Manuel Valls visite l'usine Solvay de Chalampé, accompagé de Myriam El Khomri et d'Emmanuel Macron
22 février 2016 - Actualité

"L’emploi, c’est la priorité de mon gouvernement"

A l'occasion d'une visite à l’usine Solvay de Chalampé (Haut-Rhin), le 22 février 2016, Manuel Valls a réaffirmé la volonté du Gouvernement de "tout faire pour l’emploi". Le Premier ministre a détaillé les points importants de la réforme du travail qui sera présentée le 9 mars prochain en Conseil des ministres.
 
C’est sous le signe de la réforme et de l’innovation que le Premier ministre est venu présenter les chantiers majeurs que le Gouvernement met en œuvre pour favoriser l’emploi et lutter contre le chômage. Pour Manuel Valls, c’est précisément "cette capacité à se réinventer qui caractérise l’ensemble de l’économie française. […] Et c’est en mobilisant tous les acteurs, en agissant pour la compétitivité, en stimulant l’investissement, en encourageant l’innovation, en tentant ce qui n’a jamais été tenté, en réformant, en un mot, sans relâche, que nous créerons les emplois dont notre pays a besoin."
 
"L’emploi, c’est la priorité de mon gouvernement", a affirmé Manuel Valls. La méthode : éviter l’immobilisme. "Les Français savent bien que le statu quo, l’immobilisme nous condamneraient, qu’il faut aller encore plus loin dans le mouvement des réformes."

Agir sans relâche pour l’emploi

Il n’y a pas de fatalité du chômage : c’est le message que le Premier ministre a voulu adresser aux Français, notamment aux "3,5 millions de chômeurs de notre pays – chômeurs de longue durée, jeunes, qui n’arrivent pas à entrer sur le marché du travail – pour leur dire que nous n’acceptons pas la fatalité qui voudrait que tout ait été essayé. Non, tout doit être tenté, sans jamais baisser les bras !"
 
En 2016, nous agirons pour créer plus d’emplois encore, avec trois grands chantiers importants.
Manuel Valls
 

#LoiTravail : Une démarche audacieuse et nouvelle

Tout mettre en œuvre pour créer plus d’emplois, c’est l’enjeu du prochain projet de loi que la ministre du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social, Myriam El Khomri, présentera en Conseil des ministres le 9 mars prochain.
 
Ce projet de loi est une "démarche audacieuse et nouvelle". C’est aussi un "acte de confiance" : confiance aux chefs d’entreprise, créateurs d’activité, et aux salariés, engagés dans la réussite de leur entreprise. Confiance également aux représentants du personnel pour construire les meilleures conditions pour l’emploi, la croissance et les droits des salariés.
 
Une confiance pour "plus de liberté", tel est le "le sens de cette loi", a affirmé le Premier ministre. Avec ce texte, les entreprises et les salariés auront plus de latitude sur l’organisation du temps du travail en relation avec l’activité de l’entreprise, "dans le respect de la durée légale à 35 heures", a-t-il souligné.


 
PSA : un accord d'entreprise réussi
L’exemple PSA démontre qu'un accord entre entreprise et salariés peut non seulement permettre de préserver, mais aussi de recréer des emplois. "Il y a deux ans, PSA a conclu un nouveau contrat social, avec des efforts de la part des salariés – reclassements internes, départs volontaires, départs à la retraite anticipés – pour conforter la compétitivité des sites français. Les résultats sont là : PSA recrute à nouveau, notamment des jeunes en apprentissage", a expliqué le Premier ministre.

Il y a plus : PSA a mis en place un dispositif passerelle, "une plateforme régionale de mobilité" pour permettre le transfert de personnel entre entreprises d’un même territoire. "Je viens de rencontrer deux salariés de Solvay qui étaient il y a peu chez PSA…  Voilà ce qui se passe, quand les acteurs privés et publics conjuguent leurs efforts !" s’est félicité Manuel Valls.

Plus de liberté mais aussi plus de droits pour les salariés et les travailleurs indépendants, avec le Compte personnel d’activité (CPA) qui sera détaillé dans le projet de loi. Le dispositif regroupe les droits individualisés que chaque actif peut mobiliser à son initiative et qu’il conserve même lorsqu'il change d’emploi : compte personnel de formation, compte de prévention de la pénibilité, droits rechargeables à l’assurance chômage… Dans ce dispositif, la formation professionnelle a une place importante. L'enjeu est de favoriser la souplesse et l’adéquation des salariés sur le marché du travail. Opérationnel le 1er janvier 2017, le CPA préfigure la protection sociale du 21e siècle.

Également inscrite dans la loi pour favoriser l’embauche, la réforme des indemnités prud’homales, pour lever les freins à l’embauche de la part des employeurs qui craignent les conséquences d’une rupture de contrat.


 

Restaurer la compétitivité des entreprises

"Le Pacte de responsabilité et de solidarité a permis plus de 40 milliards d’euros de baisse du coût du travail", a rappelé le Premier ministre. Autre mesure pour encourager l'embauche dans les PME, la mesure "Embauche PME", présentée dans le cadre du Plan d’urgence pour l’emploi le 18 janvier dernier, constitue une aide à l'embauche de 4 000 euros au total durant les 2 premières années du contrat. Soit, cumulée aux autres aides, "un remboursement de 100 % des cotisations patronales pendant deux ans." En moins d’un mois, plus de 22 000 demandes ont déjà été déposées.

De plus, grâce à ce plan, 500 000 formations supplémentaires par an, à destination des demandeurs d’emploi, seront dispensées, soit un doublement des formations. Actuellement, seuls 10% des demandeurs d'emploi sont formés.

Ce plan d’urgence permettra enfin de prolonger le dispositif fiscal exceptionnel de suramortissement,  qui devait se terminer en avril, pour encourager les investissements industriels.

 

Un plan d'urgence pour aller plus loin sur le front de l'emploi

Le président de la République a présenté, lundi 18 janvier 2016, le plan d’urgence contre le chômage, à l’occasion des vœux aux ac... [Lire la suite]
lundi 18 janvier 2016

 

Encourager le développement des entreprises

47 000
emplois ont été créés en France en 2015.
Enfin, Michel Sapin et Emmanuel Macron présenteront un projet de loi pour encourager le développement des entreprises et leur adaptation au numérique, notamment grâce à un modèle de financement plus adapté aux entreprises innovantes.

Pour la première fois depuis la crise de 2011, "les entreprises créent à nouveau de l’emploi en France", avec 47 000 emplois en 2015. "C’est encore insuffisant", souligne le Premier ministre, pour qui la responsabilité des pouvoirs publics "avec les acteurs économiques, est de tout mettre en œuvre pour combattre le chômage de masse, redonner foi en l’avenir."