dont une partie a été adoptée lors du Conseil des ministres du 25 mars afin d'assurer la continuité budgétaire, fiscale et financière des collectivités territoriales :
  Le 1er avril 2020, une ordonnance du Conseil des ministres a été prise, visant à assurer la continuité du fonctionnement des institutions locales et de l'exercice des compétences des collectivités territoriales et des établissements publics locaux afin de faire face à l’épidémie de COVID-19 :

Tests et vaccin & priorisation

Combien la France a-t-elle réalisé de tests ?

Depuis le début de l’épidémie de COVID-19, près de 18millions de tests RT-PCR ont été réalisés en France, soit plus d’un million de tests réalisés par semaine depuis la fin du mois d’août et jusqu’à 1,9 million au cours de la semaine écoulée. Cet effort sans précédent place la France parmi les pays européens qui testent le plus. Elle entre dans le cadre de la stratégie globale des autorités sanitaires pour contenir l’épidémie : « tester, alerter, protéger ».

Le site web sante.fr, accessible à tous, recense les points de test sur l’ensemble du territoire.

Les délais d’obtention des résultats ont-ils baissé ?

Les délais d’obtention d’un RDV via Doctolib diminuent de façon progressive et le délai moyen entre le prélèvement et le rendu du résultat est désormais inférieur à 24 heures, avec plus de 92 % des résultats de tests qui sont validés en moins de 2 jours.

Quelle est la stratégie du gouvernement concernant les tests antigéniques ?

  • Conformément à la volonté du Président de la République, une nouvelle stratégie de tests est actuellement déployée afin de « réduire drastiquement les délais » pour mieux suivre la circulation du virus sur le territoire, pour pouvoir isoler et soigner les malades de façon beaucoup plus rapide. Pour y parvenir, des tests antigéniques seront généralisés à court-terme, en complément des RT-PCR qui demeurent la référence. Plus de 5 millions de tests ont d’ores et déjà été commandés et sont mis à la disposition des établissements de santé et des ARS. Ces tests disposent d’un marquage CE et répondent, selon les déclarations du fabricant, aux spécifications techniques minimales prévues par la Haute Autorité de Santé (sensibilité > 80%, spécificité > 99%), qui a rendu deux avis sur le sujet, le 25 septembre et le 9 octobre. La liste de ces tests est disponible sur la plateforme du Ministère de la Santé (https://covid-19.sante.gouv.fr/tests).
  • Plusieurs campagnes de dépistage ont été initiées dans des universités, notamment à destination des étudiants en santé. C’est par exemple le cas en Ile-de-France avec des campagnes à la Faculté de Médecine de Sorbonne, à Necker ou encore dans un Institut de Formation en Soins Infirmiers à Paris. D’autres campagnes sont menées dans les EHPAD pour assurer le dépistage des personnels asymptomatiques, notamment dans les régions Occitanie, Auvergne-Rhône-Alpes et Ile-de-France. Ces campagnes sont en cours et un bilan pourra être dressé ultérieurement. Le ministère a souhaité élargir les expérimentations et les canaux de déploiement sur l'ensemble du territoire très rapidement.
  • Par ailleurs, les professionnels de santé libéraux (pharmaciens, infirmiers et médecins) sont désormais autorisés à réaliser ces tests antigéniques rapides, assurant un déploiement à large échelle et au plus près de la population.

Qui pourra être testé grâce aux tests antigéniques ?

Les symptomatiques peuvent être testés à conditions d’avoir moins de 65 ans, ne pas présenter de facteurs de risques de formes graves, ainsi que présentant des symptômes depuis moins de 4 jours.

De plus les autorités sanitaires ont identifié 3 cibles parmi les asymptomatiques qui, toutes, répondent à un enjeu essentiel en matière de lutte contre le virus :
 
