Manuel Valls
18 août 2014 - Actualité

"Le Pacte de responsabilité et ses 41 milliards de baisse de coût du travail vont véritablement entrer en œuvre maintenant"

Manuel Valls a confirmé dans le Journal du Dimanche qu'il maintiendra le cap de la politique du Gouvernement en faveur de la croissance et de l'emploi. Une politique qui "nécessite du temps pour produire des résultats", mais que le Premier ministre entend poursuivre avec la mise en œuvre du Pacte de responsabilité et de solidarité.
 
Oui, la politique que le président de la République a décidé de mettre en œuvre nécessite du temps pour produire des résultats. Mais il est hors de question d'en changer.
Manuel Valls
Premier ministre

"La situation est difficile, nous avons un ralentissement de la croissance, pas seulement en France, partout dans la zone euro", a reconnu le Premier ministre sur France 2 vendredi 15 août, suite à la publication, la veille, des chiffres de la croissance pour le deuxième trimestre. "Mais le cap doit rester le même", a-t-il affirmé.

Un cap maintenu dans la mise en oeuvre du Pacte de responsabilité et de solidarité, comme Manuel Valls l'a rappelé à nouveau dans le Journal du Dimanche le 17 août : "Le Pacte de responsabilité et ses 41 milliards de baisse de coût du travail vont véritablement entrer en oeuvre maintenant".

L'adoption définitive le 23 juillet dernier de la loi de finances rectificative pour 2014 entame en effet le premier acte de la mise en oeuvre de ce Pacte, et notamment la baisse du coût du travail. "Si on ne soutient pas les entreprises pour leur propre compétitivité, alors le pays ne se relèvera pas", juge le Premier ministre dans le JDD. "Il s’agit d’avoir du sang-froid, de tenir bon et de mettre en œuvre une politique qui doit créer de la richesse et donc de l’emploi", avait-il expliqué deux jours plus tôt sur France 2.
 
On ne peut pas relever un pays qui s'enfonce dans la crise depuis trop longtemps, qui vit au-dessus de ses moyens depuis tant d'années, sans dire la vérité aux Français.
Manuel Valls
Premier ministre

Face aux Français, le Premier ministre souhaite tenir un "discours de vérité" : "On ne peut pas relever un pays qui s’enfonce dans la crise depuis trop longtemps, qui vit au-dessus de ses moyens depuis tant d’années, sans dire la vérité aux Français", déclare-t-il dans le JDD. "Les 50 milliards d’économie que nous allons réaliser pour les trois ans qui viennent, tout cela doit se mettre en place pour que la France soit plus forte. (...) Cet effort, j’en suis sûr, produira des effets mais nous devons poursuivre évidemment sur notre voie et nous n’allons pas faire des annonces, non, nous allons au contraire renforcer les réformes qui sont plus que jamais nécessaires pour que le pays soit plus fort demain pour affronter les défis économiques", détaillait-il sur France 2.

Le Pacte, c'est également des mesures d'allégement d'impôts, dès septembre 2014 en faveur des plus modestes (4,2millions de foyers verront leurs impôts réduits, dont 2 millions sortiront ou éviteront d'entrer dans l'impôt), à partir de 2015 pour les classes moyennes.