Photo d'une femme second mécanicien sur un bateau

Les mesures en faveur de l'égalité femmes-hommes

Mis à jour le 15 mai 2017
Les droits des femmes sont une priorité du Gouvernement. A la loi du 4 août 2014 sur l'égalité réelle entre les femmes et les hommes, s'ajoute un ensemble de mesures destinées à promouvoir le respect de ces droits et la juste représentation des femmes dans la société française.
Contenu publié sous la présidence de François Hollande du 15 mai 2012 au 15 Mai 2017
Engagement8 mars 2012A l'occasion de la Journée internationale des droits des femmes, François Hollande, candidat à l'élection présidentielle, présente ses 40 engagements pour l'égalité femmes-hommes. Ils sont regroupés en 8 thématiques : la création d’un ministère des Droits des femmes, l’égalité professionnelle, la lutte contre la précarité, l’éducation et la sensibilisation contre le sexisme, la mise en place d’un service public de la petite enfance, le renforcement de la parité, la lutte contre les violences, l’accès à la contraception et à l’avortement.
Harcèlement 7 août 2012La loi relative au harcèlement sexuel du 7 août 2012 apporte une protection renforcée des victimes, une définition plus précise du délit et une sécurité juridique.
Comité30 nov. 2012Le Comité interministériel aux droits des femmes se réunit. Cela faisait douze ans qu’un comité interministériel autour de la problématique du droit des femmes ne s’était pas réuni. Il permet de définir les actions d'un plan d'actions 2013-2017 mettant les droits des femmes au cœur des politiques publiques. Un second CIDDF s'est tenu en janvier 2014.
Décret18 déc. 2012Le décret relatif à la mise en œuvre des obligations des entreprises pour l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes renforce le dispositif de pénalité qui pèse sur les entreprises ne respectant pas leurs obligations en matière d’égalité professionnelle.
Circulaire23 août 2013Deux circulaires sont signées par le Premier ministre. Ces deux textes permettent la prise en compte des droits des femmes au niveau législatif et encouragent une parité accrue dans l'administration.
Violences nov. 2013Le 4e plan interministériel de prévention et de lutte contre les violences faites aux femmes (2014-2016) prévoit un doublement des moyens dédiés : 66 millions d'euros sur trois ans.
Loi4 août 2014La loi sur l'égalité réelle entre les femmes et les hommes est promulguée.
Accès à l'IVG16 janvier 201540 ans après la promulgation de la loi Veil, Marisol Touraine et Pascale Boistard ont présenté le programme national d’action pour améliorer l’accès à l’IVG en France. Ce programme vise à améliorer l’information des femmes sur leurs droits, simplifier et améliorer le parcours des femmes qui souhaitent avorter et garantir une offre diversifiée sur l’ensemble du territoire. Il s’articule autour de 8 mesures fortes.
HCEfh16 avril 2015Le Haut Conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes (HCEfh) a remis, le 16 avril 2015, son rapport sur le harcèlement sexiste et les violences sexuelles dans les transports en commun à Marisol Touraine et Pascale Boistard.
Stop ça suffit09 novembre 2015Sur la base des recommandations du Haut Conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes (HCEfh), le Gouvernement a présenté, le 9 juillet 2015, un plan national de lutte de 12 engagements contre le harcèlement sexiste et les violences sexuelles dans les transports en commu, axé autour de 3 grandes priorités : Prévenir, Réagir et Accompagner. Une grande campagne gouvernementale sensibilisation est déployée depuis le 9 novembre ; elle sera diffusée dans tout le pays jusqu'au début 2016 grâce aux opérateurs de transport, mairies, agglomérations ou afficheurs partenaires qui se sont engagés aux côtés du Gouvernement pour dire "Stop, ça suffit".
5e plan (2017-2019)25 novembre 2016Le 5e plan de mobilisation et de lutte contre les violences (2017-2019) traduit l’engagement de l’État pour permettre aux femmes victimes de violences, d’accéder à leur droit d’être protégées et accompagnées, pour sortir des violences et se reconstruire. Le plan fixe 3 objectifs : 1. Sécuriser et renforcer les dispositifs qui ont fait leurs preuves pour améliorer le parcours des femmes victimes de violences et assurer l’accès à leurs droits. 2. Renforcer l’action publique là où les besoins sont les plus importants. 3.Déraciner les violences par la lutte contre le sexisme, qui banalise la culture des violences et du viol

De quoi s'agit-il ?

