Cyclone

Un cyclone se caractérise par des pluies diluviennes et des vents très violents, qui peuvent atteindre 350 km/h. Provoqués par une chute importante de la pression atmosphérique, les cyclones, phénomène des régions tropicales, sont des tourbillons de grande échelle. Compte tenu de leur force, de leur étendue, et des zones où ils se produisent, les cyclones ont des conséquences dévastatrices sur les populations et les infrastructures.

Comment se forme un cyclone ?

 

Plusieurs conditions doivent se conjuguer pour qu’un cyclone naisse et se développe.

  • Au niveau thermique, la température de la mer doit être supérieure à 26°C sur une épaisseur minimale de 50 m.
  • Au niveau géographique, le cyclone doit être suffisamment éloigné de l’équateur – au minimum de 550 km
  • Enfin, l’humidité doit être forte car elle est indispensable à la formation des nuages cumulo-nimbus.
Le cyclone est constitué d’une énorme masse nuageuse, en spirale, pouvant s’étendre sur un rayon de 500 à 1 000 km. Le rayon de sa zone la plus dangereuse, qui entoure l’œil d’un véritable « mur de nuages », peut atteindre 150 km.


© Prim.net 

Environ 80 à 85 cyclones se produisent chaque année selon les statistiques des trente dernières années. Environ la moitié d’entre eux, dépasse le seuil d’ouragan, c’est-à-dire lorsqu’en vent maximal soutenu, la vitesse est supérieure à 117 km/h.
Les deux hémisphères, nord et sud, sont très inégalement touchés par les cyclones tropicaux : 70 % pour le premier et 30 % pour le second.
 

Comment sont définis les noms des cyclones ?

 
  • Le centre de Miami utilise six listes de prénoms par roulement annuel, le premier ouragan de l’année porte un nom commençant par la lettre A. 
  • Le centre météorologique de l’île de la Réunion attribue aux tempêtes tropicales et aux cyclones des prénoms d’origine française, malgache ou mauricienne. 
  • Les tempêtes tropicales et cyclones du nord de l’océan Indien ne sont pas désignés par un prénom mais un numéro d’identification suivi d’une lettre, A ou B, selon que le phénomène se forme en mer d’Arabie ou dans le golfe du Bengale. 
  • Les typhons du Pacifique nord-ouest, du sud-est de l’océan Indien, du nord de l’Australie et du Pacifique sud-ouest portent un nom pris dans quatre listes sans initialisation annuelle.
 

Agir avant


Consultez régulièrement les bulletins d’alerte météo carte de vigilance.
 

Protéger l’habitat et les biens

  • Renforcez les structures de votre habitation (haubans, toitures...).
  • Fermez les ouvertures avec des panneaux de bois cloués, attachez et renforcez les volets mais n’obstruer pas les grilles de ventilation de votre logement (comportement à risque pouvant favoriser les intoxications au monoxyde de carbone).
  • Posez des bandes de papier collant sur les fenêtres.
  • Démontez les grandes baies vitrées.
  • Enlevez, à l’extérieur comme à l’intérieur du bâtiment, tout ce qui peut devenir un projectile.
  • Coupez les réseaux (gaz, électricité, eau, etc.) pour, notamment, éviter les incendies.
  • Amarrez les canots le plus loin possible du rivage.
  • Rentrez les animaux de ferme et domestiques dans des locaux.
  • Repérez les lieux les plus solides du bâtiment.
 

Préparer son évacuation

 
  • Informez-vous sur le lieu de protection et d’accueil proposé par les autorités.
  • Donnez à vos proches (famille, amis, voisins) les coordonnées de votre lieu d’abri.
  • Donnez à vos proches (amis, voisins) les coordonnées de votre famille.
  • Préparez l’équipement nécessaire (médicaments, papiers d’identité, lampe de poche etc.), détaillé dans le Guide de préparation aux situations d’urgence.
  • Vérifiez que le réservoir de carburant de votre véhicule est à moitié plein.
 

