Vignette Voter

Voter

Le grand jour est arrivé pour moi. Il est temps pour vous électeurs français de me glisser dans l’urne pour élire le futur Président de la République.
 

Les dates du scrutin

Les 22 avril et 6 mai, ce sont les électeurs de Guadeloupe, Guyane, Martinique, Saint-Barthélemy, Saint-Martin, Saint-Pierre-et-Miquelon et Polynésie française qui seront les premiers à se rendre aux urnes. Les 23 avril et 7 mai, ce sont les électeurs de la France métropolitaine, Mayotte, la Réunion, Nouvelle-Calédonie et Wallis-et-Futuna qui voteront.

Les bureaux de vote sont ouverts de 8h à 19 heures. Toutefois, dans le but de faciliter l’exercice du droit de vote, sur décision du préfet, les bureaux de certaines communes pourront ouvrir plus tôt ou fermer plus tard, au maximum à 20 heures.
 

Qui peut voter ?

Pour pouvoir voter, il faut avoir au moins 18 ans la veille du 1er tour, être de nationalité française, jouir de ses droits civils et politiques et être inscrit sur les listes électorales (inscription automatique à 18 ans si les formalités de recensement ont été accomplies à 16 ans).

Les Français domiciliés à l’étranger peuvent voter dans leur pays de résidence (ambassade ou consulat), s’ils sont inscrits sur la liste électorale consulaire (arrêté du 14 mars 2017 relatif aux bureaux de vote ouverts pour l'élection du Président de la République dans les ambassades et les postes consulaires en 2017). Si ce n’est pas le cas, ils peuvent voter en France, par eux-mêmes ou par procuration (dans la commune où ils sont inscrits sur les listes).
 

Le secret du vote

Comme prévu à l’article 3 de la Constitution, le vote aux élections est "toujours universel, égal et secret".  Le secret du vote est notamment garanti par :
  • la diversité des bulletins au bureau de vote : avant de faire son choix dans l’isoloir, l’électeur doit prendre plusieurs bulletins différents sur la table ;
  • l’enveloppe électorale : dans laquelle l’électeur glisse le bulletin ;
  • l’isoloir : qui permet à l’électeur de faire son choix à l’abri des regards ;
  • les bulletins de vote envoyés à domicile.
 

Le vote par procuration

Le vote par procuration permet à un électeur absent le jour d'une élection de se faire représenter par un autre électeur de son choix. Tous les électeurs français dans l’impossibilité de se déplacer dans leur bureau de vote (en France ou à l’étranger) peuvent y avoir recours et ce, quel que soit le motif de l’absence. Obligations professionnelles, handicap, problème de santé, vacances, détention… Quel que soit le motif qui conduit un électeur à donner procuration à un tiers, aucun justificatif n’est demandé. Néanmoins, une déclaration sur l’honneur est nécessaire.

La démarche est simple et gratuite : l’électeur qui veut se faire représenter (le mandant) doit se rendre en personne au commissariat, à la gendarmerie, ou au tribunal d’instance de son domicile ou de son lieu de travail. Il doit remplir un formulaire, disponible auprès des autorités compétentes ou sur internet. Le mandataire doit être inscrit sur les listes électorales de la même commune ou, en cas de vote à l’étranger, sur la même liste consulaire. Il ne doit pas porter plus d’une procuration (mais une seconde est admise si elle est établie hors de France).

Un délégué d’un officier de police judiciaire peut se rendre à domicile sur demande d’un mandant si son état de santé le justifie. Une procuration peut être établie en théorie jusqu’au jour du scrutin, mais les délais d’acheminement dans la commune rendent bien évidemment nécessaire de prendre en compte et d’anticiper les opérations de traitement de la procuration.

Le mandataire ne reçoit aucun document : c’est au mandant de l’informer de la procuration établie et du bureau de vote dans lequel celui-ci devra se rendre. Le jour de l’élection, la personne qui a reçu un pouvoir se présente, munie de sa pièce d’identité, au bureau indiqué et vote au nom de celui qu’elle remplace dans les mêmes conditions que les autres électeurs.

À tout moment, la procuration peut être résiliée afin d’en faire une nouvelle pour un autre mandataire. Le jour du scrutin, si le mandant peut finalement se déplacer et s’il désire voter personnellement, il peut le faire à condition que son représentant n’ait pas déjà voté à sa place. Dans le cas contraire, le vote lui sera refusé. À l’inverse, le mandataire ne pourra plus user de sa procuration si la personne qu’il remplace a déjà exercé son droit le jour du scrutin.