Un monde meilleur est un monde dans lequel les femmes ont les mêmes droits que les hommes
François Hollande
Président de la République (08/03/2017)


Pour faire reculer réellement ces inégalités persistantes, le Gouvernement a engagé depuis 2012 une démarche nouvelle et transversale pour transformer l'égalité des droits en égalité réelle. Toutes les politiques publiques sont concernées, et l’égalité est aussi envisagée comme un moteur pour l’emploi, la croissance et le redressement de notre pays.

Lutter contre le harcèlement et les violences sexuelles

Assurer la sécurité des femmes dans les transports en commun


Dans le cadre de la lutte contre le harcèlement sexiste et les violences sexuelles dans les transports en commun, une étude conduite par le Haut Conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes (HCEfh) montre que l’ensemble des femmes ont un jour été victimes de harcèlement sexiste ou d’une agression sexuelle dans les transports en commun. L'étude internationale de Yougov montre que 85% des Parisiennes pensent qu’elles ne seraient pas aidées en cas d’agression dans le métro.

Le Gouvernement a décidé de se saisir du sujet pour réaffirmer la liberté des femmes qui doivent se sentir en sécurité tout le temps et partout. Le 9 juillet 2015, un plan ambitieux reprend les principaux axes du rapport du HCEfh.

Les 12 engagements du plan s'articulent autour de 3 grandes priorités qui sont : Prévenir, Réagir et Accompagner pour lutter efficacement et durablement contre le harcèlement sexuel et les violences sexistes dans les transports en commun.

3117
n° d'urgence de la SNCF pour les cas de violences

Par ailleurs, des moyens ont été mis à disposition des témoins d'agression pour faciliter l'alerte et le signalement d'actes d'agressions. C'est le cas des services d'alerte téléphoniques avec des numéros d'urgence: 31 17 pour la SNCF et 32 46 pour la RATP. Depuis fin 2015, il est possible de réagir avec plus de discrétion face à une situation ou un comportement dangereux en envoyant un SMS au 31 17 7, numéro de la SNCF.
 


Le harcèlement sexuel est puni par la loi


La loi relative au harcèlement sexuel du 7 août 2012 apporte une protection renforcée des victimes, une définition plus précise du délit et une sécurité juridique. Le harcèlement sexuel est "le fait d'imposer à une personne, de façon répétée, des propos ou comportements à connotation sexuelle qui soit portent atteinte à sa dignité en raison de leur caractère dégradant ou humiliant, soit créent à son encontre une situation intimidante, hostile ou offensante", indique la loi. Répété et même non répété, il est puni de 2 à 3 ans d'emprisonnement et de 30 000 à 45 000 euros d'amende.

La loi protège également les femmes victimes sur leur lieu de travail en précisant qu'"aucun salarié, aucune personne en formation ou en stage […] ne peut être sanctionné, licencié ou faire l'objet d'une mesure discriminatoire […] pour avoir subi ou refusé de subir des faits de harcèlement sexuel".

Enfin, la loi prévoit que le harcèlement moral est désormais réprimé de la même peine que le harcèlement sexuel.

La lutte contre les violences faites aux femmes

Les violences envers les femmes s’exercent dans la sphère familiale, au sein du couple, mais aussi dans l’espace public ou dans l’univers professionnel.

Elles peuvent prendre différentes formes : agressions sexuelles, viols, violences psychologiques, mutilations sexuelles, violences physiques, mariages forcés.

Elles touchent tous les milieux et tous les âges.

Les violences faites aux femmes sont désormais mieux connues et davantage dénoncées. Mais bien que la tolérance sociale diminue, les violences demeurent massives. Chaque année, 217 000 femmes se déclarent victimes de violences conjugales - physiques ou sexuelles -, soit plus de deux fois et demi de plus que les hommes.

Depuis 2012, le Gouvernement agit avec détermination pour faire reculer les violences faites aux femmes et mieux protéger les victimes. Des progrès considérables ont été réalisés grâce au 4ème plan de prévention et de lutte contre les violences faites aux femmes (2014-2016).

Lancé le 23 novembre 2016, le 5e plan de mobilisation et de lutte contre toutes les violences faites aux femmes (2017-2019) propose des actions spécifiques pour mieux accompagner les victimes de violences sexuelles (travail sur les conditions des plaintes des victimes, facilitation du constat de preuves, poursuite de la formation des professionnels...).