  • Les personnels asymptomatiques des établissements médico-sociaux hébergeant des personnes âgées et des personnes handicapées à risque de développer des formes graves1, en particulier à leur retour de congé (vacances de la Toussaint dans l’immédiat), dans un objectif de protection des personnes vulnérables (cf. en complément l’instruction spécifique du 26 octobre 2010) ;
  • Les patients admis en urgence dans un établissement de santé2, pour prendre les bonnes décisions de prise en charge (pour une hospitalisation après passage aux urgences par exemple)
  • Les passagers aériens, notamment pour les liaisons entre la métropole et les territoires ultra-marins, pour offrir des possibilités de dépistage supplémentaires aux personnes qui n’auraient pas pu bénéficier d’un test RT-PCR.
Hors dépistages collectifs, et conformément aux avis de la HAS, deux autres publics pourront être concernés par le déploiement des tests antigéniques : les personnes asymptomatiques dans le cadre de programmes de dépistages ciblés et les personnes symptomatiques, dans les 4 premiers jours après l’apparition des symptômes, sous réserve qu’ils aient 65 ans ou moins, ne soient pas à risque de développer une forme grave de la malade. Les pharmaciens, les médecins généralistes et les infirmiers diplômés d’Etat pourront bientôt s’approvisionner en tests antigéniques afin de tester ces différents publics. Ils pourront également utiliser ces tests dans le cadre des visites aux domicile des patients.

Quelle est la fiabilité des tests antigéniques ?

Les tests antigéniques sont globalement moins sensibles que la RT-PCR, qui reste la technique de référence, mais leur rapidité de rendu de résultat est un atout pour casser rapidement les chaines de transmission et isoler les cas positifs. C’est pour cela que la HAS a recommandé leur utilisation. La HAS a émis des recommandations sur les performances des tests antigéniques dans son avis en date du 24 septembre 2020. Le test antigénique utilisé doit présenter une sensibilité clinique supérieure ou égale à 80 % (en accord avec la valeur proposée par l’Organisation Mondiale de la Santé) et une spécificité clinique supérieure ou égale à 99 % (afin de limiter les réactions croisées avec les autres virus hivernaux).

Tous les tests antigéniques déployés en France nécessitent-ils un prélèvement nasopharyngé ?

  • Oui, à ce stade, seul le prélèvement nasopharyngé est validé et recommandé par la Haute autorité de santé. Un test antigénique détecte la présence du virus ou de fragments de virus SARS-CoV-2. Comme les tests par RT-PCR, ils permettent le diagnostic précoce des maladies dès la phase aiguë. Ils répondent à la question « le patient est-il oui ou non porteur du COVID-19 ? ». Comme le test de référence actuel, le RT-PCR, les tests antigéniques sont à ce jour réalisés à partir de prélèvements dans le nez, par écouvillon. Mais alors que le RT-PCR nécessite une analyse parfois de plusieurs heures en laboratoire, pour détecter le matériel génétique du coronavirus, le test antigénique repère des protéines du virus en moins de 30 minutes.
  • L’utilisation de tests rapides antigéniques présente un triple intérêt :
    • Il permet d’ajouter une capacité supplémentaire de dépistage en complément des capacités déployées dans les laboratoires, hospitaliers ou de ville.
    • Il est réalisable en dehors des laboratoires de biologie médicale (barnums, services hospitaliers, aéroports par exemple)
    • Il permet de prendre dans un très laps de temps très court les mesures nécessaires (isolement, engagement du contact-tracing, etc.).
  • Selon l’évolution des connaissances et des données disponibles, d’autres types de prélèvement pourraient être utilisés à l’avenir.

Faut-il confirmer le résultat du test antigénique par un test RT-PCR ?

Compte tenu de la très bonne spécificité des tests (> 99%) il ne sera pas nécessaire de confirmer un test antigénique, quel que soit son résultat, par un test RT-PCR (ce qui était encore le cas des tests antigéniques rapides positifs dans le cadre des expérimentations).

Est-ce parce que l’on réalise plus de tests maintenant que nous avons plus de malades ?

