5 février 2016 - Actualité

"La France est déjà une terre d'entreprises"

Manuel Valls était au 23e Salon des Entrepreneurs au Palais des congrès de Paris, le 3 février 2016. Saluant "le dynamisme de l’entrepreneuriat en France", le Premier ministre a souhaité l'encourager en favorisant les créations d’entreprise, notamment les start-up.
 

Lever les freins à l’entrepreneuriat  

78 %
des Français misent sur les PME pour redresser l’économie de la France.
Les Français sont profondément attachés au tissu entrepreneurial. "Sans entrepreneur, il n’y aura ni croissance ni innovation. […] Nous avons besoin de nos entreprises", a déclaré le Premier ministre, qui a annoncé qu'"Emmanuel Macron présentera prochainement les mesures […] pour lever les freins à l’entrepreneuriat et faciliter le parcours des entreprises."
 
Toujours pour aider à la création d'entreprise, l’Agence France entrepreneurs, chargée de développer l’entrepreneuriat dans les quartiers en difficulté, se voit allouer 20 millions d'euros supplémentaires.
 
"Restaurer notre compétitivité c'est faciliter l'emploi", a déclaré le Premier ministre. Parmi les mesures mises en place en faveur de l'emploi, il a rappelé celles annoncées par le président de la République, le 18 janvier dernier, notamment l'aide à l'embauche pour les PME : 4 000 euros pour toute embauche avant la fin de l'année.

Un plan d'urgence pour aller plus loin sur le front de l'emploi

Le président de la République a présenté, lundi 18 janvier 2016, le plan d’urgence contre le chômage, à l’occasion des vœux aux ac... [Lire la suite]
lundi 18 janvier 2016

 
Les PME qui lancent un nouveau recrutement d'ici le 31 décembre prochain bénéficieront d'une prime de 4 000 euros !
Manuel Valls
Le 3 février 2016, au Salon des Entrepreneurs
 
Pour Manuel Valls, "la France a donc les moyens de créer plus de croissance et plus d’emploi, grâce à la baisse du coût du travail, de la fiscalité des entreprises, grâce à des marges en net progrès, grâce à des coûts de financement extrêmement bas." Et cela grâce aux 40 milliards d'euros de baisses des charges octroyées par le CICE et le Pacte de responsabilité et de solidarité, ainsi qu'aux 320 mesures de simplification mises en place depuis trois ans, auxquelles s'ajoutent 90 des 170 nouvelles mesures en faveur du développement économique et de l’emploi présentées le 3 février par Manuel Valls.

"Simplifier partout où c’est nécessaire : c’est, depuis trois ans, notre mot d’ordre !"

Manuel Valls a présenté 170 nouvelles mesures de simplification en faveur du développement économique et de l’emploi, mercredi 3 f... [Lire la suite]
mercredi 3 février 2016

 
En France, créer une entreprise coûte 4 fois moins cher et prend 2 fois moins de temps que la moyenne des pays de l’OCDE.
Manuel Valls
Le 3 février 2016, au Salon des Entrepreneurs

Prendre le train de la 4e révolution industrielle

La numérisation est aujourd’hui le véritable moteur de croissance. Elle "est irréversible […]. Nous devons en tenir compte [et] exploiter tous les potentiels", a déclaré le Premier ministre, constatant le retard des entreprises françaises dans leur évolution numérique. Ainsi, seules 63 % des entreprises françaises ont un site web, contre 76 % en moyenne dans les pays de l’OCDE.
 
Pourtant, la France possède un véritable vivier d’innovation avec 7 000 start-up, dont 3 000 à Paris qui se positionne comme la 2e ville européenne la plus dynamique, après Londres. Au plan international, 10 % des start-up françaises font partie des entreprises les plus dynamiques.
 
Pour faire de la France une "République numérique", le Gouvernement a lancé un grand mouvement de mobilisation collective pour la croissance et le rayonnement des start-up numériques françaises, avec la French Tech.
   
C’est grâce à la révolution numérique que nous irons chercher la croissance, que nous amplifierons l’effet des mesures prises pour relancer notre économie. Le défi qui se présente à vous […] c’est celui de la 4e révolution industrielle.
Manuel Valls
Le 3 février 2016, au Salon des Entrepreneurs

Un nouveau modèle de financement des entreprises

 
+ de 1 milliard
d'euros : c’est le montant des prêts de développement qui seront effectivement dédiés aux usines du futur dès 2016.
Business angel, crowdfunding (financement participatif), financement obligataire des petites entreprises…  le Premier ministre a prôné de nouveaux modes de financement pour les entreprises innovantes qui ne trouvent pas leurs sources de financement via le réseau bancaire plus tourné vers les entreprises de l’économie traditionnelle. Il a rappelé à ce titre l’action de Bpifrance, chargée de porter les projets prometteurs.

Créer un cercle vertueux

"Il faut aller plus loin", et réinvestir les bénéfices au sein de ces mêmes entreprises innovantes, a expliqué Manuel Valls. Le Premier ministre a ainsi demandé à Emmanuel Macron et Michel Sapin "de mettre en place un véhicule d’investissement adapté aux entrepreneurs-investisseurs" pour que "les entrepreneurs ayant connu le succès [soient] encouragés à réinvestir dans l’écosystème des start-up".

Développer l’esprit d’entreprise

L’esprit d’entreprise doit être inculqué dès le plus jeune âge, sur les bancs de l’école. Pour préparer les élèves à la vie active, un parcours individuel de formation et de découverte du monde de l’entreprise est proposé dans tous les établissements scolaires depuis la rentrée 2015.

Des passerelles entre les jeunes et le monde de l'entreprise

Le Gouvernement a débloqué 20 millions d’euros du Programme d’investissement d’avenir (PIA) pour financer les opérations "mini-entreprise" au collège : la création et le développement d’une entreprise grandeur réelle avec l’aide d’une équipe projet composée de formateurs, de jeunes et un entrepreneur. Menés sur une période de 6 à 9 mois, ces projets permettent aux collégiens de réaliser toutes les étapes de gestion d'un projet, de la recherche de l’idée jusqu’à la vente du produit.
 
Cet effort doit se poursuivre dans l’enseignement supérieur. Le Gouvernement l'a rendu possible grâce au statut d'étudiant-entrepreneur, qui permet de se former et de mettre immédiatement en pratique les compétences acquises. Une expérience qu'ont tentée Kévin et Andréa, 21 ans et déjà chefs d'entreprise. Dans le reportage ci-dessous, ils expliquent ce que leur apporte ce nouveau statut.
 
#GrandAngle Entrepreneurs étudiants : ils témoignent
 
La France est déjà une "terre d’entreprises", dans le peloton de tête, en Europe, pour la création d’entreprises, avec 570 000 par an. Mais elle doit l’être plus encore.
Manuel Valls
Le 3 février 2016, au Salon des Entrepreneurs