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  • Paris 2024 : le CIO souligne l'excellence de la candidature de Paris
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    Dans le cadre de la candidature de Paris à l’organisation des JO et paralympiques de 2024, les membres de la commission d’évaluation mandatée par le Comité international olympique (CIO) ont été accueillis du 13 au 16 mai. À cette occasion, le président de cette commission a souligné "l’excellence" de la candidature parisienne et s'est réjoui du très large soutien populaire dont elle bénéficie.

    Le Comité international olympique (CIO) désignera, le 13 septembre prochain, à Lima (au Pérou), la ville-hôte des Jeux olympiques et paralympiques de 2024. Le Président de la République et la ministre des sports se rendront sur place.
     
    Paris 2024 a franchi une étape majeure en accueillant, du 13 au 16 mai, les 13 membres de la commission d’évaluation mandatée par le CIO. Cette échéance a permis à la candidature française de présenter les sites et installations sportives du projet Paris 2024 et d’organiser de nombreux échanges techniques entre les membres de la commission d’évaluation, le Groupement d’intérêt public Paris 2024 et les représentants de ses membres fondateurs :
     
    • l’État ;
    • la Ville de Paris ;
    • la Région Ile-de-France ;
    • le Comité national olympique et sportif français (CNOSF) ;
    • le Comité paralympique et sportif français (CPSF). 
    Cette visite donnera lieu à la rédaction et à la remise, le 5 juillet prochain, d’un rapport d’évaluation préparé par la commission d’évaluation mandatée par le CIO et destiné aux membres du CIO. Ce rapport sera rendu public et diffusé à cette même date sur le site web du CIO, en même temps qu’il sera envoyé aux membres du CIO.
     

    Les engagements fermes de la candidature française

     
    Pendant trois jours, l’ensemble des parties prenantes à la candidature a pu apporter des compléments détaillés aux trois dossiers techniques remis précédemment au CIO et fournir des réponses précises, pratiques et opérationnelles, prouvant le sérieux et le haut niveau de cohérence et de cohésion du projet parisien.
     
    Les engagements et les garanties déjà formulés ont été précisés par les différents acteurs publics. Pour l’État, cela concerne notamment :
     
    • les finances ;
    • la fiscalité ;
    • la sécurité ;
    • les transports ;
    • l'exemplarité environnementale. 
    La candidature française a placé au cœur de son projet la question de l’héritage des Jeux et la volonté que tous les Français et tous les territoires puissent en bénéficier.
     
    À l’issue de cette visite, les membres de la commission d’évaluation ont déclaré avoir grandement apprécié la place majeure donnée aux athlètes et au mouvement sportif au sein de la candidature, mais également l'unité des pouvoirs publics autour de ce projet. Le président de la commission d’évaluation, Patrick Baumann, a souligné "l’excellence" de la candidature parisienne et manifesté sa satisfaction d'avoir pu ainsi constater à quel point elle fait l'objet d'un très large soutien populaire.
     
    Le 16 mai, l’affirmation d’un engagement total du pays s’est traduite par la réception de la commission d’évaluation à l’Élysée par le Président de la République, illustrant ainsi la priorité que représente cette candidature pour l’ensemble du pays, jusqu'au plus haut sommet de l'État.
     

    Les points forts de Paris 2024

     
    Suivie par plus de 170 médias français et étrangers, cette visite a offert aux acteurs de la candidature l’occasion de souligner les caractéristiques essentielles et les points forts du projet parisien :
     
    • une grande compacité des sites ;
    • des équipements et infrastructures déjà existants ;
    • une responsabilité environnementale marquée ;
    • un réseau de transport performant ;
    • un patrimoine culturel exceptionnel ;
    • un héritage fort reposant sur des valeurs de durabilité, d’inclusion sociale par le sport, d’accessibilité et de solidarité. 
    Deux principales échéances jalonnent désormais l’agenda de la candidature avant l’attribution des Jeux olympiques et paralympiques de 2024 par le CIO, le 13 septembre 2017 :
     
    • les 23 et 24 juin : célébrations nationales de l’olympisme autour de la candidature de Paris 2024 avec une célébration particulièrement spectaculaire et mobilisatrice à Paris ;
    • les 11 et 12 juillet : dernière présentation du projet Paris 2024 devant les membres du CIO à Lausanne, en présence du Président de la République et de la ministre des sports. 
    Une réflexion interministérielle autour de la future loi olympique et paralympique est également lancée depuis plusieurs mois afin que les Jeux olympiques et paralympiques de 2024 puissent être organisés en conformité avec la Charte olympique et le contrat de ville hôte.
     
  • JO à Paris en 2024 : une victoire collective pour des Jeux festifs et exemplaires
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    Paris a été désignée ville hôte des Jeux Olympiques 2024 au cours de la 131e session du Comité international olympique (CIO), le 13 septembre, à Lima.

    Le Président de la République et l’ensemble du Gouvernement sont fiers de la décision du CIO qui a choisi de confier à Paris et à la France l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024. La France "portera avec fierté les valeurs de l’olympisme de solidarité, d’excellence, d’amitié et de respect", a déclaré Emmanuel Macron.
     