  • Non, dans son avis du 8 octobre, la HAS a émis des recommandations qui concernent les publics symptomatiques et asymptomatiques. Elle indique ne pas être favorable à l’utilisation des tests antigéniques pour la recherche de « sujets contact », mais être favorable à ce qu’ils puissent être utilisés pour réaliser des actions de dépistage à large échelle au sein de populations ciblées. C’est ce que les autorités sanitaires ont retenu comme option à ce stade dans le cadre de la montée en charge des expérimentations menées jusqu’alors : des dépistages sont actuellement organisés dans certains aéroports, d’autres le seront prochainement, dans le prolongement des expérimentations déjà conduites, dans les EHPAD, certains ESMS accueillant des personnes handicapées à risque et des établissements d’enseignement supérieur. Ces tests antigéniques rapides seront également proposés lors de l’accueil de patients en urgence dans des établissements de santé, afin de prendre les décisions de prise en charge et d’orientation les plus adaptées.
  • A partir de la semaine prochaine, les professionnels de santé (officines, médecins généralistes, infirmiers) seront également en mesure de réaliser des tests antigéniques au profit des personnes symptomatiques, à l’exclusion de celles âgées de plus de 65 ans ou qui présentent un risque de développer une forme grave de la covid-19. Pour ces personnes symptomatiques, les symptômes doivent dater de moins de 4 jours. Comme l’indique la HAS, le test RT-PCR doit en effet demeurer la référence. Au cours des prochaines semaines, si la montée en charge des capacités de test sur le territoire est jugée satisfaisante, le Ministère de la Santé pourra envisager d’élargir les cibles concernées.

Vous évoquez les médecins, infirmiers et pharmaciens pour faire ces tests, mais s'agit-il là du domaine libéral uniquement ? Les hôpitaux publics sont-ils aussi concernés ? Et les laboratoires privés aussi ?

Les tests antigéniques peuvent servir aux établissements de santé dans plusieurs situations : à destination des patients, notamment dans les services d’urgence, mais également à destination de personnels revenant de vacances par exemple. Ils peuvent également être utilisés dans la cadre d’opérations d’équipes mobiles au sein des établissements médico-sociaux, dans des « barnums » ou pour des campagnes de dépistage ciblés menées par les agences régionales de santé (ARS). A la suite d’une phase d’expérimentation, ils peuvent désormais être déployés dans le cadre d’opérations de dépistage à large échelle au sein de populations ciblées après autorisation par le représentant de l’Etat dans le département. Les tests antigéniques sont également utilisables par les professionnels de santé libéraux cités, les laboratoires publics et privés.

Quels tests antigéniques sont actuellement déployés en France ?

Ce n’est pas l’Etat qui a contractualisé avec les fabricants de test, mais les établissements de santé. Les centrales d’achat hospitalières ont d’ores et déjà passé des commandes à hauteur de 5 millions de tests et ces tests sont conformes aux spécifications définies par la HAS.

Y a -t-il une liste des tests dont les performances correspondent aux prérequis définis par la HAS ?

Oui, une liste de tests autorisés est publiée sur le site du ministère, comme pour les tests RT-PCR ou sérologiques (https://covid-19.sante.gouv.fr/tests)

Y a-t-il une politique d’achat nationale ?

Ce n’est pas l’Etat qui a contractualisé avec les fabricants mais les centrales d’achat des établissements de santé (RésAH, UniHA) ou la centrale d’achat public l’Union des groupements d’achats publics (UGAP). Afin de sécuriser des volumes de tests antigéniques au profit du marché français, Santé Publique France pourrait être amenée à conclure de nouveaux contrats. En ce sens, le Ministère de la Santé ne s’interdit aucunement d’acheter et de distribuer de façon complémentaire ; pour autant, son action ne doit pas perturber le fonctionnement normal de l’achat par les établissements, qui leur permet de commander les bonnes quantités et d’être maîtres de la livraison.

Comment vont être partagés et déployés ces tests entre tous les professionnels de santé ? Les professionnels vont-ils devoir faire leur propre commande par la suite ?

Les professionnels de santé libéraux et les laboratoires privés de biologie médicale s’approvisionnent par leurs propres moyens, comme c’est le cas pour les produits de santé en général. Ces achats viendront s’ajouter à ceux réalisés par les établissements de santé.

Le volume de tests positifs produit pourra-t-il être absorbé en termes de suivi des cas contacts ?

La prise en charge des cas confirmés par test antigénique est réalisée par les plateformes territoriales de contact-tracing de l’Assurance Maladie, au même titre que les cas confirmés par RT-PCR. Les effectifs des plateformes de l’Assurance maladie se sont régulièrement renforcés depuis le mois d’août et les plateformes réalisent des adaptations dans leurs circuits de prise en charge, pour faire face au nombre croissant de cas et de personnes contacts à traiter.

Où peut-on trouver la liste des lieux qui proposent des tests antigéniques ?

