Manuel Valls en déplacement en Gironde
28 octobre 2016 - Actualité

La nouvelle France des territoires

Manuel Valls s'est rendu en Gironde, le 27 octobre 2016, en Nouvelle Aquitaine. Il est venu prendre connaissance des résultats du partenariat renforcé entre l'État et la région en matière de développement économique. Le Premier ministre a défendu le modèle stratégique de réindustrialisation des territoires adopté par la Nouvelle Aquitaine et réaffirmé l'affectation d'une fraction de la TVA aux régions.
 
Le Premier ministre s'est rendu en Gironde, à Pessac, pour évaluer les résultats du programme de réindustrialisation, "Usine du futur",  initié par la région Nouvelle Aquitaine. Ce dispositif, issu de la Nouvelle France industrielle, établit un diagnostic de performance industrielle des PME et ETI régionales, puis les accompagne dans leurs démarches d’amélioration d’outils, d’organisation industrielle et de compétitivité avec pour objectif la réindustrialisation des territoires.

Réindustrialiser les territoires

Le Premier ministre a défendu le nouveau dialogue entre l’État et les territoires qu’il a souhaité engager dans la prolongation de la réforme territoriale portée par ce gouvernement. Un dialogue avec les régions notamment qui porte aussi bien sur le développement économique, l’aménagement équilibré des territoires ou la formation professionnelle.

Grâce au programme "Usine du futur", la région Nouvelle Aquitaine dispose d’un programme performant qui va de l’identification des filières stratégiques au soutien à l’appareil industriel, en passant par la définition de la carte des formations. "Nous rassemblons les entreprises régionales autour d’un projet commun : réindustrialiser les territoires, redonner de la compétitivité aux entreprises, remettre l’humain, les compétences et l’innovation au cœur de la productivité. […] C'est important, car la stratégie territoriale gagnante ne se bâtit pas en silo, mais en rassemblant tous les potentiels locaux", a-t-il déclaré.
 
Et les résultats sont au rendez-vous : "ces "usines du futur" embauchent, innovent, se développent et exportent. Et, plus important encore, elles renforcent leur implantation dans leurs territoires", s'est félicité le Premier ministre.
En présence du président de la région Nouvelle Aquitaine, Alain Rousset, il a visité l’entreprise I2S, fleuron du renouveau de l’industrie dans cette région et du programme "Usine du futur",  initié par la région.

Soif d'innovation

Le Premier ministre a également visité, à Mérignac, le domaine viticole du Château Luchey-Halde, site de formation pour les élèves ingénieurs agronomes en viticulture et oenologie, terrain d’expérimentation pour la recherche. Il a reçu à cette occasion une délégation de viticulteurs et négociants de vins bordelais.

Il leur a annoncé que le futur texte réglementant l’usage des produits phytosanitaires reprendrait l’architecture et les mesures de fonds du texte actuellement en vigueur et annulé par le Conseil d’État pour vice de forme. Le futur texte devra, si des "mesures consensuelles" se dégagent, intégrer de nouvelles précautions "car la société française tout entière regarde avec plus d'acuité les questions de santé et de protection de la biodiversité".

Par ailleurs, il faudra améliorer  le matériel d'épandage, recourir  à des produits de substitution moins dangereux, et à des changements de pratiques, plus économes en produits sanitaires.

Donner aux territoires les moyens de leur compétitivité

Les nouvelles compétences économiques des régions, issues de la loi NOTRe permettent aux régions de France de renforcer leurs actions dans les territoires au service du développement économique et de l’emploi. "La France des territoires change à grands pas ! Toutes ces évolutions créent de nouvelles opportunités que les territoires peuvent saisir avec ambition, à condition, bien sûr, que nous leur en donnions tous les moyens", a déclaré le Premier ministre.
 
Mais pour le Premier ministre, "les territoires ne demandent pas à être protégés ou assistés. Ils demandent à disposer de toutes les cartes pour agir, pour innover, en matière de soutien aux entreprises, ou bien de solidarité. Ils demandent que leurs compétences, les politiques qu’ils mènent soient reconnues comme contribuant à l’effort national et à la cohésion de notre pays."
 

Transfert d'une fraction de la TVA aux régions en 2018

L’État doit reconnaître aux régions les moyens de leur autonomie. "C’est pourquoi, dès 2018, les régions ne dépendront plus d’une dotation d’État mais gagneront une réelle autonomie financière", a rappelé le Premier ministre. Ainsi, "les régions n’auront plus de dotation globale de fonctionnement, mais une fraction de TVA dont l’effet dynamique annuel garantira, augmentera et pérennisera leurs moyens d’action."

"Ce choix parachève la réforme territoriale, il lui donne tout son sens : des territoires forts, co-responsables avec l’État, capables de choisir leur avenir", s'est-il félicité.