    Cette victoire est le fruit de plus de deux ans de travail collectif, et d’une mobilisation sans précédent du pays autour de la candidature de Paris.
     
    Laura Flessel
    "D’abord comme sportive puis ministre, j’ai suivi pas à pas la construction de cette belle candidature. Un projet collectif, intelligent, tourné vers l’avenir et vers les attentes des Français."
    Laura Flessel, ministre des Sports
    Le 13/09/2017

     
    La tenue des Jeux à Paris bénéficiera à tout le territoire. Pour le Président de la République, c'est une opportunité formidable "pour accompagner la transformation du pays, accroître son attractivité internationale, dynamiser nos territoires et renforcer la place du sport partout en France".
     
    "100 ans plus tard, le rêve olympique devient réalité ! Ces Jeux seront un accélérateur de nos territoires", a souligné Julien Denormandie, secrétaire d'État auprès du ministre de la Cohésion des territoires.
     
    Grâce à la mobilisation du Gouvernement, les Jeux Olympiques seront exemplaires sur la maîtrise du budget, sur leur impact environnemental et social, et sur la sécurité.

    Jean Castex, conseiller maître à la Cour des comptes, a été nommé délégué interministériel aux jeux Olympiques et Paralympiques 2024, pour accompagner et coordonner l’ensemble des services de l’État.
     
  • Projet de loi « Sécurité intérieure et lutte contre le terrorisme » : garantir la sécurité des Français
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    Après son adoption en première lecture par le Sénat, le projet de loi renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme, est examiné à l’Assemblée nationale. Il vise à inscrire dans le droit commun des mesures qui permettront de lutter plus efficacement contre le terrorisme et la criminalité transfrontalière.

    Le rétablissement temporaire des contrôles systématiques aux frontières

    A la suite des attentats de Saint-Denis et du Bataclan le 13 novembre 2015, la possibilité de procéder à des contrôles systématiques de nos frontières a été temporairement rétablie, en application de l’article 25 du code Schengen qui autorise ce rétablissement en cas de menace grave pour l’ordre public ou la sécurité intérieure d’un État. Cinq autres membres de l’espace Schengen ont fait de même : la Norvège, la Suède, le Danemark, l’Allemagne et l’Autriche.
     
    Ce rétablissement a permis la surveillance et l’interception de nombreux individus signalés dans les bases de données européennes et nationales en raison de la menace qu’ils représentent (le nombre de détection dans les fichiers de police à la frontière a été multiplié par 4 depuis 2014).
     

    Garantir la sécurité des Français

    Le Gouvernement souhaite se donner les moyens de mettre fin à cette situation dérogatoire du droit commun, tout en continuant à garantir aux Français le plus haut niveau de sécurité possible.  
     
    Le code de procédure pénale prévoit d’ores et déjà des possibilités, pour les policiers, de procéder à des contrôles aux frontières, dans une zone de 20 km autour des frontières ainsi que dans les zones ouvertes au public des infrastructures de transport international (ports, aéroports, gares).
     
    Le projet de loi renforçant la Sécurité intérieure prévoit d’élargir ces possibilités de contrôles afin de lutter plus efficacement contre la criminalité transfrontalière.
     
    Ces dispositions sont en tous points conformes au droit européen, qui autorise les contrôles dès lors qu’ils ne sont pas systématiques. Elles sont également conformes aux exigences constitutionnelles.
     
    Plus précisément, l’article 10 du projet de loi propose :
    • d’élargir la zone de contrôles aux frontières intérieures : cet élargissement concerne les gares internationales, où les contrôles pourront avoir lieu non seulement dans les zones accessibles au public (ce que prévoit déjà le code pénal), mais également à leurs abords ;
    • d’étendre la durée des contrôles : actuellement, ces contrôles peuvent être effectués pendant une durée maximale de 6 heures consécutives. Le projet de loi propose de porter cette durée à 12 heures. Cette durée satisfait à l’exigence juridique de non systématicité des contrôles, que le texte rappelle expressément ;
    • d’étendre les contrôles dans un rayon maximal de 20 km autour de ce qu’on appelle les points de passage frontaliers : tous les points de passage ne seront pas concernés. Seuls le seront ceux qui seront « désignés par arrêté en raison de l’importance de leur fréquentation et de leur vulnérabilité ». Il s’agit avant tout d’assurer la sécurité de sites pouvant représenter de potentielles cibles, comme les aéroports et les ports majeurs.
     
  • Fiscalité : "Favoriser le risque, récompenser le travail, encourager la transition écologique"
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    Bruno le Maire, ministre de l’Économie et des Finances, a détaillé les mesures fiscales prévues pour le budget 2018.

    • Plan d’épargne logement 

    Conformément aux engagements de campagne du Président de la République, dès le 1er janvier 2018, le Gouvernement mettra en place le Prélèvement Forfaitaire Unique  (PFU) à 30% (ou "flat tax") pour tous les revenus du capital. Il permettra aux épargnants de choisir les produits d’épargne les plus adaptés à leur besoin ou les plus avantageux, en leur évitant de se perdre dans le maquis des dispositifs fiscaux existants. C’est donc un "gage de simplicité et de meilleur financement de notre économie", a expliqué Bruno Le Maire. Pour autant, la fiscalité de l’épargne salariale ne sera pas modifiée "car nous souhaitons que le travail soit autant récompensé que le risque", a précisé le ministre.
     