Ce 5e plan était accompagné d'une campagne visant à déconstruire les stéréotypes qui banalisent et légitiment ces violences, et pour la première fois, le viol.

Le plan fixe 3 objectifs :
 
  1. Sécuriser et renforcer les dispositifs qui ont fait leurs preuves pour améliorer le parcours des femmes victimes de violences et assurer l’accès à leurs droits;
     
  2. Renforcer l’action publique là où les besoins sont les plus importants ;
     
  3. Déraciner les violences par la lutte contre le sexisme, qui banalise la culture des violences et du viol.

Des réponses immédiates contre la violence faite aux femmes

Une meilleure prise en charge


L’action publique se réorganise profondément autour du principe d’une réponse systématique et complète pour chaque violence déclarée.

  •  39 19 "Violences Femmes Info" cette plateforme d'écoute et d'orientation téléphonique est disponible 7 jours sur 7 et l'appel est gratuit et anonyme. 50 000 appels traités chaque année.
     
  • Pour mieux accompagner les victimes et renforcer leur protection, un protocole national relatif au traitement des mains courantes a instauré le principe d’une enquête pénale après dépôt de plainte et le déclenchement d’une enquête après une simple déclaration sur main courante. En outre, le 25 novembre 2014, Christiane Taubira a envoyé une circulaire d'orientation de politique pénale en matière de violences au sein du couple, à tous les parquets.
     
  • 1 550 places d’hébergement d’urgence ont été créées.
     
  • Plus de 300 000 professionnel(le)s ont été formé(e)s.
     
  • La loi du 4 août 2014 a apporté 3 améliorations législatives pour mieux protéger les femmes étrangères : exonération des taxes et droits de timbre sur les titres de séjour ; clarification des dispositions permettant le renouvellement de la carte de séjour victime de violences conjugales ; la rupture de vie commune n'est plus un motif de refus de délivrance d'une carte de résident à une victime de violences conjugales.

Une meilleure protection

 
  • L’ordonnance de protection a été renforcée en passant de 4 à 6 mois.
     
  • L’éviction du conjoint violent du logement est enfin devenue la règle.
     
  • Le dispositif Téléphone Grand Danger (TGD) a été généralisé : il permet à la victime de violences ou de viols de joindre une plateforme d’assistance accessible 7j/7 et 24h/24. L’intervention des forces de l’ordre est immédiate. Outre la protection physique de la victime, le TGD permet une prise en charge globale de la victime par tous les acteurs locaux (associations, conseil général, mairie, services sociaux…).
     
  • L'État a conclu avec le Cnous, le 25 novembre 2014, une convention relative à l’hébergement d’urgence des étudiantes victimes de violences. Le Cnous s'est aussi engagé à renforcer son soutien aux victimes.
     
  • Plusieurs mesures de la loi Alur simplifient l'accès au logement social des victimes : la demande de logement social est désormais prise en compte dès lors que le juge aux affaires familiales est saisi ; l’existence d’un bail au nom du couple ne fait plus obstacle à l’attribution d’un logement social à l’un des deux conjoints ; l’ancienneté de la demande de logement social est conservée même si cette demande a été antérieurement présentée par les deux membres du couple.

Enquête "VIRAGE" : agir en connaissance de cause


La violence est hétérogène dans ses formes : verbales, physiques, sexuelles... Elle s'exprime aussi différemment selon les lieux : famille, travail, espaces publics… Pour agir contre la violence, les pouvoirs publics ont besoin d'être informer sur ce phénomène complexe.

L’enquête "Violences et rapports de genre" (Virage), conduite par l'Institut national d'études démographiques (Ined) vise à décrire cette diversité dans l'objectif de dégager une typologie des violences afin d'éclairer et d'adapter les actions de prévention aux réalités vécues

L'IVG, un droit réaffirmé et plus accessible

Près de 220 000 femmes avortent chaque année en France. La plupart ont accès à l’interruption volontaire de grossesse (IVG) sans difficulté, mais certaines sont mal orientées ou mal prises en charge. Depuis 2012, le Gouvernement a pris plusieurs mesures pour protéger et renforcer le droit à l'IVG :

  • Depuis le 1er avril 2016, remboursement à 100% de l'ensemble du parcours IVG (consultations, analyses, échographies...)
     
  • Lancement du site d'informations ivg.gouv.fr pour contrer les informations mensongères anti-IVG sur le web.
     
  • Le lien entre l'État et le Planning familial conforté par une convention pluriannuelle de financement conclue en 2013.
     
