Signature du CPER Champagne-Ardenne
28 août 2015 - Actualité

CPER Champagne-Ardenne : "Nous sommes à vos côtés pour travailler au développement de votre région."

Manuel Valls s’est rendu en Champagne-Ardenne, le 28 août 2015, pour la signature du contrat de plan État-Région pour la période 2015-2020. 920 millions d’euros seront mobilisés, au total, dans le cadre de ce CPER.
 
Manuel Valls était en Champagne-Ardenne, vendredi 28 août, pour la signature du contrat de plan État-Région. Le Premier ministre s’est félicité des efforts coordonnés entre l’État et les collectivités territoriales dans le "souci permanent de l’intérêt général", soulignant que ces actions s'inséraient désormais dans le "cadre repensé de la nouvelle France des territoires." Une nouvelle répartition des régions qui donne aux collectivités "plus de moyens,  plus de possibilités, pour mieux répondre aux attentes des habitants", au nombre de 5,7  millions en Champagne-Ardenne.
 
La Champagne-Ardenne, "tête de pont Ouest" au sein de la future grande région Alsace Champagne-Ardenne Lorraine, sera aussi son "poumon agricole". "Le siège de la Direction régionale de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt (Draaf) y sera implanté", a précisé Manuel Valls. 920 millions d’euros seront mobilisés pour ce territoire dans le cadre du CPER sur la période 2015-2020.
 

Quatre grands volets d’action

 
920
millions d'euros seront mobilisés dans le cadre du CPER, dont 615 millions de l’État et de la région.

Elaborées sur la base des priorités définies par le Gouvernement, les actions du CPER visent à :
 
  • réaménager les infrastructures de transports ;
  • promouvoir la transition écologique et  énergétique ;
  • développer l’économie régionale par l’innovation et la recherche ;
  • renforcer l’attractivité et l’équilibre des territoires.
     

MOBILITE DURABLE
 

Avec un programme d'investissements de 350 millions d'euros, l'État (172 millions d'euros), la région (76 millions d'euros) et les départements (71 millions d'euros) vont soutenir les opérations routières, ferroviaires et portuaires qui contribuent à renforcer le développement économique des entreprises, l’ouverture vers les régions et pays limitrophes et une meilleure accessibilité aux services des habitants de Champagne-Ardenne.

Les opérations routières sont financées à hauteur de 165,8 millions d'euros. Les projets ferroviaires, d'un montant total de 96,3 millions d’euros, visent à moderniser le réseau en s’appuyant sur deux opérations d’envergure : l’électrification de la ligne 4 "Paris-Troyes" et la remise à niveau de la ligne Charleville-Givet. Des projets qui vont "permettre aux habitants de se déplacer plus facilement grâce à des transports rapides et de qualité", s’est félicité Manuel Valls.
 

TRANSITION ÉCOLOGIQUE ET ÉNERGÉTIQUE

 
Avec 127 millions d’euros (54,29 millions de l’État et 72,78 millions de la région), le volet transition écologique et énergétique représente un cinquième des crédits du CPER. Parmi les actions concrètes, l’efficacité énergétique des logements : 50 millions d’euros sont engagés dans la rénovation énergétique des lycées, des CFA et des entreprises.

Autre sujet important, la préservation de la ressource en eau, car la Champagne-Ardenne est située en tête de bassins. Le CPER affiche des objectifs en matière de reconquête des milieux aquatiques, de lutte contre les pollutions diffuses et d’amélioration de la protection des captages d’eau potable. Budget : 36,6 millions d’euros de l’État et de la région.
 
Le CPER va aussi concentrer ses moyens sur :
 
  • le développement des énergies renouvelables (bois énergie, solaire thermique, géothermie…) ;
  • l’économie circulaire, avec le soutien aux démarches d’écologie industrielle et territoriale, l’aide à la structuration de filières de tri et de recyclage à haute valeur ajoutée ;
  • la prévention des risques naturels, avec la réalisation d’ouvrages réduisant la vulnérabilité des territoires au risque d’inondation ;
  • la reconquête de la biodiversité avec  la protection et la valorisation des milieux, la réalisation d’actions de sensibilisation aux enjeux de la biodiversité et la concrétisation du Schéma régional de cohérence écologique (SRCE) ;
  • les paysages, le patrimoine culturel et naturel. Le CPER a pour but la mise en oeuvre d'un "plan abbayes" incluant notamment la poursuite par l’État de la réhabilitation de l’ancienne abbaye de Clairvaux. 
 

