Eolienne en mer
27 mars 2017 - Actualité

Une ambition renouvelée pour l’éolien en mer

Contenu publié sous le Gouvernement Cazeneuve du 06 Décembre 2016 au 14 Mai 2017
Le Premier ministre, Bernard Cazeneuve, s'est rendu à Cherbourg-en-Cotentin, le 23 mars 2017, pour la pose de la première pierre de l'usine de construction de pales d’éoliennes en mer. Ce projet industriel devrait permettre l’emploi de 500 personnes sur site et la création de 2000 emplois indirects.
 
Le développement des énergies renouvelables en mer est une priorité de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), publiée le 28 octobre 2016 en application de la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte, et de la stratégie nationale pour la mer et le littoral (SNML) publiée le 24 février 2017. "C’est là un choix écologique, énergétique mais aussi industriel, car le potentiel des énergies marines renouvelables a été estimé à 30 000 emplois d’ici 2030", a déclaré le Premier ministre lors de l’inauguration de l’usine de pales de Cherbourg-en-Cotentin (Manche).
 
Ce projet industriel témoigne de l'engagement de General Electric, associé au constructeur danois de pales LM Wind Power, pour développer l'éolien en mer. Les premières productions de pales prévues mi-2018 devraient équiperont trois parcs éoliens en mer d'EFDMF (Courseulles-sur-Mer, Fécamp et Saint-Nazaire). 
 
L’État investit en tant qu’investisseur avisé dans les projets de parcs éoliens en mer. "Ce sont près de 70 millions d’euros du programme des investissements d’avenir qui sont consacrés à cette initiative, dans laquelle s’inscrit cette usine de Cherbourg", a précisé Bernard Cazeneuve.
 
A ces investissements s’ajoutent ceux  réalisés par l’autorité portuaire, Port Normands Associés.

Des objectifs ambitieux

la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE)
Prévue par la loi de transition énergétique pour la croissance verte,  elle fixe, énergie par énergie, les grandes orientations de la politique énergétique en France métropolitaine continentale. Des PPE spécifiques sont définies de façon autonome en Corse et en outre-mer.
La France prévoit d'attribuer jusqu'à 6 000 mégawatts (MW) de projets pour l'éolien en mer posé d'ici à 2023, en plus des 3000 MW qui devraient être en service à cette échéance (Décret du 27 octobre 2016 relatif à la programmation pluriannuelle de l'énergie). Concernant spécifiquement l'éolien en mer flottant et l'hydrolien (courants sous-marins), l'objectif est une puissance installée de 100 MW d'ici fin 2023. Une production qui pourra monter entre 200 et 2 000 MW attribués d'ici à 2023, pour les projets attribués.
 
"Nos atouts géographiques et maritimes, nos savoir-faire locaux, la qualité de notre main d’œuvre comme nos capacités d’innovation doivent assurer à la France une place éminente parmi les nations industrielles dans ce monde de haute technologie et de progrès écologique. Il appartient à l’État, aux côtés des entreprises et des collectivités, de continuer à soutenir avec constance cette grande ambition", a conclu Bernard Cazeneuve.