    Le Plan d’Épargne Logement est donc aussi concerné par la mise en place du PFU. Pour les PEL ouverts avant le 1er janvier 2018, les intérêts produits jusqu’à la veille du 12e anniversaire du compte resteront exonérés d’impôt sur le revenu. En revanche, les intérêts produits après douze ans seront imposés au PFU. Pour les nouveaux plans ouverts à compter du 1er janvier 2018, les intérêts produits seront imposés au PFU dès la première année.
     
    L’objectif du Gouvernement est de mettre en place un cadre économique plus favorable au marché du travail et une fiscalité "simple et stable, [qui doit] favoriser le risque et récompenser le travail, [et] encourager la transition écologique", a déclaré Bruno Le Maire.
    • Convergence de la fiscalité diesel/essence

    Le Gouvernement place la transition écologique au cœur de ses priorités, et souhaite faire évoluer les comportements des Français, notamment ceux des automobilistes. C’est un des objectifs du Plan climat lancé en juillet dernier, qui fera progressivement converger la fiscalité entre le diesel et l’essence avant 2022.
     
    L’alignement en quatre ans de la fiscalité du diesel sur celle de l’essence, annoncé par Bruno Le Maire, permet de lutter contre la pollution de l’air, enjeu majeur de santé publique qui cause près de 50 000 décès prématurés en France chaque année. "La convergence représentera une hausse de la TICPE [sur le diesel] de 2,6 centimes par litre chaque année pendant quatre ans, en plus de la hausse de la composante carbone de la taxe", a souligné le ministre.
     
    Par ailleurs, Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire, détaillera dans les jours qui suivent les mesures de fiscalité écologique, dont la trajectoire du prix carbone. 
    • Europe – GAFA

    Une entreprise qui réalise du chiffre d’affaires en Europe doit payer des impôts dans chaque pays où elle en réalise. C’est une question d'efficacité économique, d'équité fiscale et de souveraineté. C’est pourquoi la France, l’Allemagne, l’Espagne et l’Italie se sont accordés sur une volonté commune : faire payer des impôts justes et cohérents en Europe au GAFA (acronyme désignant les quatre entreprises du numérique les plus puissantes du monde : Google, Apple, Facebook et Amazon).
     
    Pour y parvenir, une harmonisation au niveau européen de la fiscalité de l’économie numérique est nécessaire, et doit aboutir rapidement. L’initiative des quatre pays européens, dont la France, sera étudiée au Conseil des ministres informel des Finances à Tallinn. "Sur la fiscalité du numérique", précise Bruno Le Maire, "nous pouvons aboutir dans des délais qui se comptent en mois, pas en années".
     
  • Irma : les priorités de l’État pour Saint-Martin et Saint-Barthélemy
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    À son arrivée le 12 septembre en Guadeloupe, Emmanuel Macron a tenu un point presse au cours duquel il a rappelé les priorités de l’État pour les îles de Saint-Martin et Saint-Barthélemy touchées par l’ouragan. Accompagné notamment des ministres de la Santé et de l’Éducation nationale, il s’est ensuite rendu sur les deux îles. À l'issue de son déplacement, il a annoncé qu'il se rendra de nouveau à Saint-Martin dans les semaines à venir.

    [Mise à jour le le 13 septembre]

    Le Président de la République a rappelé la solidarité de toute la nation face à cette catastrophe qui a touché les îles de Saint-Martin et Saint-Barthélemy, ainsi que la mobilisation totale et continue du Gouvernement : "Ce qui s’est passé (…), c’est une catastrophe naturelle dont nous ne retrouvons les précédents qu’en 1931 dans la région, c’est-à-dire quelque chose d’inédit (…). Face à cela, le Gouvernement (…) a répondu dès que l’information a été donnée donc plusieurs jours avant et constamment tout au long de cette crise. Ce que nous avons mis en place depuis le début de la crise, c’est l’un des plus grands ponts aériens depuis la seconde guerre mondiale."
     
    Le Gouvernement et les services de l’État ont pleinement anticipé la mise en œuvre de moyens d’intervention malgré le caractère inédit et incertain de cette catastrophe climatique : "Je rappelle que nous nous trouvons sur une île qui est à 250 km de la Guadeloupe et a plusieurs milliers de kilomètres  de l’Hexagone, donc compte tenu des contraintes et des incertitudes météorologiques et géographiques, il n’était pas possible d’avoir une anticipation supérieure à celle-là, et cela compte tenu même du caractère inédit de cet évènement."
     
    Désormais la priorité absolue du Gouvernement est de tout mettre en œuvre pour un retour rapide à la vie normale : "D’abord, un message de retour à la vie normale, c’est notre priorité absolue : (…) avec un retour à l’ordre public partout où nous avons connu des débordements inacceptables (…), ensuite c’est évidemment l’accès à l’eau (…), le déblayement [sur lequel] l’ensemble des services de l’État sont mobilisés [pour] l’accélérer et le coordonner (…), et un travail également pour que le téléphone et l’électricité soient restaurés".