ENSEIGNEMENT, RECHERCHE ET INNOVATION

 
Avec 136 millions d’euros (19,65 millions de l’État et 66,4 millions de la région) mobilisés par tous les partenaires financiers, ce CPER va permettre de mener d’importantes opérations immobilières et de soutenir la recherche.
 
Le contrat de plan 2015-2020 s’inscrit dans la continuité du CPER 2007-2014 : il soutient la création de la COMUE "Université de Champagne". Avec la rénovation de l’immobilier universitaire, les conditions de vie des étudiants et l’attractivité des établissements seront améliorées. L'État et la région, en partenariat avec d’autres collectivités, vont poursuivre le projet de Grand Campus à Reims. Les opérations de l’École supérieure du professorat et de l’éducation (Espe), du pôle ingénierie, de la Halle technologique, des laboratoires scientifiques, ainsi que de l’UFR santé font partie de objectifs du contrat de plan.

Les programmes de recherche et d’innovation seront financés à hauteur de 23,8 millions d’euros. Neuf programmes de recherche ont été retenus, dans cinq domaines :
 
  • la bioéconomie ;
  • l’optimisation des performances, de la transformation et de l’utilisation des matériaux ;
  • la création d’une offre de soins et de services aux personnes fragiles ou dépendantes ;
  • la gestion intelligente de l’énergie ;
  • les investissements en équipements. 
 

Cohésion et équilibre des territoires

 
Le Premier ministre a souligné que "l'équilibre entre les territoires est un volet fondamental" de soutien à l’aménagement et au développement du territoire régional. Au total 124 millions d’euros (dont 50,45 millions de l’État et 44 millions de la région) seront consacrés à ce volet.

L’État ciblera son intervention sur 24 villes et petites villes de la région. La région interviendra sur l’ensemble du territoire régional. Parmi les actions du CPER, la reconquête des centres-villes et des centres-bourgs fera partie des priorités. L’État et la région développent un dispositif d’appui à la reconquête du foncier et à la requalification du centre des agglomérations.
 
Les grandes régions que nous bâtissons ne doivent pas se résumer à de grandes métropoles. Il y a des espaces ruraux, des villages, des villes moyennes, des zones péri-urbaines qui doivent avoir toute leur place au sein de ce projet collectif, qui doivent bénéficier de toutes les chances de se développer.
Manuel Valls
Le 28 août 2015

Au volet territorial sont rattachés d'autres accords : contrats de ville concernant les 64 quartiers prioritaires "politique de la ville" ; contrats de bourg pour les deux villes de Joinville et Langres en Haute-Marne lauréates de l’appel à projets "centres-bourgs" de 2014 ; contrat de redynamisation du site de défense de Châlons-en-Champagne, lequel représente plus de 65 millions d’engagements financiers de la part des collectivités et est enrichi d’un "contrat d’accompagnement à la redynamisation de Châlons-en-Champagne" qui représente 39 millions de contributions publiques.
 

Le déploiement du numérique

 
Dans le domaine du numérique, le soutien financier de l'État et de la région de 23,2 millions d'euros (auxquels s’ajoutent 48,6 millions supplémentaires de l’État au titre des crédits valorisés et 24,9 millions d’euros de crédits européens) permettra de déployer le Très Haut Débit au bénéfice des particuliers comme des entreprises.

Les interventions portent sur la réalisation des travaux d’infrastructures numériques pour le raccordement des populations, des entreprises et des services publics en dehors des zones couvertes par les opérateurs privés. 60,9 millions d'euros sont engagés.
 
Une enveloppe de 11,32 millions d’euros est également inscrite pour le développement des usages, par exemple dans le domaine de la culture (inventaire d’objets religieux, portail régional du patrimoine, ouverture électronique des églises : 1,56 million d’euros de l’État et de la région). La formation bénéficiera de 7,5 millions d’euros de la région pour développer les usages du numérique.
 
L’équilibre des territoires, c’est aussi l’appui au numérique. Personne ne doit être mis à l’écart de ce qui est aujourd’hui un bien essentiel pour communiquer, s’informer, chercher un emploi, accéder à la culture, aux loisirs.
Manuel Valls
Le 28 août 2015