La France interdit l’importation de viandes aux antibiotiques de croissance

Ce contenu a été publié sous le gouvernement du Premier ministre, Jean Castex.

Publié 23/02/2022

Les viandes d’importation issues d’animaux ayant reçu des antibiotiques pour favoriser la croissance ou augmenter le rendement des animaux sont interdites en France.

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Une éleveuse de bovins
Source : Getty
« Finies les importations de viandes issues d’animaux élevés à l’étranger aux antibiotiques de croissance ! », a déclaré Julien Denormandie, ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation. L’usage des antibiotiques de croissance dans l’élevage, interdit depuis 2006 au sein de l’Union européenne (UE), le sera aussi pour les viandes importées.
Le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation a pris, le 21 janvier 2022, un arrêté ministériel interdisant, à partir du 22 avril 2022, l’importation et la mise sur le marché en France de viandes et produits issus d’animaux ayant reçu des antibiotiques facteurs de croissance.

Les antibiotiques interdits depuis 2006

On le sait, le fait d’administrer des antibiotiques de manière systématique engendre un phénomène de résistance des agents pathogènes. Avec pour résultat : des antibiotiques de moins en moins efficaces et une barrière plus poreuse aux maladies.
Face au défi mondial que représente l’émergence de l’antibiorésistance, l’usage des antibiotiques comme facteurs de croissance chez les animaux d’élevage produits au sein de l'UE est interdit depuis 2006.
L'Union européenne a étendu cette interdiction par un règlement entré en application le 28 janvier 2022 : l’article 118 du règlement (UE) 2019/6 relatif aux médicaments vétérinaires impose ainsi que les produits importés dans l’Union proviennent d’animaux n’ayant pas été traités avec des antibiotiques facteurs de croissance.

La viande des pays hors Union européenne sous contrôle

Les importateurs français vont être tenus de recueillir, auprès de leurs fournisseurs, des attestations de conformité pour les produits importés de pays tiers de l’UE n’ayant pas interdit l’utilisation des antibiotiques utilisés en tant que facteurs de croissance.

Cet arrêté, c’est d’abord une question de santé. C’est une application très concrète, dans notre quotidien, de l’approche « One Health », une seule santé, où santé humaine, santé animale et santé végétale sont liées. Et c’est aussi une question économique pour nos éleveurs français et européens qui, eux, n’utilisent plus ces antibiotiques de croissance depuis 15 ans.

Julien Denormandie

Ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation