Séisme

Un séisme (ou tremblement de terre) correspond à une fracturation (processus tectonique aboutissant à la formation de fractures des roches en profondeur), le long d’une faille généralement préexistante. Cette rupture s’accompagne d’une libération soudaine d’une grande quantité d’énergie et se traduit en surface par des vibrations plus ou moins importantes du sol. Les vibrations du sol peuvent induire des mouvements de terrain ou la liquéfaction des sols et provoquer également des tsunamis si leur origine est sous-marine.

Comment se déclenche un séisme?


La fracturation des roches en profondeur est due à l’accumulation d’une grande énergie qui se libère, par une rupture brutale des roches le long d’une faille, au moment où le seuil de rupture mécanique des roches est atteint. Les efforts tectoniques peuvent engendrer des déplacements au niveau d’une faille, lieu du « foyer ». À la surface du sol, le point situé à la verticale du foyer est appelé épicentre.
 
Le foyer peut être situé à faible profondeur de quelques kilomètres seulement, on parle alors de séisme superficiel. S’il se situe à grande profondeur, c’est-à-dire à plusieurs dizaines, voire à des centaines de kilomètres, on parle alors de séisme profond.
 
Le séisme est d’autant plus violent en surface que la quantité d’énergie emmagasinée au niveau de la faille avant le séisme est importante et que la faille est proche de la surface.
Les conséquences d’un séisme peuvent être de nature humaine, économique et/ou environnementale, les mouvements du sol pouvant provoquer des pollutions industrielles liées à l’endommagement des usines.
 
Que faire en cas de séisme
 

Quelques précautions à prendre


Dans le cas d’une maison déjà construite, il est recommandé de faire réaliser un diagnostic de vulnérabilité par un professionnel de la construction parasismique. Il permet d’identifier l’absence, l’insuffisance ou la dégradation des éléments essentiels de son logement à la résistance au séisme, de même que la possibilité d’une interaction défavorable avec le sol qui pourrait aggraver l’action d’un tremblement de terre.
 


Lors d’un séisme

  • Mettez-vous à l’abri près d’un mur, d’une structure porteuse ou sous un meuble solide.
  • Eloignez-vous des fenêtres pour éviter les bris de verre.
  • Si vous êtes au rez-de-chaussée et à proximité de la sortie, et seulement dans ce cas, sortez du bâtiment et éloignez-vous.
  • À l’extérieur : ne restez pas près des fils électriques ou de ce qui peut s’effondrer (ponts, corniches, toitures, cheminée, etc.) ; si vous êtes en voiture : arrêtez-vous mais jamais à proximité d’un pont, de bâtiments ou d’arbres. Ne sortez pas avant la fin des secousses.
Attention après une première secousse, méfiez-vous toujours des répliques.
 

Après le séisme

  • Sortez avec précaution des bâtiments et restez éloignés de ce qui pourrait s’effondrer (ponts, corniches, toitures, bâtiments,…) .
  • Évitez de téléphoner pour laisser les secours disposer des réseaux téléphoniques.
  • Sortez des bâtiments et ne vous mettez pas sous ou à côté des fils électriques.
  • N’empruntez pas les ascenseurs.
  • Coupez l’eau, l’électricité et le gaz : en cas de fuite ouvrez les fenêtres et les portes, sauvez-vous et prévenez les autorités.
  • Ne fumez pas, ne provoquez ni flamme ni étincelle.
  •  N’allez pas chercher vos enfants, ils sont pris en charge par les équipes pédagogiques et les secours en milieu scolaire et périscolaire.
  • Eloignez-vous des zones côtières, même longtemps après la fin des secousses, en raison d’éventuels tsunamis (qu’il y ait ou non retrait de la mer).
 
La magnitude et l’intensité d’un séisme
La magnitude d’un séisme est un chiffre, traduisant l’énergie libérée lors d’un séisme. Elle est évaluée à partir de l’amplitude des ondes sismiques enregistrées par des sismomètres. Le calcul de la magnitude fut initialement développé en 1935 par Charles Richter, c’est pourquoi on parle encore de « l’échelle de Richter », mais en réalité, d’autres types de magnitudes ont été développées et sont utilisées depuis).

L’intensité est un paramètre traduisant la sévérité de la secousse au sol, en fonction des effets du séisme en un lieu donné.
Il n’y a pas de relation mathématique simple entre l’intensité et la magnitude. L’intensité en un lieu donné dépend non seulement de la magnitude du séisme, mais aussi de sa profondeur, de la distance du lieu à l’épicentre et des "effets de site" (nature du terrain).
 
 
Textes réglementaires
Au niveau communal, c’est le maire, détenteur des pouvoirs de police, qui a la charge d’assurer la sécurité de la population dans les conditions fixées par le code général des collectivités territoriales. À cette fin, il prend les dispositions lui permettant de gérer la crise et peut, si nécessaire, faire appel au préfet, représentant de l’État dans le département.
En cas de séisme, lorsque plusieurs communes sont concernées, les plans de secours départementaux (tels les plans ORSEC) sont mis en application, conformément à la loi du 22 juillet 1987 et celle du 13 août 2004. Ils fixent l’organisation de la direction des secours et permettent la mobilisation des moyens publics et privés nécessaires à l’intervention. Ils prévoient notamment l’organisation des transports, de la circulation, de l’accueil et de la protection des sinistrés, ainsi que de la surveillance contre le pillage.
Dans chaque département, c’est le préfet qui élabore et déclenche les plans de secours ; il est directeur des opérations de secours. Lorsqu’elles intéressent le territoire de plusieurs départements, le Premier ministre peut placer le pilotage des opérations de secours sous la direction du représentant de l’État dans l’un de ces départements ou recourir au préfet de la zone de défense concernée.
Il existe une veille permanente assurée par des centres départementaux, interrégionaux (ce sont les zones de défense) et nationaux. Leur coordination est assurée par la direction de la défense et de la sécurité civile du ministère de l’Intérieur.
 
Dans le cas du risque sismique, l’impossibilité de prévoir la date, le lieu et l’intensité d’un séisme et d’alerter la population avant l’arrivée des ondes destructrices limite les possibilités de mise en sécurité pendant la crise : c’est pourquoi les actions de prévention sont essentielles.
En matière de prévention, le risque sismique est pris en compte dans les textes législatifs à partir de trois approches :
 
  • la réglementation parasismique, fondée sur les articles L.563-1 du code de l’environnement et L.112-18 du code de la construction et de l’habitation, qui s'applique à la conception et à la construction des ouvrages (bâtiments, équipements et installations) et dont l'objet est d'assurer en premier lieu la protection des vies humaines, ainsi que la limitation des dommages matériels, en cas de séisme ;
  • les documents d’urbanisme (schémas de cohérence territoriale, plans locaux d’urbanisme et cartes communales) qui doivent tenir compte de la sensibilité de certains sols aux sollicitations sismiques pour orienter les choix d’aménagement ;
  • les plans de prévention des risques sismiques (PPRS), qui peuvent donner, à l’échelle communale, des règles plus adaptées au contexte local que la réglementation nationale.
 

Sites de référence