    La problématique de l'eau et de l'électricité nécessaires au fonctionnement des usines de désalinisation a été anticipée : 
    • Dès le lendemain du passage d'Irma, avec les experts de Véolia, qui est chargée de la production et de la distribution sur les deux îles, les services de l'État ont travaillé à la fois sur la capacité de production d'eau potable localement et à la distribution d'eau ;
    •  En anticipation, des stocks de bouteilles d'eau ont été acheminés aux Antilles pour rejoindre les îles de Saint-Martin et Saint-Barthélemy au plus vite ; 
    •  Parallèlement, Véolia a identifié une unité mobile disponible à Madrid le 7 septembre, unité qui a été immédiatement réservée. Le conditionnement de cette usine mobile nécessite un gros porteur qui a été fortement sollicité et le transport interviendra le 15 septembre. Les techniciens de Véolia sur place sont prêts à la mettre en marche dès son déchargement ;
    • Les techniciens d'EDF mettent tout en œuvre pour relancer la production d'électricité, ce qui permettra de reprendre une partie de la production d'eau potable ;
    • Les militaires de la sécurité civile remettent également en marche les unités de production et de désalinisation présentes dans les hôtels (200m3 d'eau / jour pour l'Hôtel RIU) ;
    • L'acheminement et la distribution de bouteilles d'eau potable se poursuivent et couvrent le besoin quotidien en eau potable des populations locales (capacité de distribution de 150000 bouteilles / jour).
    Pour faire face aux risques d’épidémies, le Gouvernement met tout en œuvre pour communiquer auprès de la population locale la nécessité de s’approvisionner en eau.
     
    Ce retour à la vie normale passe également par la restauration des infrastructures de santé avec la création prochaine d’un dispensaire, ainsi que la réouverture rapide des écoles : "Dès la semaine prochaine nous souhaitons rouvrir, même pour quelques heures, des écoles. Aujourd’hui, arriveront des tentes gonflables qui permettent d’enseigner, nous allons organiser progressivement ce retour à la normale pour que d’ici à la Toussaint, ce soit un cycle normal qui puisse être repris pour les élèves de l’île". 

    Après avoir organisé l’évacuation des plus fragiles, le Gouvernement coordonne, en collaboration étroite avec la collectivité de Saint-Martin, les départs de tous ceux et celles qui souhaitent quitter le territoire : "Air France pleinement mobilisé, va mettre un vol supplémentaire à coût réduit aujourd’hui pour organiser ces départs (…), et c’est avec beaucoup d’humanité que je veux que, à la fois les services de l’État et de la collectivité territoriale, puissent organiser ces mouvements".  
     
    Enfin, pour que cette vie normale reprenne, le Gouvernement s’est assuré de la mise en place de procédures simplifiées et accélérées afin que les dossiers des sinistrés soient traités en priorité par les assurances : "Je souhaite que tous les sinistrés puissent avoir une réponse rapide et pragmatique et c’est une mobilisation de la nation, publique et privée, qui est ici mise en œuvre". Et de préciser, lors d'un Facebook live, le 13 septembre :  "Il y a des personnes qui sont au chômage technique, et là, on va mettre en place (un mécanisme) pour que, dès lundi prochain au maximum, on puisse avoir le paiement".
     
    La volonté du Gouvernement est aussi et d’ores et déjà de reconstruire un avenir nouveau pour les îles. Philippe Gustin a été nommé délégué interministériel afin d’assurer la coordination de la reconstruction de Saint-Martin et de Saint-Barthélemy : "Il aura tout mon soutien, et je bousculerai toutes les normes et toutes les procédures pour que le travail qui est le sien se fasse dans les meilleurs délais et réponde aux exigences légitimes de la population. Nous ferons vite, nous ferons bien et nous ferons mieux", a souligné Emmanuel Macron.
     
    Une attention particulière sera portée sur la construction des bâtiments pour que "le Saint Martin qui renaîtra de cet ouragan [ait] des constructions durables qui répondent aux exigences sismiques et environnementales car ce qu’il se passe aujourd’hui à Saint-Martin, c’est bien le résultat de constructions qu’on a laissé se faire dans des conditions qu’on n’aurait pas acceptées dans d’autres territoires de la République. Et je veux que cette reconstruction soit exemplaire et durable".
     
  • Irma : l’heure est à la solidarité et à l’action
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    Le Premier ministre a présidé, le 11 septembre, une réunion interministérielle sur la situation à Saint-Martin et Saint-Barthélemy et sur les opérations de reconstruction.

    Depuis le début, l’engagement de l’État pour venir en aide à Saint-Martin et Saint-Barthélemy, qui ont fait face à une catastrophe climatique d’une ampleur sans précédent, est total.
     
    Avant même le passage de l’ouragan, le Gouvernement et les services de l’État avaient anticipé la mise en œuvre de moyens d’intervention. 350 personnels étaient déjà en place et un effectif de 130 personnes avait été envoyé en renfort depuis la métropole et les Antilles. 48 heures après l’événement, les effectifs mobilisés atteignaient 1100 personnes sur les deux îles. Ils sont aujourd’hui 1410 (personnels de secours, gendarmes, policiers et militaires). D’ici mercredi, grâce à de nouveaux renforts prêts à être déployés depuis la Guadeloupe et la métropole, ils seront portés à 2000.
     