Actuellement, elle fait l'objet de communication au niveau local, par chaque région. Lors de leur déploiement massif en novembre, les lieux seront répertoriés sur le site sante.fr.

Où en est-on sur les tests salivaires ?

Le MSS suit très attentivement les études en cours concernant les tests salivaires et participe à leur financement. Actuellement, il est encore trop tôt pour valider ces tests salivaires.

Où en est-on du vaccin contre la Covid ?

Aujourd’hui les pays européens ont uni leurs forces pour soutenir le développement d’un vaccin et s’assurer que nos concitoyens y aient accès.

C’est pourquoi la Commission européenne travaille avec les candidats vaccins les plus avancés et les plus sérieux. Des précommandes sont passées auprès des laboratoires qui portent ces candidats vaccines. Aujourd’hui deux contrats de précommande ont été signés avec les laboratoires AstraZeneca et Sanofi-GSK.

Il faut un vaccin efficace, sûr et accessible pour tous les pays. Le Gouvernement ne mettra à disposition des Français qu’un vaccin qui aura prouvé son efficacité et sa sûreté.

Durée de l'isolement

Qu’est-ce que l’isolement ?

Je suis contagieux lorsque j’ai des symptômes, avant l’apparition des symptômes, mais aussi sans symptômes. C’est la raison pour laquelle, si je suis susceptible de tomber malade ou si je suis malade, l’isolement est le meilleur moyen pour éviter de contaminer d’autres personnes. Cela permet entre autres de protéger les personnes les plus fragiles et de briser les chaînes de contamination.

Pourquoi réduire la durée d’isolement alors que l’épidémie s’accélère ?

Selon le Conseil Scientifique, après une durée d'isolement de sept jours pleins, c’est-à-dire durant la deuxième partie de la quatorzaine en vigueur jusqu’ici, « le risque résiduel [de contamination] peut être parfaitement maîtrisé par le port rigoureux du masque chirurgical, et le suivi scrupuleux des mesures d'hygiène et de la distanciation physique ».

Qu’est-ce que la règle des trois 7 ?

C’est très simple, c’est la meilleure façon de retenir la conduite à tenir. Dès que l’un de ces trois cas de figure se présente :
  • Vous avez été en contact à risque avec une personne malade
  • Vous avez des symptômes de la maladie
  • Vous avez un test positif

Comptez 7 jours d’isolement pour ne pas contaminer les autres. En revanche, si vous êtes concerné par l’une puis l’autre, ou par les trois situations, inutile d’additionner les 7. Il suffit de reprendre à 0 à chaque fois. Par exemple :
  • Je suis cas contact à risque : je m’isole pendant 7 jours
  • Pendant cette période, je fais un test. Le jour où je reçois mon résultat positif, je reprends à 0 et je recommence un isolement de 7 jours.

Au moindre doute : appelez votre médecin.

Comment fonctionne l’isolement si j’ai des symptômes ?

J’ai des symptômes compatibles avec la COVID-19 et sans attendre le résultat du test :
  • Je m’isole
  • Je consulte ou téléconsulte mon médecin.
  • Je prends rendez-vous pour faire le test immédiatement, je suis prioritaire

Je suis testé positif à la COVID-19
  • Je reste isolé pendant 7 jours à partir de la date de début des symptômes
  • Je bénéficie d’un arrêt de travail via mon médecin généraliste ou l’Assurance Maladie

Puis-je sortir au bout de 7 jours d’isolement ?
  • Si au bout de 7 jours je n’ai pas de fièvre, l’isolement est levé, je peux sortir
  • Si j’ai de la fièvre à la fin des 7 jours, je consulte ou téléconsulte mon médecin traitant pour évaluer ma santé et je reste en isolement jusqu’à 48h après la disparition de la fièvre.

Que dois-je faire la semaine suivant mon isolement ?
  • Je continue le port rigoureux du masque chirurgical, le suivi scrupuleux des mesures d’hygiène (lavage régulier des mains) et la distanciation physique
  • J’évite tout contact avec des personnes vulnérables

Comment fonctionne l’isolement si je suis un cas contact ?

J’ai été informé par l’Assurance Maladie que j’ai été en contact rapproché avec un cas de COVID-19 :
  • Je m’isole pendant 7 jours à partir de la date du dernier contact avec le cas confirmé
  • Je réalise un test au 7ème jour et prends immédiatement un rendez-vous, car je suis prioritaire. Dans l’attente du résultat, je reste en isolement
  • Je bénéficie d’un arrêt de travail via l’Assurance Maladie ou mon médecin généraliste.

