Papillomavirus : campagne de vaccination gratuite pour les élèves de 5e

Ce contenu a été publié sous le gouvernement de la Première ministre, Élisabeth Borne.

Publié 23/08/2023 |Modifié 22/08/2023

Dès cette rentrée scolaire 2023, la vaccination contre les papillomavirus est généralisée pour les élèves de 5e. Elle est gratuite et et non obligatoire.

Enfant vacciné.
Une opération de vaccination contre les papillomavirus humains (HPV)  est lancée dans près de 7 000 collèges à partir du mois d’octobre pour les élèves de 5e.

Objectif : améliorer la couverture vaccinale pour prévenir les 6 000 nouveaux cas de cancers et les 30 000 lésions précancéreuses du col de l’utérus causés chaque année par cette infection.

La vaccination, gratuite et non obligatoire, se fera en accord avec les parents. Ces derniers, informés en juin dernier de la généralisation de la vaccination, recevront un kit avec d’information incluant la demande d’autorisation parentale.

HPV est l'abréviation pour « human papillomavirus ».

Lvaccination prévient jusqu’à 90 % des infections HPV, souvent non symptomatiques mais à l’origine de lésions précancéreuses et/ou de cancers du col de l’utérus, de la vulve, du vagin et de l’anus. Elle est recommandée par la Haute autorité de santé pour toutes les filles et garçons de 11 à 14 ans,

Campagne d'information

Portée par l’Institut national du cancer (INCa), une campagne d’information est déployée en métropole et dans les départements, régions et collectivités d’outre-mer. 

La campagne qui se déploiera cet automne au collège avec le ministère de l’Éducation nationale permettra de vacciner jeunes filles et jeunes garçons. Le vaccin est une chance et un progrès remarquable qu’il nous faut saisir pour faire reculer toutes les affections liées au papillomavirus humain.

Aurélien Rousseau

  • Ministre de la Santé et de la Prévention

Le papillomavirus et les vaccins

Les Papilloma virus humains (PVH) sont très courants, avec plus de 150 types. Ils infectent la peau et les muqueuses, causant des lésions bénignes ou malignes principalement par contact sexuel. Dans environ 90 % des cas, l'infection disparaît en 1 à 2 ans. Cependant, chez 10 %, elle persiste, créant des lésions précancéreuses au col de l'utérus pouvant évoluer en cancer après 10-15 ans.

Ces virus se transmettent par contact dès les premières relations sexuelles, certains pouvant causer des lésions précancéreuses ou des cancers. L'infection persistante par ces PVH est liée au cancer du col de l'utérus, mais aussi aux cancers du pénis, de l'anus, de la vulve et du vagin, ainsi qu'à des verrues anogénitales communes chez les hommes et les femmes.

La vaccination HPV n'est pas obligatoire parmi les 11 vaccins requis, mais elle est vivement recommandée pour les groupes suivants :

  • toutes les jeunes filles ainsi que les garçons âgés de 11 à 14 ans. Le vaccin est particulièrement efficace lorsque les jeunes n'ont pas encore été exposés au HPV,
  • pour les filles et garçons âgés de 15 à 19 ans ayant dépassé la période de rappel vaccinal,
  • les hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes (HSH) jusqu'à 26 ans, pour prévenir les lésions précancéreuses anales, les cancers anaux et les verrues génitales.

Deux vaccins sont disponibles :

  • Cervarix : protège contre les types 16 et 18 du virus,
  • Gardasil 9 : en plus des types 16 et 18, protège contre les types 31, 33, 45, 52 et 58.

Il est important de noter que les vaccins ne sont pas interchangeables et une vaccination commencée avec l'un doit être terminée avec le même.

Le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) préconise d'initier toute nouvelle vaccination avec Gardasil 9 pour les non-vaccinés.

Gardasil 9 cible les HPV responsables de 90 % des cancers du col de l'utérus, 80 % des cancers de l’anus et 90 % des verrues anogénitales (condylomes).

  • Depuis 2007, la vaccination contre les HPV est recommandée pour les filles de 11 à 14 ans et depuis janvier 2021 pour les garçons.
  • Ce vaccin prévient jusqu'à 90% des infections HPV liées aux lésions précancéreuses et aux cancers, étant l'une des rares protections contre ces maladies.
  • En France, plus de 6 millions de doses ont été administrées depuis 10 ans, avec plus de 300 millions dans le monde. Les études et les surveillances internationales attestent de leur sécurité, soutenues par l'OMS.
  • Faire vacciner son enfant dès 11 ans optimise l'efficacité du vaccin en prévenant l'infection avant qu'elle ne survienne.

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