    Dès le 9 septembre, le Premier ministre a annoncé que 410 gendarmes et 80 policiers étaient d’ores étaient déjà sur place et qu’étaient en route 240 gendarmes mobiles, 50 hommes du GIGN, 15 hommes du GIPN et 380 militaires.
     
    L’ordre public a été rétabli et l’État a organisé l’évacuation des plus fragiles, "en particulier celle des malades qui ne pouvaient pas être pris en charge sur place par les centres hospitaliers de Saint-Martin et de Saint Barthélemy", a expliqué le Premier ministre, lors de son point presse à Matignon, le 11 septembre.

    Tout en gérant l’urgence, l’État anticipe d’ores et déjà la reconstruction et prépare le long terme. Le Premier ministre a présidé une réunion interministérielle dédiée, à laquelle ont participé les grands opérateurs de réseau : EDF, Orange,  Veolia, ainsi que l’Agence française de développement, la Caisse des dépôts et consignations et la Fédération française de l’assurance pour le volet financier de la reconstruction et l’indemnisation des sinistrés. Cette réunion se tiendra à nouveau la semaine prochaine et sera reconduite régulièrement.
     
    Pour assurer la reconstruction de l’île et permettre au plus vite le retour à une vie normale, les agents publics dont la situation personnelle le permet resteront sur place, et des renforts permettront d’assurer la continuité de l’État et des services publics.
     
    Un délégué interministériel sera nommé lors du prochain Conseil des ministres, et assurera la coordination de la reconstruction de Saint-Martin et de Saint-Barthélemy.
     
    Le Président de la République a quitté la métropole, le 11 septembre, pour se rendre sur place, accompagné des ministres de la Santé et de l’Education nationale, d’experts et d’un médecin coordonnateur pour les urgences médico-psychologiques. 
     
    Aujourd’hui, l’heure est à l’action et à la solidarité, et non à la polémique. "Tous ceux qui s’improvisent experts en gestion de crise ou en logistique exceptionnelle pour faire naître des polémiques, qui me semblent aussi inutiles que contreproductives, ne rendent service ni aux populations locales, ni à ceux qui essaient par leur travail, par leur engagement, et par la qualité professionnelle dont ils font preuve, de leur venir en secours et de leur permettre de revivre plus sereinement", a expliqué le Premier ministre, le  11 septembre.
     
    Effectifs mobilisés
    • Actuellement, 1400 personnels sont mobilisés sur les deux îles pour les secours et la sécurité. Entre les 12 et 13 septembre, 150 personnels seront déployés depuis la Guadeloupe. 316 sont en attente de transfert depuis la métropole. Près de 2000 personnes seront alors mobilisées.
    Mesures sanitaires
    • Un centre de soins de grande capacité sera mis en place dès demain à Saint-Martin. Il permettra d'accueillir, avec le renfort de médecins libéraux, un très grand nombre d’habitants qui souhaiteraient pouvoir consulter.
    • Dès l'arrivée du bâtiment Tonnerre, qui quitte Toulon demain matin, "les capacités hospitalières d'accueil seront non seulement largement suffisantes, mais en mesure de traiter la totalité des hypothèses qui pourraient se présenter".
    • Une vigilance est mise en place vis-à-vis des risques de transmissions de maladies tropicales. Des experts ont été envoyés sur place pour "évaluer les risques et proposer les mesures nécessaires" à la ministre de la Santé et au préfet. 20 spécialistes de la médecine d'urgence sont par ailleurs sur place.
    Sur l’éducation
    • L’objectif est d’assurer la reprise des cours dans des conditions normales à la rentrée de la Toussaint.
    • "Sur 21 écoles à Saint-Martin, trois restent entières, trois sont endommagées et les 18 autres devront être reconstruites". "Des tentes gonflables et climatisées de très grande capacité vont être très vite déployées".
    Approvisionnement en eau
    • A très court terme, des bouteilles d’eau sont distribuées. Elles sont en nombre suffisant et vont continuer à être acheminées.
    • Dans une phase intermédiaire, la distribution d'eau potable devrait être garantie par des citernes, qui seront positionnées sur des points de l’île accessibles.
    • Dans un deuxième temps, les usines pourront être réparées. Elles seront accompagnées d’une usine mobile de désalinisation qui sera transportée depuis Madrid jusqu'à l'île de Saint-Martin.
    "La première estimation sur un retour à la normale s'agissant de la distribution d'eau laisse à penser qu'il faudra au moins trois mois pour reconstruire et remettre en ordre les systèmes de façon satisfaisante."

    Électricité
    • 3 500 clients EDF sur 24 000 sont réalimentés.
    • Une cinquantaine de groupes électrogènes de grande capacité sont en route. 
    Télécommunications
    • La priorité d'action est de rétablir le réseau mobile en installant des sites provisoires accompagnés de générateurs.
    • En deuxième temps, viendra le rétablissement du réseau fixe et là ce sera long car il a été endommagé et les moyens pour le remettre en ordre seront importants.
     
  • Mieux cibler les contrats aidés
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    Le Gouvernement ne va pas supprimer les contrats aidés mais les cibler en priorité vers ceux qui sont les plus éloignés du marché du travail et là où ils sont indispensables à la cohésion sociale et territoriale.

