Mouvement de terrain

Un mouvement de terrain est un déplacement, plus ou moins brutal, du sol ou du sous-sol.
 Selon la vitesse de déplacement, on peut distinguer :
  • Les mouvements lents, qui entraînent une déformation progressive des terrains, pas toujours perceptible par l’humain. Ils regroupent principalement les affaissements, les tassements, les glissements, le retrait-gonflement. Ils peuvent être précurseurs d'un mouvement rapide.
  • Les mouvements rapides, qui se propagent de manière brutale et soudaine. Ils regroupent les effondrements, les chutes de pierres et de blocs, les éboulements,  les coulées boueuses et les laves torrentielles
Les mouvements de terrain, qu’ils soient lents ou rapides, peuvent entraîner un remodelage des paysages. Celui-ci peut se traduire par la destruction de zones boisées, la déstabilisation de versants ou la réorganisation de cours d’eau.
 

Comment se produisent les mouvements de terrain ?

 

Les mouvements lents :

  • Les tassements et les affaissements : certains sols compressibles peuvent se tasser sous l’effet de surcharges (constructions, remblais, circulation d’engins) ou en cas d’assèchement (drainage, pompage). Ce phénomène est à l’origine de l’affaissement de sept mètres de la ville de Mexico et du basculement de la tour de Pise. 
  • Le retrait-gonflement des argiles : les variations de la quantité d’eau dans certains terrains argileux produisent des gonflements (période humide) et des tassements (période sèche). 
  • Les glissements de terrain : ils se produisent généralement en situation de forte saturation des sols en eau. Ils peuvent mobiliser des volumes considérables de terre, qui se déplacent le long d’une pente.

Les mouvements rapides :

  • Les effondrements de cavités souterraines : l’évolution des cavités souterraines naturelles (dissolution de gypse) ou artificielles (carrières et ouvrages souterrains) peut entraîner l’effondrement du toit de la cavité et provoquer en surface une dépression généralement visible, le plus souvent comme un trou de forme circulaire. 
  • Les écroulements (ou éboulements) et les chutes de blocs : l’évolution des falaises et des versants rocheux engendre des chutes de pierres (volume inférieur à 1 dm3), des chutes de blocs (volume supérieur à 1 dm3) ou des écroulements en masse (volume de centaines de m3 et pouvant atteindre plusieurs millions de m3). Les blocs isolés rebondissent ou roulent sur le versant, tandis que dans le cas des écroulements en masse, les matériaux "s’écoulent" à grande vitesse sur une très grande distance (cas de l’écroulement du Mont Granier en Savoie dont les matériaux calcaires ont parcouru une distance horizontale de 7 km, et se sont étalés sur une surface de 20 km2 environ).
  • Les coulées boueuses sont caractérisées par un transport de matériaux sous forme plus ou moins fluide. Elles se produisent sur des pentes, par dégénérescence de certains glissements avec afflux d’eau.
  • Les laves torrentielles, phénomènes se produisant dans les lits des torrents au moment des crues, sont caractérisées par une concentration en matériau solide très élevée ressemblant plus à l’écoulement d’une pâte que d’un liquide à proprement parler. Les laves torrentielles composées de matériaux d’origine volcanique (cendres et fragments de roche principalement) sont appelées lahars.
 

Comment la population est-elle informée ?

Le maire peut apposer ses affiches :
  • dans les locaux accueillant plus de 50 personnes, 
  • dans les immeubles regroupant plus de 15 logements, 
  • dans les terrains de camping ou de stationnement de caravanes regroupant plus de 50 personnes,
Les propriétaires de terrains ou d’immeubles doivent assurer cet affichage (sous contrôle du maire) à l’entrée des locaux ou à raison d’une affiche par 5 000 m² de terrain.
 

Agir avant

  • Avant la construction de votre  maison, renseignez-vous sur la présence d’argile dans les sols et référez-vous aux recommandations des guides édités par le ministère de l’environnement.
  • Renseignez-vous, en mairie, de l’existence d’un PPRn (plan de prévention des risques naturels). Le cas échéant, identifiez les mesures applicables à sa propriété et/ou son habitation.
  •  Pour les mouvements lents, détectez les signes précurseurs : fissures murales, poteaux penchés, terrains ondulés ou fissurés. Et en informez les autorités.
 

Agir pendant

  • Écoutez les médias et suivez les recommandations émises par les autorités  les premières consignes seront données par Radio-France.
  • Informez le groupe dont on vous  responsable.
  • N’allez pas chercher vos s enfants, ils seront  pris en charge par les équipes pédagogiques et les secours en milieu scolaire et péri-scolaire .
  • Évitez de téléphoner pour laisser les secours disposer au mieux des réseaux.
 

Agir après

Évaluez les dégâts.
 
  • Eloignez-vous des points dangereux.
  • Informez-vous : écoutez et suivez les consignes données par les autorités dans les médias et sur les réseaux sociaux.
  • Informez les autorités de tout danger observé.
  • Apportez une première aide aux voisins ; pensez aux personnes âgées et handicapées.
  • Mettez-vous à la disposition des secours.
 
Textes réglementaires
La loi du 22 juillet 1987 a instauré le droit des citoyens à une information sur les risques majeurs auxquels ils sont soumis sur tout ou partie du territoire, ainsi que sur les mesures de sauvegarde qui les concernent. Cette partie de la loi a été reprise dans l’article L.125.2 du Code de l’environnement.
Établi sous l’autorité du préfet, le dossier départemental des risques majeurs (DDRM) recense à l’échelle d’un département l’ensemble des risques majeurs par commune. Il explique les phénomènes et présente les mesures de sauvegarde. À partir du DDRM, le préfet porte à la connaissance du maire les risques dans la commune (DCS, dossiers communaux synthétiques), au moyen de cartes au 1 : 25 000 et décrit la nature des risques, les événements historiques, ainsi que les mesures d’Etat mises en place.
 
En savoir plus sur le DDRM dans votre département
 
Le maire élabore un document d’information communal sur les risques majeurs (DICRIM). Ce document présente les mesures de prévention et les mesures spécifiques prises en vertu des pouvoirs de police du maire. Le DICRIM doit être accompagné d’une communication (au moins tous les deux ans si la commune est couverte par un plan de prévention des risques) et d’une campagne d’affichage. Ces deux documents sont disponibles en mairie.
Le plan de communication établi par le maire peut comprendre divers supports de communication, ainsi que des plaquettes et des affiches, conformes aux modèles arrêtés par les ministères chargés de l’environnement et de la sécurité civile (arrêté du 27 mai 2003).
 
Au-delà des mesures d’information du citoyen, le plan de prévention des risques naturels (PPRn) permet, sur les territoires fortement concernés par l’aléa, de prescrire des mesures de réduction de la vulnérabilité des enjeux présents et d’encadrer, par un règlement adapté, le développement urbain du territoire. Ce plan, établi à l’échelle communale ou intercommunale, est opposable aux autorisations d’urbanisme. Il est consultable en préfecture ou en s’adressant à la direction départementale des territoires (DDT ou DDTM)
 

Sites de référence