Vue générale de Grenoble
9 février 2017 - Actualité

Grenoble-Alpes, une métropole placée sous le signe de la transition énergétique

Contenu publié sous le Gouvernement Cazeneuve du 06 Décembre 2016 au 14 Mai 2017
En déplacement à Grenoble, Bernard Cazeneuve a signé, jeudi 9 février, le pacte métropolitain d’innovation de Grenoble-Alpes Métropole. Dans la continuité de la politique environnementale menée par la cité iséroise depuis 20 ans, ce dernier vise à développer un nouvel écosystème métropolitain intégré pour la transition énergétique.
 
Pacte métropolitain d'innovation : "Ces accords portent haut l’ambition de Grenoble-Alpes Métropole"


Un choix "naturel"

Le territoire de la métropole iséroise est composé à 88% d’espaces naturels, agricoles et forestiers. Cette richesse est constitutive de l’identité de Grenoble, et c’est donc naturellement que la métropole a rattaché son  Pacte métropolitain d’innovation (PMI) à la thématique "transition énergétique et environnement", l’un des trois grandes orientations proposées au niveau national dans le cadre des PMI.

Premier pôle urbain alpin, la métropole iséroise a naturellement choisi de développer un écosystème métropolitain intégré pour la transition énergétique, afin de répondre à trois enjeux majeurs :
 
  • maintien du dynamisme économique au service de l’emploi ;
  • lutte contre les changements climatiques et engagement dans la transition énergétique ;
  • renforcement de la cohésion sociale du territoire. 
"Grenoble s’affirme depuis près de quarante ans comme une des capitales françaises de l’innovation. (...) En signant aujourd’hui un pacte métropolitain, mon ambition est que l’État accompagne Grenoble-Alpes Métropole dans sa stratégie d’innovation et favorise son rayonnement international."
Bernard Cazeneuve
Entretien accordé au Dauphiné Libéré (9 février 2017)

Les grands axes de l’écosystème

Le pacte métropolitain d’innovation de Grenoble, signé par le Premier ministre, s’articule donc autour de trois grands axes :
 
  • Le renforcement de la part des énergies renouvelables et de récupération dans l’approvisionnement énergétique du territoire, en cohérence avec le plan Air, énergie, climat et la dynamique Territoire à énergie positive pour la croissance verte (TEPCV)
Le projet le plus emblématique de cet axe de développement est la construction d’une centrale biomasse qui, couplée à une cogénération, permettra à terme d’atteindre 70% d’énergie renouvelable dans le réseau de chaleur.

Le PMI prévoit également le raccordement du réseau de chaleur urbain de l’agglomération à la plateforme chimique du sud de la Métropole, qui permet une diversification de l’approvisionnement énergétique.

Enfin, la Métropole projette la construction d’un réseau de chaleur 100% biomasse sur le secteur Est, et soutient le développement des parcs photovoltaïque en milieu urbain.
 
  • Le renouvellement de la gouvernance de l’énergie
La Métropole souhaite jouer pleinement son rôle d’autorité organisatrice de l’énergie et devenir l’unique collectivité compétente. Cela passe par l’inclusion des compétences actuellement exercées par le Syndicat d’énergie du département de l’Isère (SEDI) dans le périmètre décisionnel de la métropole, et la construction d’un service public de la donnée énergétique.
 
  • Le développement de projets "mobilité-déplacements" dans la dynamique de transition énergétique des territoires
Consciente des enjeux liés à la qualité de l’air, et dans le prolongement du Plan Air énergie climat adopté en 2014, la métropole poursuit sa réflexion sur le développement d’une mobilité à dimension environnementale. Le PMI Grenoble-Alpes prévoit donc la mise en œuvre d’une stratégie de transition énergétique du parc de véhicules techniques et des transports en commun, avec l’ambition remplacer les bus diesel par des bus plus responsables. 
 
"Dans les domaines de la transition énergétique et de la qualité de l’air, Grenoble a un temps d’avance et peut s’appuyer sur un écosystème exceptionnel qui réunit des centres de recherche de premier plan, des universités et des entreprises."
Bernard Cazeneuve
Entretien accordé au Dauphiné Libéré (9 février 2017)

Solidarité entre les territoires

Dans le cadre du contrat de coopération métropolitaine (CCM), la métropole grenobloise contribuera au développement et à l’amplification des dynamiques de coopération avec les territoires environnants.
Les possibilités de coopération identifiées par la métropole iséroise concernent trois thèmes principaux :
 
  • Mobilités douces et transports en commun
Ce volet vise à améliorer les liaisons entre la Métropole et les territoires voisins, pour limiter la pollution et atténuer la congestion aux entrées de la métropole.
 
  • Diffusion de la dynamique économique métropolitaine avec les territoires péri-urbains et ruraux
Ce volet repose sur le développement d’une stratégie interterritoriale agroalimentaire visant à améliorer l’autonomie alimentaire et limiter les déplacements, ainsi que sur la revitalisation économique, industrielle et touristique des territoires du sud de la métropole.
 
  • Renforcement de la coopération avec les massifs et parcs naturels régionaux
La métropole Grenoble-Alpes est entourée par trois grands parcs naturels : le Vercors, la Chartreuse et Belledonne. Pour renforcer la coopération entre ces parcs et la métropole, le CCM prévoit l’élaboration d’un schéma directeur de conservation et de valorisation patrimoniale.
 
"Ce pacte est un outil pour favoriser la diffusion de ces innovations: nous avons ainsi voulu que la dynamique de la métropole contribue à la revitalisation industrielle et touristique des territoires voisins."
Bernard Cazeneuve
Entretien accordé au Dauphiné Libéré (9 février 2017)
 
Le rôle des pactes métropolitains d’innovation
Ces partenariats particuliers, dont les thèmes ont été définis conjointement, visent à intensifier le contenu innovant des politiques conduites par les métropoles.

Un choix entre trois thématiques a été proposé au plan national pour cette démarche de partenariat État-métropoles : transition énergétique et environnement, ville intelligente et mobilités, excellence économique et rayonnement international.

Chaque pacte métropolitain d’innovation contient un volet dit "Contrat de coopération métropolitaine" (ou CCM) inspiré du dispositif "Contrats de réciprocité" lancé en 2015, et centré sur les projets de coopération des métropoles avec les espaces périurbains de leurs couronnes périphériques (les villes petites et moyennes et les espaces ruraux proches). Le CCM encadre notamment les  transports, le développement économique, la transition numérique ou encore la gestion commune des ressources territoriales.

Ensemble, ils positionnent les métropoles françaises comme des acteurs de l’innovation urbaine en identifiant une quinzaine de destinations à "haut potentiel" pour les investissements internationaux. L’État apportera 150 millions d'euros de financements, principalement par l’intermédiaire du Fonds de soutien à l’investissement public local. La mise en réseau des métropoles contribuera à la diffusion de ces dispositifs innovants.

Pour en savoir plus sur les Pactes Etat-Métropoles :

#PacteÉtatMétropoles : l’innovation au service des territoires

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