8 500 policiers et gendarmes supplémentaires en 5 ans

Publié 06/09/2022 | Modifié 07/09/2022

Élisabeth Borne et le ministre de l’Intérieur et des Outre-mer, Gérald Darmanin, ont inauguré, le 6 septembre 2022, le nouveau commissariat de police de Paris Centre.

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Déclaration d'Élisabeth Borne depuis le commissariat de police de Paris Centre

Déclaration de la Première ministre Élisabeth Borne et du ministre de l’Intérieur et des Outre-mer Gérald Darmanin depuis le commissariat de police de Paris Centre

Élisabeth BORNE

Bien. Donc, je viens d'inaugurer le commissariat, le nouveau commissariat de Paris Centre, avec le ministre de l'Intérieur Gérald DARMANIN et le préfet de police, Monsieur Laurent NUNEZ. Cette inauguration, elle intervient à la veille d'une journée importante pour le Ministère de l'Intérieur avec la présentation en Conseil des ministres de la loi de programmation du Ministère de l'Intérieur qui va définir les moyens à la fois budgétaires, humains, matériels, et puis aussi des nouveaux outils juridiques pour le Ministère de l'Intérieur sur les 5 ans qui viennent. Vous savez que dans le quinquennat précédent, on a réalisé un effort inédit pour renforcer la sécurité et lutter contre la délinquance, avec le recrutement de 10 000 policiers et gendarmes, avec un renforcement de la lutte contre les trafics de stupéfiants qui a permis une baisse de 10 % des points de deal en 2021, avec aussi un effort inédit sur la lutte contre les violences conjugales, on en parlait la semaine dernière, la formation de 150 000 policiers et gendarmes pour mieux accueillir les victimes. Et là, avec cette loi d'orientation et de programmation du Ministère de l'Intérieur, on poursuit cet effort, et même, on accélère puisque ce sont 15 milliards d'euros supplémentaires dont le Ministère de l'Intérieur va bénéficier dans les 5 prochaines années. Et je vous annonce qu'on va recruter 8 500 policiers et gendarmes supplémentaires, dont 3 000 dès l'année prochaine, là encore, pour mieux assurer la sécurité des Français, mieux lutter contre la délinquance. Et puis mettre en œuvre les priorités du président de la République, avec le doublement de la présence des forces de l'ordre dans l'espace public, avec la création de 200 nouvelles brigades de gendarmerie et de 11 unités de forces mobiles, avec un renforcement de la lutte contre la cybercriminalité, et avec une action aussi importante pour assurer la sécurité des grands événements, notamment les unités de forces mobiles supplémentaires pour nous permettre que ces grands événements sportifs se passent au mieux, en toute sécurité. Donc, voilà, je le redis, la sécurité, c'est une priorité du président de la République, de mon Gouvernement, et comme vous le voyez, on y consacre les moyens nécessaires.

 

Journaliste

Madame la Première ministre, ce projet de loi avait été présenté en mars dernier. Il comportait 32 articles et 4 titres, il me semble. Pourquoi maintenant passer à une quinzaine d'articles, à quoi vous avez renoncé entre les deux textes, et est-ce que c'est parce que vous craignez de ne pas avoir de majorité sur les articles qui ont été reportés disons ?

 

Élisabeth BORNE

Alors, nous ne renonçons pas. On a en effet gardé la partie programmatique, et donc les moyens que je viens de mentionner. Je pense que c'est important pour le Ministère de l'Intérieur d'avoir cette visibilité sur ces moyens, et on s'est concentré sur des dispositions qui vraiment renforcent les capacités pour lutter contre la délinquance, notamment renforcer les capacités d'enquête. Et puis diverses dispositions aussi pour faciliter les sanctions. Je pense par exemple à l'élargissement de l'amende forfaitaire qui, aujourd'hui, s'applique pour les stupéfiants et qui pourra être élargie à d'autres délits. On a en effet tiré les conséquences de la situation à l'Assemblée nationale, qui nous amène à considérer qu'il faut présenter des textes courts. Mais pour autant, les autres volets de la loi ont vocation à être débattus ultérieurement. On ne renonce pas à ces différents volets, et ils seront présentés soit sous forme de projet de loi, soit sous forme de proposition de loi. Mais je pense que c'est important - vous avez vu, comme moi, le temps que l'examen des textes prend avec l'Assemblée - d'avoir des textes courts et centrés sur un objet.

 

Journaliste

Vous avez promis de lever les inquiétudes de la police judiciaire. Comment allez-vous faire, sur quels points concrets ?

 

Gérald DARMANIN

J'ai, avec la Première ministre, j'ai réuni les responsables de la police judiciaire, avec le directeur général de la police nationale qui porte une réforme courageuse que nous soutenons complètement. Il s'agit de lutter pour que la police judiciaire soit plus forte - elle passera de 5 000 à 20 000 agents - et de mieux avoir des taux d'élucidation plus efficaces, plus nombreux qui ont tendance à baisser. Évidemment, nous le devons à nos concitoyens. Je referai cette réunion le mois prochain.  Avec le directeur général, je me rendrai dans les services et, à la demande de la Première ministre et du président de la République en faveur de la LOPMI, j'écrirai demain à tous les policiers et les gendarmes, l'occasion d'expliquer les moyens supplémentaires accordés par la Première ministre, qui sont très importants, et de revenir sur la réforme.


 

Le mardi 6 septembre 2022, lors de l'inauguration d'un nouveau commissariat à Paris, la Première ministre a annoncé le recrutement de 8 500 policiers et gendarmes supplémentaires en 5 ans en France dans le cadre de la loi d'orientation et de programmation du ministère de l'Intérieur (LOPMI).
Parmi ces nouveaux postes, 3 000 seront créés dès l'année 2023.
L'objectif de ces recrutements est double :
  • assurer la sécurité des Français
  • mieux lutter contre la délinquance.