Le résultat du test est positif ? Je poursuis l’isolement pour une durée de 7 jours supplémentaires à partir de la date du prélèvement du test

Le résultat est négatif ? Ma période d’isolement est terminée. Pendant la semaine qui suit la levée de l’isolement, le port rigoureux du masque, le suivi scrupuleux des mesures d’hygiène (lavage régulier des mains) et de la distanciation physique est nécessaire. J’évite tout contact avec des personnes vulnérables.

Je développe des symptômes au cours de ces 7 jours d’isolement ?
  • Je consulte ou téléconsulte mon médecin
  • Je prends rendez-vous pour faire le test immédiatement, j’ai une prescription, je suis prioritaire
  • Je continue mon isolement en attendant le résultat du test, même après 7 jours
  • Je bénéficie d’une prolongation de mon arrêt de travail via l’Assurance Maladie ou mon médecin.

Le résultat est positif ? Je poursuis l’isolement pour une durée de 7 jours supplémentaires à partir de la date de début des symptômes.

Le résultat est négatif ? Je continue l’isolement jusqu’à la date prévue initialement. Pendant la semaine qui suit la levée de l’isolement, le port rigoureux du masque grand public le suivi scrupuleux des mesures d’hygiène (lavage régulier des mains) et de la distanciation physique sont nécessaires. J’évite tout contact avec des personnes vulnérables.

Comment fonctionne l’isolement si je suis positif mais n’ai aucun symptôme ?

Je n’ai pas de symptôme mais j’ai fait un test sans prescription par exemple parce que je pense avoir été dans une situation où j’ai pu être exposé au virus, parce-que je devais faire un test pour partir en voyage. J’ai reçu le résultat du test positif, je suis donc asymptomatique.

Dès la réception de mon test positif :
  • Je m’isole pour une durée de 7 jours à partir de la date du prélèvement du test
  • Je peux bénéficier d’un arrêt de travail via mon médecin généraliste ou l’Assurance Maladie

Puis-je sortir au bout de 7 jours d’isolement ? Si au bout de 7 jours je n’ai pas développé de symptômes, l’isolement est levé.

Que dois-je faire la semaine suivant mon isolement ? Je continue le port rigoureux du masque, le suivi scrupuleux des mesures d’hygiène (lavage régulier des mains) et la distanciation physique pendant la semaine qui suit la levée de mon isolement. J’évite tout contact avec des personnes vulnérables.

Je développe des symptômes pendant ma période d’isolement ? Je consulte ou téléconsulte mon médecin. Je deviens un cas symptomatique. Ma durée d’isolement est prolongée à partir de la date de début des symptômes de 7 jours pleins et je suis le protocole classique des cas symptomatiques.

Comment fonctionne l’isolement si je vis sous le même toit qu’une personne atteinte de la COVID ?

J’ai des symptômes : voir la question « comment fonctionne l’isolement si j’ai des symptômes ? ».

Je n’ai pas de symptôme mais je suis un contact à risque : dans ce cas je dois faire un test immédiatement pour accélérer, en cas de test positif, la recherche des personnes contacts

Dans tous les cas je reste au moins en isolement 7 jours après la guérison de la dernière personne avec qui je partage mon logement.

Mon employeur peut-il exiger un test négatif avant la reprise de mon activité ?

Mon employeur ou une autre personne ne peut pas me demander un test négatif pour la reprise de mon activité ou le retour en collectivité.

Je vis en famille : comment dois-je faire pour respecter les mesures d’isolement ? Ma famille doit-elle se faire tester si je suis positif ?

Les membres de votre famille doivent se faire tester immédiatement. Il faut donc qu’ils prennent un rendez-vous afin de passer un test à j+7, c’est-à-dire au moment où la charge virale, si elle est présente, pourra le mieux être détectée.

De plus, pour les personnes qui vivent avec un cas Covid-19 à domicile, afin de ne pas être contaminé, il faut respecter scrupuleusement les comportements barrières et les mesures d’isolement disponibles sur le site du ministère des Solidarités et de la Santé.