Préparer son retour et les futures réparations

  • Stockez à un endroit abrité (cave, dessous d’escalier) les outils nécessaires.
  • Constituez des réserves de serpillières et de seaux.
  • Placez vos réserves (aliments, vêtements, médicaments, boissons) dans des sacs étanches. 

Dès ces mesures prises, gagnez les abris municipaux.

 

 Agir pendant

 
  • Informez-vous : écoutez et suivez les consignes données par la radio et les autorités.
  • Repérez les endroits les plus résistants du local et s’y tenir (pièce centrale, WC, placard, cage d’escalier...).
  • Eloignez-vous des baies vitrées.
  • Surveillez la résistance de l’abri.
  • Surveillez le risque d’inondation.
  • Méfiez-vous du « calme » de l’œil du cyclone car il y aura inversion et un nouveau renforcement des vents après le passage de l’œil.
  • Ne sortez pas et attendez la fin de l’alerte.
  • Évitez de téléphoner pour laisser les secours disposer au mieux des réseaux.
  • Afin de prévenir les intoxications au monoxyde de carbone et en cas d’utilisation de groupes électrogènes, veillez à respecter les consignes d’utilisation et à les placer à l’extérieur du bâtiment. Il est recommandé de ne pas utiliser de chauffage d’appoint en continu.
  • Redoublez de vigilance la nuit.
 

Agir après


Eviter les dangers qui suivent tout passage de cyclone. 
  • Evaluez attentivement les dangers pour vous en protéger : éloignez-vous  des points bas, ne touchez pas aux fils électriques ou téléphoniques à terre, faites attention aux objets en hauteur « prêts à tomber » (tôles, planches, arbres...).
  • Réparez et confortez votre habitation.
  • Afin de prévenir les intoxications au monoxyde de carbone et en cas d’utilisation de groupes électrogènes, veillez à respecter les consignes d’utilisation et à les placer à l’extérieur du bâtiment. Il est recommandé de ne pas utiliser de chauffage d’appoint en continu.
  • Vérifiez l’état des aliments congelés/réfrigérés et jetez les en cas de doute.
  • Avant d’utiliser l’eau du robinet pour des usages alimentaires (boisson, préparation des aliments, cuisson,…), assurez-vous auprès des autorités locales qu’elle soit potable et, dans tous les cas, faites couler l’eau afin de nettoyer le réseau et évacuer l’eau qui a stagné.
  • En cas d’utilisation de l’eau d’un puits privé, renseignez-vous  également auprès de votre mairie avant de le remettre en service et de l’utiliser à nouveau pour des usages alimentaires.
  • Limitez vos déplacements au strict nécessaire.
  • Conduisez  avec prudence.
 
Textes réglementaires
La loi du 22 juillet 1987 a instauré le droit des citoyens à une information sur les risques majeurs auxquels ils sont soumis sur tout ou partie du territoire, ainsi que sur les mesures de sauvegarde qui les concernent. Cette partie de la loi a été reprise dans l’article L 125.2 du Code de l’environnement. Établi sous l’autorité du Préfet, le dossier départemental des risques majeurs (DDRM) recense à l’échelle d’un département l’ensemble des risques majeurs par commune. Il explique les phénomènes et présente les mesures de sauvegarde. À partir du DDRM, le préfet porte à la connaissance du maire les risques dans la commune, au moyen de cartes au 1 : 25 000 et décrit la nature des risques, les événements historiques, ainsi que les mesures d’État mises en place. Le maire élabore un document d’information communal sur les risques majeurs (DICRIM pour en savoir plus, consultez le mémento du maire). Ce document présente les mesures de prévention et les mesures spécifiques prises en vertu des pouvoirs de police du maire. Le DICRIM doit être accompagné d’une communication (au moins tous les deux ans si la commune est couverte par un plan de prévention des risques) et d’une campagne d’affichage. Ces deux documents sont disponibles en mairie. Le plan de communication établi par le maire peut comprendre divers supports de communication, ainsi que des plaquettes et des affiches, conformes aux modèles arrêtés par les ministères chargés de l’Environnement et de la Sécurité civile.
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