A l'occasion des 10 ans du musée du quai Branly - Jacques Chirac, Manuel Valls se tient aux côtés de Stéphane Martin, président de l’établissement public du musée.
23 juin 2016

Le musée du quai Branly, un symbole "d’ouverture, de tolérance et d’universalisme"

A l'occasion des 10 ans du musée du quai Branly, Manuel Valls a rendu hommage, le 23 juin 2016, à cette institution qui à l’occasion de cet anniversaire change de nom pour y accoler celui de Jacques Chirac.
 
Avec 14 millions de visiteurs depuis son ouverture, 1,5 million de scolaires, 97 expositions différentes : la réussite du musée du quai Branly est incontestable.
 
Situé au cœur de Paris, le musée du quai Branly est devenu un pilier de notre politique culturelle. Rassemblant en un seul lieu "des cultures peu connues, parfois oubliées souvent ignorées, méprisées, il nous a aussi transformés. Il a éduqué, aiguisé notre regard", a déclaré Manuel Valls, saluant le combat de Jacques Chirac pour la diversité des cultures. Cet hommage fait écho à l’exposition qui dessine le portrait culturel de l’ancien président de la République.

Un musée pour toutes les cultures

A une époque où tout n’est que mondialisation et uniformité, le Premier ministre a insisté sur la plus-value du musée qui nous rappelle qu’"il y a différentes manières de voir le monde et que cette diversité, loin d’être un facteur d’éclatement, est une richesse qu’il faut préserver."

"A ceux qui parlent d’un "choc des civilisations", ce musée apporte donc la plus belle des réponses : le dialogue, l’écoute, les échanges, le respect mutuel. Qui peuvent nous faire avancer ensemble. Qui peuvent nous élever", a-t-il expliqué.

Un musée qui doit nous servir d’exemple

Le Premier ministre a par ailleurs salué toutes les actions en faveur d’accès à la culture que mène les équipes du Musée et en particulier le projet ambitieux des "Ateliers nomades", dont l’objectif est de partir à la rencontre de personnes souvent éloignées de la culture. En proposant des activités "hors-les-murs", dans des écoles ou encore les centres sociaux, le musée crée du lien avec des territoires bien spécifiques et démontre que la culture est accessible à tous. "Un exemple, enfin, pour dire qu’il faut continuer de créer, de porter des projets innovants. Pas seulement à Paris ! Partout en France ! Je pense au Mucem à Marseille, au Louvre-Lens ou encore au Centre Pompidou à Metz…C’est cet effort de décentralisation culturelle que nous devons poursuivre."
 
En nous invitant "à faire l’expérience de l’altérité, de la différence, de la diversité, [le musée] nous fait ressentir – ce qui est plus que jamais une nécessité – notre commune humanité", a conclu le Premier ministre.