  • La loi du 4 août 2014 a clarifié le délit d'entrave à l'IVG et supprimé la notion de détresse dans le cadre d’une demande d’IVG.

Le 16 janvier 2015, à la veille du 40e anniversaire de la promulgation de la loi Veil, Marisol Touraine et Pascale Boistard ont présenté le Programme national d'action pour améliorer l'accès à l'IVG  en France. Ce programme vise à :

  • améliorer l’information des femmes sur leurs droits,
     
  • simplifier et améliorer le parcours des femmes qui souhaitent avorter,
     
  • garantir une offre diversifiée sur l’ensemble du territoire.
Il s’articule autour de 8 mesures fortes.
 
  1. Création d'un numéro national d'appel : le 0800 08 11 11. Il est anonyme, non surtaxé et ouvert tous les jours. Il répond à toutes les femmes à la recherche d’une information, d’une orientation, d’un conseil et d’un accompagnement dans le domaine de la santé sexuelle et reproductive (sexualité, contraception, IVG).
     
  2. Une campagne nationale d’information "Mon corps, mon choix, mon droit", lancée en septembre 2015, fait connaitre ce numéro national d’appel et les outils web à disposition, dont le site www.ivg.gouv.fr. Cette campagne porte sur la sexualité, la contraception et le droit d’interrompre une grossesse non désirée.

  3. Améliorer la prise en charge financière de l'IVG pour une gratuité complète de l’IVG et des actes associés. Cela passe, par exemple, par le remboursement intégral des examens de biologie médicale, échographies et consultations de recueil du consentement.
     
  4. Formalisation d'une procédure pour les IVG entre 10 et 12 semaines de grossesse pour une prise en charge rapide.
     
  5. Formalisation d'un plan d'accès à l'avortement dans chaque région par les agences régionales de santé (ARS). Le plan régional type prévoit l’intégration de l’activité d’IVG dans les contrats d’objectifs et de moyens qui lient les ARS aux établissements de santé.
     
  6. Possibilité pour les centres de santé de réaliser des IVG instrumentales pour renforcer l'offre de proximité et proposer un réel choix de la méthode aux femmes qui souhaitent interrompre une grossesse.
     
  7. Faciliter le recrutement des praticiens contractuels réalisant des IVG dans les établissements de santé.
     
  8. Mettre en place une commission sur les données et la connaissance de l'IVG pour un meilleur partage de l'information par les professionnels.
La loi Santé propose aussi de nouvelles avancées. Les sages-femmes peuvent désormais pratiquer des IVG médicamenteuses et la généralisation du tiers-payant permet de ne pas avoir à avancer les frais relatifs à leur IVG.

L'égalité des droits au cœur de l'action gouvernementale

Le 24 août 2013, deux circulaires ont été publiées afin de mettre les droits des femmes et l’égalité femmes-hommes au cœur des politiques publiques.

La première circulaire pose le principe de l’examen systématique de l’impact en termes d’égalité lors de l’élaboration des textes normatifs. Les études d’impact seront enrichies d’un volet égalité femmes-hommes qui permettra d’intégrer cette préoccupation dans l’ensemble de la production normative de l’État. La circulaire s’applique aux projets de loi et de décret présentant des enjeux en termes d’égalité.

La seconde circulaire rappelle aux ministres le devoir d’exemplarité de l’État en ce qui concerne les nominations aux emplois dirigeants et supérieurs et les invite à une mise en œuvre volontariste des objectifs fixés par la loi en ce qui concerne la représentation équilibrée dans l’encadrement supérieur de la fonction publique pendant tout le quinquennat. Fin 2014, les femmes étaient majoritaires dans les fonctions publiques d’État (FPE) et territoriale (FPT) mais elles occupaient, respectivement, que 27 et 28% des emplois de direction. Cependant, dans la fonction publique hospitalière (FPH), les femmes sont à parité (50%) dans les emplois de direction, d’après l’Insee.  

La parité également au niveau local
La loi du 31 janvier 2007 tendant à promouvoir l'égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives a introduit la parité, notamment dans les conseils municipaux des communes de 3 500 habitants et plus.

La loi du 17 mai 2013 relative à l’élection des conseillers départementaux, des conseillers municipaux et des conseillers communautaires rend désormais obligatoire la parité pour les communes de 1 000 habitants et plus, en introduisant le scrutin de liste pour ces communes. Elle rend également obligatoire la parité pour l’élection des conseillers communautaires dans ces mêmes communes.