    Dès son installation, le Gouvernement a constaté une forte diminution du nombre de contrats aidés programmés pour 2017 par la majorité précédente.
    • 280 000 emplois ont été programmés par la loi de finances pour 2017, contre 459 000 emplois aidés financés en 2016. 
    • 2/3 de l’enveloppe budgétaire avaient déjà été utilisés dès le premier semestre 2017. 
    Pour amortir le choc, le Gouvernement a fait le choix de créer 30 000 à 40 000 emplois aidés de plus que ce qui avait été prévu par la précédente majorité (soit un total de 310 000 à 320 000 contrats aidés financés en 2017).
     
    Pour autant, les contrats aidés ne sont pas une solution satisfaisante au problème de l’emploi. Précaires, faiblement rémunérés, ils sont en outre peu efficaces en matière d’insertion professionnelle (dans le secteur non marchand, 26% seulement des emplois aidés débouchent sur un emploi durable) alors même que leur coût est très élevé pour les dépenses publiques.
     
    La seule réponse qui vaille, c’est une transformation en profondeur de notre économie et de notre politique de l’emploi. C’est l’enjeu des ordonnances sur le travail présentées par le Gouvernement. C’est aussi celui de la réforme de la formation professionnelle et de l’apprentissage que le Gouvernement s’apprête à engager. 
     
    Il ne s’agit pas pour le Gouvernement de supprimer purement et simplement les contrats aidés, mais bien d’en optimiser l’efficacité, en les ciblant en priorité vers les bénéficiaires les plus éloignés de l’emploi, là où ils sont indispensables à la cohésion sociale et territoriale.
     
    A l’avenir, ils ont vocation à couvrir les priorités suivantes :
    • l'Éducation nationale (50 000 contrats ont été prévus pour les auxiliaires de vie scolaire (AVS) en charge de l’accompagnement des élèves en situation de handicap ;
    • l’urgence en matière sociale et de santé (hébergement social et sanitaire, secours alimentaire, accueil des personnes en situation de handicap…) ;
    • l’Outre-mer (près de 12 000 contrats au second semestre) ;
    • les contrats souscrits par les communes rurales.
    Afin de répondre au mieux aux besoins des territoires, les Préfets de région et le service public de l’emploi seront particulièrement mobilisés pour garantir la mise en œuvre des priorités en matière de contrats aidés, et éviter les "sorties sèches", en suivant les personnes dont les contrats arrivent à échéance, pour leur proposer une formation qualifiante ou un reclassement.
     
  • Irma : le temps est à l’action, à la solidarité et à l’urgence
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    L'ouragan Irma, classé au plus haut niveau de l’échelle (catégorie 5), a traversé les Antilles et frappé les collectivités françaises de Saint-Martin et Saint-Barthélemy. Des rafales ont été enregistrées à 360 km/h.

    La cellule interministérielle de crise a été activée le 5 septembre par le Premier ministre, et s’est réunie chaque jour pour faire des points de situation. A la sortie de la cellule interministérielle de crise du 7 septembre, le Premier ministre est revenu sur les moyens déployés par le Gouvernement et les services de l’État.

    Le travail de reconnaissance effectué par les secours est rendu très compliqué par les conditions extrêmement difficiles sur place.  

    L’intensité de l'ouragan est exceptionnelle, et les dégâts matériels sont considérables. 
     
    • Concernant les habitations, des toitures ont été emportées, des maisons très endommagées mais dans une proportion qui reste à déterminer. Selon la collectivité de Saint-Martin, 95% des habitations sont touchées, 60% sont inhabitables*
      *Les chiffres seront affinés au fur et à mesure de la remontée des informations.
       
    • Concernant les réseaux, l'électricité est coupée, l'eau potable est absente et l'essence indisponible. Les routes sont encombrées et très partiellement praticables, même si les premières opérations de déblaiement ont commencé. Les communications électroniques sont difficiles, les réseaux étant fortement impactés.
       
    • Concernant les principaux équipements, à Saint-Martin, le port et l’aéroport régional de Grand Case sont utilisables pour organiser l’arrivée des secours. Un avion militaire a pu se poser jeudi vers 9h. Les blocs opératoires du centre hospitalier peuvent être utilisés, malgré les dégâts subis par l’hôpital de Saint-Martin, et les moyens locaux des sapeurs-pompiers, et de gendarmerie sont fonctionnels. A Saint-Barthélemy, le fonctionnement de l’hôpital n'est pas altéré.
    Le Gouvernement et les services de l’État avaient anticipé la mise en œuvre de moyens d’intervention, et s’étaient organisés pour pré-positionner des moyens humains et sanitaires.

    Toutes les dispositions nécessaires sont prises par le Gouvernement et tous les services de l’Etat sont mobilisés pour protéger et secourir les populations, comme l’a rappelé le Premier ministre jeudi 7 septembre en conférence de presse : "Sont en train d'arriver sur les îles depuis la Guadeloupe 400 gendarmes et 400 sapeurs-pompiers militaires de la sécurité civile, des bénévoles de la Croix Rouge et une vingtaine de personnels de santé qui sont à pied d'œuvre. Depuis l'Hexagone, est en train d'être constituée une colonne de renfort de sapeurs-pompiers, un escadron de gendarmerie mobile et des techniciens chargés de l'identification des victimes qui vont incessamment se rendre sur les lieux."

