Une classe.

L’autorégulation, un dispositif scolaire pour mieux intégrer les enfants autistes

Ce contenu a été publié sous le gouvernement de la Première ministre, Élisabeth Borne.

Publié 02/09/2022

Les dispositifs d’autorégulation s’installent sur les bancs de l’école. Objectif ? Permettre aux enfants autistes d’être dans une classe ordinaire, tout en apprenant à maîtriser leurs émotions en parallèle.

Après des expérimentations à succès dans quelques départements, le Gouvernement accélère sur les dispositifs d'autorégulation (DAR). Depuis la rentrée, 48 écoles élémentaires proposent cette méthode d’apprentissage. D’autres établissements suivront pour les rentrées futures.
Venu du Canada et inspiré des recherches en neurosciences, le DAR vise à réduire les troubles du comportement des élèves autistes et développer progressivement leur autonomie dans les apprentissages.
Qu'est ce qu'un dispositif d'autorégulation pour les enfants avec trouble du spectre de l'autisme ?

Classe ordinaire et « sas émotionnel »

Chaque école où est enseignée l’autorégulation accueille entre sept et dix élèves présentant des troubles autistiques, inscrits à temps plein dans la classe correspondant à leur âge.
Le DAR consiste alors à alterner la présence de l’élève entre une classe dite normale et une salle d’autorégulation, véritable « sas émotionnel ». L’élève bénéficie d’un emploi du temps personnalisé, avec :
  • une pédagogie adaptée auprès d’un enseignant spécialisé dans l’autorégulation. Là, il révise, apprend à s’organiser, à s’autodiscipliner et prendre des initiatives ;
  • des ateliers avec une équipe médico-sociale implantée au sein de l’école (éducateur spécialisé, orthophoniste, psychologue, etc.). À travers des jeux, de la manipulation, de la relaxation, l’enfant apprend à maîtriser lui-même ses troubles, à réagir aux événements du quotidien scolaire, à exprimer ce qu’il ressent.
L’élève retourne ensuite en classe, avec ses camarades. En l'aidant à mieux contrôler son comportement envahissant et ses émotions, il progresse dans les apprentissages scolaires, ses rapports aux autres, son autonomie.

De nombreux bienfaits pour l'accueil des élèves

Une étude du docteur Leslie Amiot, psychologue de l'université de Rouen sur l’impact du DAR, montre son apport pour les élèves comme les enseignants. Parmi les constats figurent :
  •   une réelle scolarisation à temps-plein des élèves ;
  •   un travail en équipe pluridisciplinaire ;
  •   en sentiment d'efficacité des enseignants accru ;
  •   une diminution des comportements stéréotypés des élèves autistes qui permet d'augmenter leurs performances cognitives.
Au Canada, les élèves accompagnés sont désormais complètement autonomes. À l’origine, ils étaient scolarisés par intermittence, mais aujourd’hui, ils sont en salle de classe tous les jours. Leurs progrès scolaires sont importants.
Le DAR existe aussi au collège. Comme dans la Somme, au collège Aimé Césaire. 

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