Le Premier ministre pendant son discours au CESE
12 septembre 2019

Réforme des retraites : vers un système universel

Le Premier ministre a présenté le calendrier et la méthode de la réforme des retraites, ce 12 septembre 2019, devant le Conseil économique, social et environnemental (CESE). À cette occasion, Édouard Philippe a notamment annoncé que des consultations citoyennes seront organisées jusqu'à la fin de l’année, afin de construire collectivement un système universel de retraite.
 
Constatant que l'actuel système de retraite a atteint ses limites, le Premier ministre a rappelé que le Gouvernement souhaite bâtir « un système vraiment universel » qui ouvre les mêmes droits à tous.

Un système de retraites universel

Le Gouvernement souhaite bâtir un système solide, pérenne, solidaire, qui assure un haut niveau de retraite dans la durée aux retraités d’aujourd’hui, mais aussi à ceux de demain et d’après-demain. Concrètement le nouveau système universel permettra :
  • que 1 € cotisé ouvre les mêmes droits à tous, que l’on soit ouvrier, commerçant, chercheur, agriculteur, fonctionnaire, médecin ou entrepreneur.
  • La disparition des régimes spéciaux et de multiples dérogations qui, à quelques exceptions près, n’ont plus lieu d’être.
  • La redistribution au profit des plus modestes, afin de leur garantir une pension au moins égale à 85% du SMIC pour une carrière complète.
  • La correction des inégalités de pensions entre les femmes et les hommes.
  • La protection des personnes en activité qui ont des carrières heurtées ou incomplètes. Il s’agit d’éviter qu’à la précarité du présent s’ajoute, comme une double peine, une précarité future.
  • Le choix de la vie professionnelle en toute liberté, sans s’inquiéter pour sa retraite.
  • La transparence : chaque Français pourra suivre, sur son compte-retraite, les points qu’il a accumulés durant ses années de travail.

Quelles garanties ?

Le nouveau système universel de retraite apportera ainsi plusieurs garanties, notamment :
  • la reconnaissance des métiers dangereux ou pénibles ;
  • l’assurance d’un départ plus tôt pour ceux qui ont commencé leur carrière avant l’âge de 20 ans ;
  • le maintien dans l’emploi des seniors, avec des transitions assurées entre l’activité et la retraite, un aménagement des fins de carrière et l’adaptation des postes, des horaires et des conditions de travail ;
  • l’entrée en vigueur très progressive du nouveau système à partir de 2025 ne concernera que les personnes nées après 1963. Une période de convergence entre anciens et nouveau système permettra de s’assurer que les droits acquis dans le cadre des régimes actuels seront conservés à 100%. Le nouveau système s’appliquera entièrement à partir de 2040.

Un système construit collectivement

Afin de construire ce nouveau système dans la confiance, le Gouvernement a décidé de consulter l’ensemble des parties prenantes. Dans cet objectif, le Haut-commissaire aux Retraites Jean-Paul Delevoye lancera dès la semaine prochaine, un nouveau cycle de discussions avec les partenaires sociaux organisé autour de quatre thèmes :
  1. les mécanismes de solidarité.
  2. Les conditions d’ouverture des droits à pension.
  3. Les conditions de l’équilibre en 2025 et les modalités de pilotage du futur système.
  4. Les modalités de transition des 42 systèmes actuels vers le nouveau système et les garanties.
En parallèle, des discussions avec les catégories professionnelles qui seront impactées par la réforme permettront de les accompagner au mieux. Ces concertations vont commencer dès la semaine prochaine et dureront jusqu’au début du mois de décembre.

Une grande consultation sera lancée avant la fin du mois de septembre par le président de la République afin que les Français participent à la réforme. Cette consultation se fera jusqu'à la fin de l'année par l’intermédiaire d’une plateforme numérique et l’organisation de réunions publiques autour d’élus locaux ou d’associations.