Ces comportements barrières renforcés sont les suivants :
  • Eviter tout contact physique
  • Prendre sa température 2 fois par jour
  • Eviter de rester dans la même pièce
  • Eviter de prendre les repas à la même table et de dormir dans le même lit que la personne contaminée
  • Ne pas recevoir de visiteurs au domicile en dehors des soignants/aidants
  • Désinfecter les pièces, les surfaces et les objets après utilisation par le malade
  • Limiter les échanges à 15 minutes maximum, en respectant la distanciation d’un mètre
  • Aérer très régulièrement le logement (au moins 10 minutes plusieurs fois par jour)
  • Laver le linge et la vaisselle à minimum 60°C
  • Ne pas disperser les poussières, privilégier l’éponge et la serpillère à l’aspirateur
  • Utiliser un sac poubelle dédié (mouchoirs, lingettes, etc.) et le jeter avec les ordures ménagères

A la date d’entrée en vigueur des mesures, je termine tout juste mes 7 jours d’isolement après l’apparition de symptômes. Est-ce que cela signifie que je peux sortir de l’isolement dès demain ?

Oui, en l’absence de fièvre, je peux sortir de mon isolement. Si la fièvre persiste, il faut cependant s’isoler jusqu’à 48h après sa disparition.

Est-ce que je dois appeler mon médecin pour savoir si je peux sortir de l’isolement ?

Non cela n’est pas utile à partir du moment où votre période d’isolement est passée et que vous n’avez aucune fièvre.

Y’a t-il des données objectives qui démontrent le non-respect de la période d’isolement par les Français ?

La volonté de mieux faire respecter l’isolement s’appuie sur des remontées du terrain. Une enquête flash a été réalisée auprès des ARS au cours de l’été. Début août, les ARS ont ainsi constaté une augmentation du refus de suivi des cas et des personnes contacts à risque ainsi qu’une augmentation du nombre de personnes impossibles à joindre dans plusieurs régions. Ce dernier point peut être expliqué par la période estivale qui implique de nombreux départs en vacances, mais les ARS notent également des refus de la part des cas à transmettre les listes de personnes contacts à risque, rendant difficile le contact-tracing.

Que répond la France aux déclarations de l’OMS qui réprouve la réduction de la quarantaine ?

Alors que nous constatons un relâchement des mesures d’isolement dans la population (cf question précédente), la France a décidé d’adapter la stratégie d’isolement de façon pragmatique : mieux vaut une quarantaine de 7 jours bien menée que 14 jours non respectée. Des taux de non-respect de la mesure supérieur à 40% ont en effet été constaté dans plusieurs régions. Le Gouvernement se fonde sur un avis du Conseil scientifique sur le sujet. Il en ressort, sur la base d’articles scientifiques, que 80% des personnes avaient développées des symptômes au bout de 7 jours. La médiane du délai d’incubation (50% des gens qui ont développé des symptômes) est estimée à 5 jours. En réduisant la durée d’isolement et en faisant en sorte qu’il soit mieux respecté, la France répond à la nécessité de briser rapidement et efficacement les chaînes de contamination.

Sur quoi se base la décision de la France de réduire la durée de l’isolement ?

Cette décision se base sur l’avis du Conseil Scientifique du 3 septembre 2020, qui formule des préconisations sur l’adaptation du dispositif d’isolement et explique qu’en harmonisant la durée d’isolement, nous renforçons également la compréhension et donc l’adhésion à l’isolement. Cette doctrine est également appuyée sur des faits scientifiques bien établis concernant la COVID-19. D’après les données scientifiques disponibles, la très large majorité des infections est survenue dans les 7 jours qui suivent le contact avec le cas confirmé. Cela est d’ailleurs confirmé par les connaissances acquises sur la transmission de la maladie par les personnes infectées : elle débute 48h avant le début des signes, est maximale à l’apparition de ceux-ci puis décline jusqu’à J7. Au-delà, des tests positifs peuvent être observés, mais chez les personnes qui ne sont plus symptomatiques, cela traduit la plupart du temps une excrétion non infectieuse.
Par ailleurs, il faut être précis : la réduction de l’isolement à 7 jours ne signifie pas que tout le monde est autorisé à sortir au bout de 7 jours. En effet, il faut pouvoir fournir un test RT-PCR négatif afin de lever l’isolement (pour plus d’informations, voir la FAQ « isolement » du 11 septembre). Pour les 7 jours suivants la période d’isolement, les personnes contacts doivent également respecter rigoureusement les mesures et maintenir une limitation des contacts notamment avec les personnes à risque de forme grave.

