Manuel Valls lors de la visite de l'usine Lesieur à Bassens
15 janvier 2016 - Actualité
Contenu publié sous le Gouvernement Valls II du 26 Août 2014 au 10 Février 2016

"L’État sera à vos côtés, aux côtés des agriculteurs, des industriels, pour vous permettre de relever les défis du secteur"

Manuel Valls a inauguré, le 15 janvier, l’usine Lesieur de Bassens, près de Bordeaux. A cette occasion, le Premier ministre a mis en avant la réussite industrielle du groupe Avril, qu'il a encouragé à poursuivre ses efforts en faveur de l’emploi des jeunes en signant une convention de partenariat dans le cadre de la charte "Entreprises et Territoires".
 
La réussite du groupe Avril, acteur industriel et financier des filières françaises des huiles et protéines végétales, tient à son organisation en pôle agro-industriel de pointe. L’intégration de l’usine Lesieur complète d'ailleurs l’organisation du groupe en filière allant de la production de graines à leurs multiples transformations (biocarburants, tourteaux, huiles, produits de la chimie verte). "Vous êtes un exemple de la capacité de l’industrie française à se diversifier", a expliqué le Premier ministre, saluant la présence, sur un site unique, "de tous les métiers et les débouchés du groupe".

Un engagement fort en faveur de l’emploi

Sur le plan de l’emploi, qui est surtout local, Avril souhaite renforcer son engagement en faveur des jeunes issus des quartiers de la politique de la ville. "Vous êtes par nature très actifs en matière de création d’emplois dans le monde rural. Et je veux vous féliciter : vous devenez, aujourd’hui, le 60e signataire de la charte Entreprises et Territoires", a souligné le Premier ministre aux côtés de Stéphane Le Foll  et Patrick Kanner. En signant cette charte, Avril manifeste sa volonté de travailler en bonne intelligence avec l’État et la collectivité pour accompagner le développement économique et social des quartiers populaires. Il emploiera, d’ici à 2018, deux fois plus d’alternants. Soulignant l’engagement de groupes comme Airbus, Groupama, Nestlé ou encore UGC, Manuel Valls a fait part de son souhait "d’impliquer encore plus d’entreprises dans cette démarche, et notamment des PME".

Un engagement en faveur de la lutte contre le dérèglement climatique

"Si l’agriculture est une cause du réchauffement climatique, elle en est aussi une victime, et une partie de la solution", a déclaré Manuel Valls, considérant l’activité du groupe Avril exemplaire en matière de protection de l’environnement. 

En effet, la production d’énergie renouvelable de l’industriel contribue au fait que "plus de 7% du diesel consommé en France est issu de graines végétales". Mais c’est aussi la valorisation des déchets tout au long de la production qui permet de diminuer la consommation d’énergie et de réduire les émissions de gaz à effet de serre. "L’usine assure ainsi sa propre autonomie énergétique avec une chaudière alimentée grâce au décorticage des graines de tournesol !", a souligné le Premier ministre.

Le Gouvernement soutient l’agriculture et l’industrie

"Les producteurs de grandes cultures méritent la reconnaissance de la Nation et le soutien de l’État ; et l’État sera à vos côtés, aux côtés des agriculteurs, des industriels, pour vous permettre de relever ces défis". Le Gouvernement n’a eu de cesse d’agir pour l’agriculture. Ainsi, le plan de soutien aux filières d’élevage du 3 septembre dernier permet aux éleveurs en difficulté de bénéficier d’allègements de charges sociales, fiscales et bancaires supplémentaires. Un point sur les engagements de ce plan est prévu prochainement avec le président de la FNSEA afin d’examiner  "d’éventuelles mesures complémentaires", a annoncé Manuel Valls. Le pacte de responsabilité et de solidarité permet lui aussi "de baisser les charges, simplifier les normes, encourager l’investissement et l’innovation afin de rendre les élevages français plus compétitifs", a-t-il poursuivi.
 
Le Gouvernement entend également soutenir les industries agricoles afin "d’encourager le recours aux biocarburants, y compris à ceux dits de première génération qui sont indispensables si l’on veut développer les énergies renouvelables dans les transports". La France s’est notamment mobilisée, en Europe, pour que la part de ces biocarburants ne descende pas en dessous de 7%.  C’est notamment pour cela qu’à la demande du président de la République, "nous avons autorisé la mise sur le marché du B8 à compter du 1er janvier 2015. Et je vous annonce aujourd’hui que nous avons l’accord de la Commission européenne sur cette disposition, unique dans l’Union européenne ; en attendant – et la France restera mobilisée – de pouvoir incorporer jusqu’à 10% de biocarburants dans le gazole. Pour cela, enfin, que nous avons introduit l’incorporation obligatoire de biocarburants dans le gazole dit non routier", a résumé Manuel Valls.
 
Enfin, le Premier ministre a insisté sur la nécessité de resserrer les liens entre la recherche et les applications industrielles pour faire évoluer les systèmes de production. "C’est la clé pour réduire le recours aux engrais et pesticides, pour améliorer le stockage du carbone dans les sols, préserver la biodiversité, ou encore développer les productions riches en protéines", a-il expliqué, rappelant que la France se mobilisera au niveau européen dans le cadre de la future Politique agricole commune (PAC), et à l’échelle internationale avec "le projet 4 pour mille" dont l’objectif est de compenser les émissions de gaz à effet de serre.
 
[L'essentiel] Inauguration de l’usine Lesieur de Bassens (Gironde)