13 novembre 2019 - Le point sur...

Ce qu’il faut retenir du 3e Conseil de défense écologique

Abandon d’Europacity, réhabilitation des friches, aires protégées et adaptation des forêts… Retour sur les décisions prises lors du 3e Conseil de défense écologique.
 
Le troisième Conseil de défense écologique s’est tenu le 7 novembre 2019, sous la présidence du chef de l’État et en présence du Premier ministre et de plusieurs membres du Gouvernement. Quatre décisions fortes ont été actées lors de ce troisième Conseil, largement consacré aux enjeux liés aux espaces naturels et à la protection de la biodiversité.

L’abandon du projet Europacity

Europacity était un projet de construction d'un grand complexe commercial et de loisirs dans le triangle de Gonesse, dans le Val-d’Oise, au nord de Paris.

Le troisième Conseil de défense écologique a acté l’abandon de ce projet. "Europacity n’est pas la bonne réponse aux défis du territoire, et (…) n’est pas cohérent avec l’ambition que nous portons en matière de transition écologique", a souligné la ministre de la Transition écologique et solidaire, Elisabeth Borne.

La réhabilitation des friches pour lutter contre l’artificialisation des sols

Que les friches "soient industrielles, commerciales, urbaines ou militaires, leur réhabilitation est un des combats fondamentaux pour lutter contre l’artificialisation des sols", a déclaré Elisabeth Borne.

La réhabilitation des friches permet de réutiliser du foncier déjà artificialisé, de créer des logements et de l’activité, de développer des énergies renouvelables, le tout sans utiliser d’espaces nouveaux. "C’est aussi parfois tout simplement renaturer, c'est-à-dire rendre l’espace de ces friches à la nature ou à une agriculture durable", a rappelé la ministre.

Le Gouvernement a acté 5 projets concrets de réhabilitation de friches pour en faire les pilotes d’une démarche plus globale, qui sera finalisée en lien avec tous les acteurs concernés d’ici au printemps prochain.

Le développement des aires protégées pour la protection de la biodiversité et de la nature

"Le Président de la République a fixé au mois de mai un objectif d’atteindre, d’ici 2022, 30% de notre territoire en aires protégées, qu’elles soient marines ou terrestres, dont un tiers en protection forte. […] Nous sommes aujourd’hui à 23,9 % de la surface de notre territoire en aires protégées, dont 1,76 % en protection forte," a rappelé Élisabeth Borne.

Pour atteindre cet objectif, la création d’aires protégées dans les Terres australes et antarctiques françaises a été confirmée. Cela représente 1,6 million de km² mis à l’étude, dont l’essentiel sera placé sous protection forte.

La création du Parc national des forêts en Champagne et en Bourgogne va également dans ce sens. Ce 11e parc national français deviendra le plus grand espace protégé forestier d’Europe. Il permettra de protéger durablement 56 000 ha en cœur de parc, dont 3 100 ha de réserve intégrale stricte en libre évolution.

Enfin, le Gouvernement a fixé l’objectif de mettre sous protection forte 250 000 ha de nouvelles surfaces forestières : deux projets en Guyane pour environ 180 000 ha, et un projet en métropole pour la mise en protection de 70 000 ha de forêts.

La préservation des forêts, réservoirs de biodiversité contre le réchauffement climatique

Véritable cœur battant contre le réchauffement climatique, les forêts couvrent près d’un tiers du territoire français. Pourtant, elles sont confrontées comme l’ensemble des écosystèmes aux conséquences du changement climatique.

Pour agir face à ce phénomène, le Conseil de défense écologique a décidé de nommer "une parlementaire en mission, madame Anne-Laure Cattelot, qui aura à faire dans les six mois des propositions à la hauteur des enjeux que représente la forêt", a déclaré la ministre.
 
Qu'est-ce que le Conseil de défense écologique ?
L’acte 2 du quinquennat est fondé sur une priorité : l’écologie. Pour avancer sur un enjeu aussi important, une mobilisation générale est nécessaire. C’est le sens du Conseil de défense écologique, qui permet de porter ces enjeux au plus haut niveau de l’État et de prendre les décisions qui s’imposent face à l’urgence des défis.