La parité est maintenant une réalité au niveau gouvernemental et départemental.
 
  • Les retenues financières appliquées aux partis politiques qui ne respectent pas la parité des candidatures aux élections législatives ont été doublées par la loi du 4 août 2014.
     
  • Le principe de représentation équilibrée des femmes et des hommes s’applique désormais aux autorités administratives indépendantes, aux fédérations sportives ou encore aux ordres professionnels.

egalite professionnelle : le gouvernement agit sur tous les fronts

Le Gouvernement agit pour l’égalité professionnelle dans toutes ses dimensions : accès des femmes à l’emploi, égalité salariale, mixité des métiers, lutte contre le plafond de verre, articulation entre vie personnelle et vie professionnelle, développement de l’entreprenariat au féminin... En mobilisant l’ensemble des outils, puis la loi et la sanction, mais aussi l’accompagnement des entreprises, la labellisation et la promotion des bonnes pratiques, le soutien aux acteurs locaux.

Cette politique porte ses premiers résultats. Les écarts de salaires diminuent deux fois plus vite en France que dans le reste de l’Union européenne. À secteur d’activité, âge, catégorie socioprofessionnelle et temps de travail identiques, l’écart de salaire femmes-hommes diminue entre 2012 et 2013 et passe sous les 10% (9,9 % en 2013). (Source : Insee, 2015)
 

Selon l’Insee, "l’évolution du taux d’emploi entre 2005 et 2015 est plus favorable pour les femmes que pour les hommes, quelle que soit la tranche d’âge".

En matière de féminisation des instances dirigeantes des entreprises, la France a progressé de 5,7 points entre 2012 et 2014, ce qui la place au premier rang européen sur cette question.

Pour améliorer l'accès des femmes dans les conseils d'administration d'ici à 2017, le ministère des Droits des femmes a présenté le 23 janvier 2014 le site internet Femmes Administratrices. Ce site permet de mettre en valeur des parcours d’administratrices, et de faciliter la mise en relation des femmes intéressées par un mandat et des entreprises qui recrutent, avec les réseaux partenaires du site qui constituent les viviers de talents.

En application de la loi du 4 août 2014 pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes, un décret a été publié le 29 mars 2015 au Journal officiel pour un égal accès des femmes et des hommes aux commissions et instances consultatives ou délibératives placées auprès du Premier ministre, des ministres ou de la Banque de France. Il a pour objectif de permettre à ces instances de présenter une composition renouvelée et paritaire. Il s’agit d’une nouvelle étape dans l’extension du champ d’application de la parité. Il est entré en vigueur pour les nominations intervenant à compter du 1er mai 2015.

Aujourd'hui, près de 40 % des entreprises de plus de 50 salariés ont signé un accord sur l’égalité professionnelle, et le taux d'emploi des femmes a augmenté.
Contre la précarité des femmes, mieux prendre en compte le temps partiel
Un décret du 30 janvier 2015 assouplit au 1er février les conditions ouvrant droit aux indemnités journalières en cas de maladie et de congé maternité et aux pensions d’invalidité.
Jusque-là, les salariés n’avaient droit à ces prestations qu’à condition d’avoir travaillé 200 heures au cours des trois mois précédant l’arrêt de travail. Cette condition pouvait priver de prestations des salariés précaires, travaillant à temps très partiel ou connaissant des contrats de travail courts avec des périodes de chômage, et donc en premier lieu les femmes. Elle pouvait donc faire basculer ces dernières dans la pauvreté, voire aggraver leur situation de pauvreté.

Le Gouvernement s’était engagé à abaisser ce seuil à 150 heures lors du 1er anniversaire du plan de lutte contre la pauvreté. Cette mesure prolonge une mesure de la réforme des retraites qui a également élargi les conditions permettant aux salariés précaires de valider plus de trimestres de retraite.
Elle s’inscrit dans le cadre de l’action du Gouvernement pour la promotion de l’égalité réelle entre les femmes et les hommes, car les femmes sont particulièrement exposées à l’emploi précaire. Enfin elle contribue également à améliorer la couverture sociale des intermittents du spectacle, en particulier les femmes en congé maternité ("matermittentes").

Promouvoir l'entrepreneuriat DES FEMMES

Le Gouvernement s'est également fixé comme objectif d'atteindre 40% d'entrepreneures d'ici à 2017.

