Photo de Manuel Valls à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière le vendredi 27 février 2015.
27 février 2015 - Actualité

Epidémie de grippe : "nous avons répondu avec détermination et au bon moment"

Manuel Valls s'est rendu avec Marisol Touraine aux urgences de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière afin de saluer les professionnels pour leur mobilisation contre la grippe, qui est particulièrement forte cette année.
 


L'épidémie est "particulièrement forte cette année, la plus importante de ces cinq dernières années. 2,5 millions de personnes ont été touchées cet hiver, c'est 500 000 cas nouveaux chaque semaine," a noté le Premier ministre lors de sa visite ce vendredi 27 février aux urgences de la Pitié-Salpêtrière. "Donc chacun peut se rendre compte, c'est vrai pour la France et pour d'autres pays, ce que cela nécessite comme engagement et comme organisation."

L'épidémie de grippe est désormais en période de décroissance. Elle a été traitée par les pouvoirs publics "avec détermination" et "au bon moment", a assuré le Premier ministre. Des instructions avaient été données pour faire face à la situation dès fin janvier, a ajouté la ministre de la Santé.
Néanmoins, la situation "reste tendue dans certains établissements de province", a ajouté Marisol Touraine. C'est pourquoi le plan ORSAN est toujours en vigueur.



Concernant une augmentation de la mortalité liée à cette épidémie de grippe, le Premier ministre a assuré que les chiffres seraient transmis en toute transparence dès qu'ils seront connus. "Quand il y a ce type de pic, il y a effectivement une augmentation du nombre de décès, notamment des personnes âgées qui ont déjà d'autres pathologies et qui sont fragiles."
 
Le dispositif ORSAN
Le 20 février, le Gouvernement a déclenché le plan national ORSAN qui permet de répondre à des situations sanitaires exceptionnelles, en particulier par une meilleure coordination régionale des dispositifs existants dans les trois secteurs sanitaires (ambulatoire, hospitalier et médico-social). Dans le secteur ambulatoire (médecine libérale) il permet de favoriser au maximum la prise en charge ambulatoire des malades pour ne recourir à l’hospitalisation que pour les situations d’urgences le nécessitant. Dans tous les établissements de santé, y compris privés, il permet de déprogrammer des activités non indispensables, d’ouvrir des lits supplémentaires, de rappeler des personnels et de renforcer ponctuellement les équipes de professionnels de santé dans les établissements en difficulté.
 
"L'épidémie de grippe est la plus forte de ces 5 dernières années"