23 septembre 2014 - Actualité

"Face au terrorisme, il faut être particulièrement déterminé."

Manuel Valls, en déplacement officiel en Allemagne, était l'invité de la matinale d'Europe 1 en direct de Berlin. L'occasion pour le Premier ministre de s'exprimer sur la menace terroriste qui pèse sur la France, la prise en otage d'un ressortissant français et l'intervention en Irak.
 
L'interview de Manuel Valls en direct de Berlin
 

"Aucune négociation" avec les ravisseurs d’Hervé Gourdel
 

La France n'engagera "aucune discussion, aucune négociation" avec les ravisseurs d'Hervé Gourdel, le ressortissant français enlevé en Algérie, a déclaré Manuel Valls, précisant qu'il ne faut "jamais céder au chantage. Même si évidemment nous sommes très inquiets après l'authentification de cette vidéo". Mais "c'est toute la perfidie du terrorisme que d'avoir recours au chantage, à la mort, de menacer. Si on cède, si on recule d'un pouce, on lui donne cette victoire", a-t-il expliqué. "Je veux convaincre nos concitoyens, non pas leur faire peur, mais les convaincre que jamais nous n'avons fait face à une telle menace, en France et en Europe", a tenu à souligner Manuel Valls.

Hervé Gourdel a été enlevé dimanche 21 septembre en Algérie, dans la région de Tizi-Ouzou. La vidéo comportant des images de l'otage français a été authentifié le lendemain. Tout est actuellement mis en œuvre par la France, en concertation étroite avec les autorités algériennes, pour obtenir sa libération.



Intervention en Irak
 

"La France est une grande nation qui assume totalement ses responsabilités", a répondu le Premier ministre à propos d'une poursuite des frappes française en Irak. "Ces frappes, cet engagement vont évidemment se poursuivre", a-t-il dit. Manuel Valls a également indiqué qu'il donnerait mercredi au Parlement "les explications, les fondements, les buts" de ces frappes.

Les avions français ont mené une première frappe contre un dépôt logistique des terroristes de l’organisation Daech dans le nord-est de l’Irak vendredi 19 septembre au matin. Cette première opération faisait suite à la décision du président de la République de répondre à la demande des Autorités irakiennes et de leur accorder le soutien aérien nécessaire pour lutter contre le terrorisme. En aucun cas il n’y a de troupes françaises au sol, il s'agit seulement de frappes aériennes.

Le 15 septembre, le ministère français des Affaires étrangères a accueilli la conférence internationale pour la paix et la sécurité en Irak. Les 30 pays et organisations participants ont souligné l’urgente nécessité de mettre un terme à la présence de Daech (EIIL) dans les régions où il a pris position en Irak. La France soutient politiquement le nouveau gouvernement irakien, et s'est engagée à maintenir, voire accroître si besoin, son aide humanitaire en Irak. Les exactions de Daech ont entraîné le déplacement de près de 2 millions de personnes. "En ce moment il fait terriblement chaud, dans quelques semaines il fera terriblement froid", rappelait le 15 septembre Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et duDéveloppement international, sur France inter. 

Infographie sur l'aide humanitaire française en Irak. Objectif : répondre aux besoins de survie immédiats des populations déplacées du nord de l'Irak et menacées par l'État islamique. Via des vols humanitaires : vols organisés par la France depuis le 10 août 2014 dans le cadre du pont aérien humanitaire décidé par l'Union européenne à la demande de la France. 77 tonnes de fret : Eau et produtis de première nécessité, tentes et couvertures, kits de cuisine, groupes électrogènes, médicaments.