    Face à l’intensité exceptionnelle du cyclone, le temps est d’abord à l’action, à la solidarité et à l’urgence. "Pour l'instant nous sommes dans la gestion de l'urgence : apporter de l'eau, de la nourriture, des soins", a rappelé Edouard Philippe sur BFMTV jeudi soir.

    Toutefois, le travail des opérations de secours et d’appui qui sont mobilisés s’inscrit dans la durée. Le Gouvernement travaille déjà à préparer l’après. La déclaration de catastrophe naturelle sera signée le 8 septembre. Une première réunion interministérielle se tiendra le même jour à Matignon pour organiser la mobilisation dans la durée, pour cette phase d’urgence comme pour la phase de reconstruction qui va suivre.

    Dès que possible, en relation avec les collectivités de Saint-Martin et de Saint-Barthélemy, des missions d’expertise seront déployées pour faire l’évaluation précise des dégâts et apporter tout l’appui requis aux collectivités. Une conférence des acteurs de la reconstruction sera également organisée.

    La qualité de la réponse qui sera apportée à cette catastrophe dépend aussi de la solidarité de l’ensemble de nos compatriotes. C’est pourquoi le Gouvernement a demandé à la Fondation de France de centraliser et de répartir les dons au profit des sinistrés. Le numéro est le 0 800 500 100.
     
  • La France, premier pays à interdire l’exploitation des hydrocarbures
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    Le ministre de la Transition écologique et solidaire a présenté en Conseil des ministres, mercredi 6 septembre, le projet de loi mettant fin à la recherche et à l’exploitation des hydrocarbures conventionnels et non conventionnels (gaz de schiste, sables bitumineux…).

    Le projet de loi mettant fin à la recherche et à l’exploitation des hydrocarbures est la première traduction concrète du Plan climat, présenté par le ministre de la Transition écologique et solidaire en juillet dernier. Il est "un signal fort, alors que nous savons tous que pour respecter l’Accord de Paris et maintenir le réchauffement de la planète en dessous de 2°C, il faut laisser plus de 80 % des ressources fossiles connues dans le sous-sol" a rappelé Nicolas Hulot.

    La France devient ainsi le premier pays au monde à interdire la recherche et l’exploitation des hydrocarbures sur son territoire. Pour mémoire, la production nationale de pétrole et de gaz en France représente 1 % de la consommation nationale. "Avec ce projet de loi, la France assume son rôle de chef de file dans la lutte contre le changement climatique et encourage d’autres pays à la rejoindre dans son engagement, dans la continuité de l’Accord de Paris" a déclaré le ministre de la Transition écologique et solidaire.
     

    Ce texte inscrit dans le droit l’interdiction de la recherche et de l’exploitation des gaz de schiste et permet la sortie progressive et irréversible de la production de pétrole et de gaz sur le territoire français à l'horizon 2040.

    • Les concessions d'exploitation existantes ne pourront pas être renouvelées au-delà de 2040 et aucun nouveau permis de recherche d'hydrocarbures ne sera attribué. Pour autant, les situations légalement acquises seront respectées.
    • A partir du moment où est interdite la recherche d’hydrocarbures et où aucun permis d’exploration de gaz de schiste n’a été délivré à ce jour, aucune exploitation de gaz de schiste ne sera plus possible en France
    L’arrêt de la production nationale se déroulera par étape et de façon concomitante à la baisse de la consommation d’énergies fossiles, qui sera favorisée par d’autres mesures du Plan Climat comme celle qui concerne la fin de la vente de voitures fonctionnant au pétrole ou au gaz d’ici 2040.
     
    Désormais "les choses sont claires, il y a le passé, des permis qui ont été accordés et dont la fin est programmée, et l’avenir, qui est un monde sans énergies fossiles" a expliqué Nicolas Hulot.
     
     
     
  • Ouragan Irma : solidarité nationale et engagement total pour faire face à l’ampleur des dégâts
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    Le Gouvernement est pleinement mobilisé face à la gravité de la situation. Toutes les dispositions sont prises et tous les services de l’État sont mobilisés pour protéger les populations. Une cellule interministérielle de crise a été activée le 5 septembre par le Premier ministre.

    Le cyclone Irma, classé catégorie 5 (la plus haute de l’échelle), a traversé les Antilles et frappé les collectivités françaises de Saint-Martin et Saint-Barthélemy. Des rafales ont été enregistrées à 360 km/h. D’importants dégâts ont été enregistrés.
     
    La cellule interministérielle de crise a été activée par le Premier ministre. Deux numéros d’information ont été mis en place.
     
    Mercredi 6 septembre, le Président de la République a rejoint la cellule de crise, accompagné de plusieurs membres du Gouvernement pour faire un point de situation. "Il est trop tôt pour tirer un bilan chiffré. Mais il sera dur et cruel. Nous aurons à déplorer des victimes. Les dégâts sont considérables", a déclaré Emmanuel Macron. 
     