D’autres pays ont-ils également réduit la durée d’isolement, comme la France ?

Elle est de 10 jours au Royaume-Uni et en Irlande et plusieurs pays européens, comme le Portugal et la Croatie, envisagent actuellement de la réduire.

Tous Anticovid

Quel est l’intérêt de TousAntiCovid ?

TousAntiCovid est une application qui permet à chacun d’être acteur de la lutte contre l’épidémie, de se protéger et de protéger les autres en identifiant et en cassant les chaînes de transmission pour ralentir la propagation du virus. C’est un geste barrière supplémentaire fondé sur le volontariat que l’on active dans tous les moments où on doit redoubler de vigilance, c’est aussi une participation à une lutte citoyenne et collective contre la propagation du virus. Le principe est le suivant : prévenir, tout en garantissant l’anonymat, les personnes qui ont été à proximité d’une personne testée positive, afin que celles-ci puissent aller se faire tester et être prises en charge le plus tôt possible.
TousAntiCovid vient compléter l’action des médecins et de l’Assurance maladie, visant à contenir la propagation du virus en stoppant au plus vite les chaînes de contamination.
L’identification des contacts par les médecins et l’Assurance maladie permet de prévenir votre entourage si vous êtes testé positif au Covid-19. TousAntiCovid élargit la recherche aux personnes que vous avez croisées, mais dont vous ne connaissez pas l’identité.
Par conséquent, chaque téléchargement de TousAntiCovid est une occasion supplémentaire de prévenir et d’être prévenu en cas de contact avec une personne contaminée.

TousAntiCovid a un rôle complémentaire. L’objectif est double :
  • Gagner du temps en identifiant plus vite des cas contacts qui seront par ailleurs identifiés par les enquêtes réalisées par les médecins et par l’Assurance maladie.
  • Pouvoir alerter des contacts que les personnes ne connaissent pas (les personnes croisées dans les transports en commun ou au supermarché par exemple).

Plus d’informations sur le site du ministère de la Santé et des Solidarités

Contacts utiles

Urgence-sécurité et écoute :

En cas de danger immédiat : 17
Violences sur les enfants : 119 (ou sur le site internet allo119.gouv.fr)
Violences conjugales : 3919 (ou sur le site internet arretonslesviolences.gouv.fr)
Plateforme nationale d’appui médico-psychologique pour tous les professionnels de santé : 0800 73 09 58 (n° vert)

Urgence pour ma santé ou celle de mes proches :

Si j’ai des symptômes (toux, fièvre) qui me font penser au COVID-19 :

- Je reste à domicile, j’évite les contacts, j’appelle un médecin avant de me rendre à son cabinet ou j’appelle le numéro de permanence de soins de ma région. Je peux également bénéficier d’une téléconsultation ;
- Si les symptômes s’aggravent avec des difficultés respiratoires et signes d’étouffement, j'appelle le SAMU (15) ou j'envoie un message au numéro d’urgence pour les sourds et malentendants (114).

Informations :

Numéro vert : infos sur le Coronavirus COVID-19, 24h/24 et 7j/7 : 0 800 130 000.

Si vous avez des difficultés pour entendre ou parler par téléphone en raison d’un handicap, vous pouvez vous rendre sur l'espace de contact ouvert dédié aux personnes sourdes, malentendantes ou aveugles.

Vous pouvez également vous tenir informé sur le compte du Gouvernement sur WhatsApp en cliquant ici, ou en enregistrant le numéro "07 55 53 12 12" au nom de Gouvernement puis en envoyant à ce contact un message sur l'application pour commencer la discussion.

Attention, la plateforme téléphonique et le bot WhatsApp ne dispensent pas de conseils médicaux

J’habite à l’étranger, qui appeler ?

L’Ambassade et consulat de votre lieu de résidence. Par ailleurs, le ministère met à jour régulièrement son site de conseils aux voyageurs.
Numéro vert : infos sur le Coronavirus COVID-19, 24h/24 et 7j/7 : 0 800 130 000.

  

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