7 juillet 2015

"La France affirme très clairement les choses : nous ne pouvons pas laisser partir la Grèce de la zone euro"

Manuel Valls était l'invité de la matinale de RTL ce mardi 7 juillet. Alors que la Grèce a rejeté, par référendum, la proposition de ses créanciers dimanche dernier, le Premier ministre a rappelé que "les Grecs sont un peuple profondément européen" et réaffirmé la position de la France qui "fait tout et fera tout pour que la Grèce reste dans la zone euro, parce que sa place est dans la zone euro".
 
"La France affirme très clairement les choses : nous ne pouvons pas laisser partir la Grèce de la zone euro"


Manuel Valls est revenu au micro de RTL sur le "non" au référendum de dimanche dernier en Grèce. "La Grèce n’est pas n’importe quel pays, la Grèce est dans notre patrimoine culturel, philosophique", a-t-il rappelé. Elle est également "une de nos frontières en Méditerranée". "La France fait donc tout et fera tout pour que la Grèce reste dans la zone euro, parce que sa place est dans la zone euro, c'est-à-dire au cœur même de la construction européenne". La France, a rappelé le Premier ministre, est cependant "depuis le début respectueuse du choix souverain du gouvernement grec".

"Nous ne pouvons pas prendre le risque d’une sortie de la Grèce de la zone euro, à la fois sans doute pour des raisons économiques (...) mais surtout pour des raisons politiques", a précisé Manuel Valls, rappelant que la sortie, pour la première fois de l'histoire, d'un pays de la zone euro représente un risque pour la croissance et pour l’économie mondiale. "Personne ne peut dire aujourd'hui quelles seraient les conséquences politiques, comment réagirait le peuple grec qui se sentirait humilié." Le gouvernement grec doit donc tout faire pour trouver un accord et faire de nouvelles propositions aujourd'hui au Conseil européen. "Ces propositions, encore une fois, passent par les réformes indispensables, nécessaires pour la Grèce", "il faut que le gouvernement Tsípras engage la Grèce sur la voie des réformes."

Le Premier ministre a rappelé que le couple franco-allemand joue pleinement son rôle dans cette crise. "Il est cohérent et cette cohérence est indispensable à la cohérence même de l’Europe." "Le président de la République et la chancelière Angela Merkel veulent avancer ensemble, pour trouver une solution, parce que chacun est conscient, je crois, de sa propre responsabilité dans ce moment-là. La France affirme très clairement les choses : nous ne pouvons pas laisser partir la Grèce de la zone euro." Manuel Valls a également annoncé qu'un débat pourra avoir lieu, "si cela est possible", dès demain à l'Assemblée nationale pour faire un point sur la situation.

Interrogé également sur le projet de loi relatif à la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques, Manuel Valls a affirmé que les nouvelles règles relatives au travail dominical pourront s'appliquer dès cet automne, notamment dans les zones touristiques internationales, de même que les mesures concernant les permis de conduire, attendues par les jeunes, qui pourront entrer très vite en vigueur. Les nouvelles lignes d’autocars, quant à elles, pourront être mises en place dès le mois d'août. "L’idée est bien d’aller vite, parce que c'est une loi qui donne un coup de jeune à notre économie, qui est attendue, ça fait des mois qu’on en parle, elle est nécessaire pour la croissance."