    La solidarité nationale est pleinement engagée, et le Gouvernement souhaite mettre tout en œuvre pour répondre à la situation d’urgence dans laquelle se trouvent les îles. A ce titre, un fonds d’urgence et un plan national de reconstruction sera mis en place.
     
    Par ailleurs, la ministre des Outre-Mer s'est rendue mercredi soir en Guadeloupe, avant de se rendre à Saint-Martin et Saint-Barthélemy, afin d’apporter de nouveaux renforts humains et matériels.
     
  • Rendez-vous de Grenelle : une analyse approfondie du marché du travail
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    La première édition des Rendez-vous de Grenelle a eu lieu au ministère du Travail, mardi 5 septembre. Ces rendez-vous trimestriel proposent une analyse approfondie de la situation du marché du travail en substitution des commentaires mensuel des chiffres du chômage. Un moyen d’enrichir la qualité du débat public sur les sujets du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle.

    Se concentrer sur le taux de chômage BIT pour permettre les comparaisons


    Le Gouvernement a fait le choix de ne plus commenter le chiffre du nombre de demandeurs d’emploi publié chaque mois par Pôle Emploi. En raison de sa périodicité mensuelle, cette statistique est très volatile (notamment du fait de la fluctuation des inscriptions à Pôle Emploi) et ne reflète pas les tendances de fond de l’évolution du marché du travail. C’est la raison pour laquelle elle n’est pas utilisée dans les comparaisons internationales, qui se basent plutôt sur le taux de chômage tel que défini par le BIT, et publié chaque trimestre par l’Insee. La ministre du Travail commentera désormais le taux de chômage trimestriel, permettant la comparaison internationale et la mise en perspective.
     

    Apporter au débat public un diagnostic complet du marché du travail


    Mais le taux de chômage n’est pas le seul indicateur qui doit être regardé. Le dynamisme des créations d’emploi ou d’entreprises, l’évolution des salaires ou de la qualité de l’emploi constituent autant d’informations qu’il faut savoir interpréter pour donner du sens aux chiffres de l’emploi. Aussi la ministre du Travail a-t-elle fait le choix d’un rendez-vous trimestriel, "Les Rendez-vous de Grenelle", pour apporter au débat public un diagnostic complet et robuste de la situation du marché du travail, de la conjoncture et des perspectives d’évolution, fondé sur l’analyse d’une quarantaine d’indicateurs.

    Ce choix fait aussi écho à la volonté du Gouvernement d’inscrire son action de transformation dans le temps long. Conformément à l’objectif porté par le président de la République et le Premier ministre, cette transformation vise à sortir le pays du chômage de masse. Parce que ces transformations sont profondes, elles ne sauraient produire des effets immédiatement.
     

    Les 5 faits saillants de la situation du marché du travail au 2ème trimestre 2017


    Pour le 2ème trimestre, 5 faits saillants caractérisent la situation du marché du travail en France :
    1. La progression de l’emploi salarié privé se renforce, et confirme la bonne dynamique enclenchée depuis 2015. 91 700 emplois salariés ont été créés dans le secteur privé par rapport au 1er trimestre 2017. Sur 1 an, on compte 291 000 nouveaux emplois.
    2. Tous les secteurs sont concernés par l’amélioration de l’emploi salarié privé. Les créations nettes d’emploi concernent principalement les services marchands hors intérim (+52 300 postes), mais aussi par l’intérim (+27 700 postes).
    3. Le taux de chômage continue à se replier, et continue à baisser au 2ème trimestre. Il recule de 0,1 point. Il s’établit, au sens du BIT, à 9,5 % de la population active.
    4. Les salaires réels rebondissent légèrement.
    5. Les déclarations d’embauche de plus d’un mois sont en nette augmentation (+3,6 % par rapport au premier trimestre, +7,9 % sur un an), en particulier les embauches en CDI (+ 12,2 % de CDI sur un an).
    En France, l’environnement économique est favorable. La croissance du PIB a été de 0,5 % pour le troisième trimestre consécutif.
     
     
  • Cession de titres ENGIE : une opération destinée à financer l’innovation
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    Cette cession s’inscrit dans le cadre d’une gestion dynamique du portefeuille de l’État actionnaire, respectueuse de ses intérêts patrimoniaux et stratégiques.

    L’Agence des Participations de l’État (APE) a réalisé une cession de titres ENGIE pour un montant total de 1,53 milliard d'euros, correspondant à la cession d’une participation d’environ 4,5% du capital de l’entreprise.
     
    Le Gouvernement se félicite du succès de cette opération, première étape d’un plan de cessions d’actifs destiné à alimenter, dès que celui-ci sera constitué, le fonds pour l’innovation souhaité par le Président de la République.
     
    "Cette cession d’actifs s'inscrit pleinement dans la politique du Gouvernement : gérer de manière plus active les participations de l’État pour employer ces ressources là où elles seront les plus utiles. En l’occurrence, mieux financer l’innovation en préservant l’influence que l’État exerce au sein d’ENGIE", a déclaré Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances.
     
    L’État reste l’actionnaire de référence du groupe ENGIE et demeure pleinement engagé aux côtés de l’entreprise pour l’accompagner dans la mise en œuvre du plan de transformation du groupe, annoncé en 2016. De plus, l’État réaffirme son entière confiance dans le management et les salariés d’ENGIE.