- de 3 %
des femmes de 18-64 ans ont créé ou repris une entreprise en 2011, contre 4,5% en Allemagne et plus de 10% aux États-Unis.
Depuis 1998, la part des femmes dans les créations ou reprises d’entreprises stagne autour de 30%.

Pour atteindre cet objectif, le ministère des Droits des femmes a présenté en juin 2013 un plan de développement de l’entrepreneuriat féminin construit autour de trois axes :

1. La sensibilisation à l’entrepreneuriat dans les collèges, lycées et l’enseignement supérieur. Dès la classe de 6ème, l'entrepreneuriat fait partie du programme. De plus, une semaine de sensibilisation à l'entrepreunariat féminin est désormais organisée chaque année.

2. L’accompagnement pour les femmes souhaitant créer ou reprendre une entreprise. 14 réseaux d’accompagnement, généralistes ou spécialisés ont signé une convention pour la promotion de l’entreprenariat au féminin.

3. L’accès au financement : le Fonds de Garantie à l’initiative des femmes offre aux femmes une sécurité pour contracter des prêts auprès de banques. Le plafond de la garantie a été en 2015 augmenté de 27 000 euros à 45 000 euros ; quatre banques ont conventionné avec l’État pour améliorer le suivi des femmes.

La loi du 4 août 2014 a inscrit dans les missions de la banque publique d'investissement (Bpi) le soutien aux femmes entrepreneures.

Le nombre de femmes entrepreneures a plus que doublé entre 2012 et 2015.

Découvrez le site ellesentreprennent.fr

Promouvoir la mixité des métiers

A l'issue du second Comité interministériel pour les droits des femmes du quinquennat, le Gouvernement avait fait de 2014 l'année de la mixité des métiers. Seuls 12% des Français travaillent dans une filière mixte. Plus de la moitié des femmes se regroupent dans seulement 12 familles professionnelles sur 87. Le Gouvernement a fixé l’objectif ambitieux qu’un tiers des métiers deviennent mixtes d’ici 2025.

Depuis la création le 6 mars 2014 d'une plateforme pour la mixité des métiers avec une trentaine de partenaires (entreprises, associations, fédérations professionnelles, entreprises, OPCA, régions), les choses avancent. Depuis, 5 plans sectoriels mixité ont été signés (petite enfance, transports, autonomie, bâtiment et services à la personne). Ils fixent des objectifs de mixité à 5 ans et prévoient des actions pour les atteindre. Ils prévoient notamment la valorisation de tous les métiers auprès des jeunes filles et garçons lors du processus d’orientation et auprès du grand public, pour favoriser une réelle liberté de choix. Ils engagent les entreprises à mieux accueillir les femmes et les hommes et à se doter de plans pour l’égalité professionnelle.

S'attaquer aux inégalités d'habitude dès le plus jeune âge

L'éducation à l'égalité entre les filles et les garçons est une mission essentielle de l'école.

Afin d'aider les enseignants à transmettre aux élèves la valeur d'égalité filles-garçons, une mallette pédagogique et un site internet regroupant des ressources et des nouveaux outils sont mis à leur disposition depuis la rentrée 2014.

Une école qui porte haut les valeurs de la République

Pourquoi ?

Face aux multiples injustices subies par les femmes, le Gouvernement s'est engagé sur tous les fronts : emploi et égalité professionnelle, lutte contre la précarité et les violences faites aux femmes, parité dans les sphères politique, économique et sociale.

Le 30 novembre 2012, s'est tenu le Comité interministériel aux droits des femmes. Cela faisait douze ans qu’un comité interministériel autour de la problématique des droits des femmes ne s’était pas réuni. Il a permis de définir un plan d'actions 2013-2017 mettant les droits des femmes au cœur de toutes les politiques publiques.

Le budget alloué aux droits des femmes a été augmenté, des lois ont été adoptées et des plans d'action ont été établis pour faire avancer l'égalité réelle entre les sexes.

De 2012 à 2016, la France est passée du 45ème au 17ème rang mondial en matière d’égalité femmes-hommes, selon l’étude annuelle du Forum économique mondial (basée sur 4 indicateurs : opportunités économiques, éducation, santé et émancipation politique). Mais ce résultat n'est pas suffisant et les inégalités doivent être combattues sans relâche par le Gouvernement pour que l'égalité femmes-hommes devienne une réalité.

Gouvernement.fr vous propose de recevoir des informations personnalisées sur les thématiques qui vous concernent. Abonnez-vous à infos@gouv

Les actualités liés