la plate-forme d’engagements réciproques entre l’État et les régions en faveur de l’emploi, la formation, l’apprentissage et le développement économique
30 mars 2016 - Actualité

Emploi : "L’État et les régions ont décidé d’unir davantage leurs forces"

Manuel Valls et Philippe Richert, président de l'Association des régions de France, ont signé, le 30 mars 2016 à l’hôtel de Matignon, la plateforme d’engagements réciproques entre l’État et les régions en faveur de l’emploi, la formation, l’apprentissage et le développement économique. Une signature qui s’inscrit dans la continuité de la réforme territoriale mise en œuvre par le Gouvernement.
 
La mobilisation des pouvoirs publics en faveur de l’emploi continue. Après la mise en place d'un Plan d'urgence pour l’emploi détaillé par le président de la République le 18 janvier dernier, une nouvelle grande étape est franchie avec la signature, ce 30 mars 2016, de la plateforme d’engagement entre l’État et les nouvelles régions issues de la réforme territoriale pour unir davantage les forces pour la croissance et l’emploi. "Je veux et nous voulons établir et une nouvelle relation entre l’État et les régions ; une relation dans laquelle les responsabilités de chacun sont clairement définies afin de servir au mieux l’intérêt général et de respecter le fait régional", a déclaré le Premier ministre. "Mieux faire ensemble : tel est l’objectif !"
 

De nouvelles régions aux compétences renforcées et clarifiées

Avec le nouveau découpage des régions, celles-ci ont désormais des moyens d’action plus efficaces. Elles sont désormais dotées de leviers puissants pour mener les politiques publiques sur leurs territoires. "Je pense bien sûr à la formation, à l’apprentissage, au développement économique", a expliqué Manuel Valls.

 
500 000
formations supplémentaires pour les demandeurs d'emploi.
Par l’adoption de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (NOTRe), le Gouvernement a souhaité une organisation administrative et politique des territoires performante et complémentaire. Dans ce cadre, les régions sont désormais les acteurs incontournables des politiques de formation, d’apprentissage et du développement économique nécessaires à un accompagnement efficace vers l’emploi. Elles se sont engagées à ce titre en faveur du plan d’urgence proposé par le président de la République dont elles porteront notamment le volet des 500 000 formations supplémentaires pour les demandeurs d’emploi, grâce à des financements d’État. Ainsi "Myriam El Khomri a signé les conventions régionales du plan 500 000 formations avec plusieurs régions", a rappelé le Premier ministre.

 

Trois engagements en faveur de l’efficience

L'objectif de l’accord signé entre l’État et les régions est de permettre la mise en oeuvre sur le terrain des mesures au bon niveau d’efficacité opérationnelle : "les politiques publiques seront mises en oeuvre par les acteurs qui agissent au bon niveau. Les politiques de l’emploi de chaque territoire seront mieux coordonnées en lien étroit avec les partenaires sociaux et les branches professionnelles", a déclaré Manuel Valls.
 
Le Gouvernement a mis en avant trois engagements :
 
  1. Faire correspondre le parcours des demandeurs d’emploi - formations, dispositifs d’accompagnement - aux réalités des territoires. Ainsi, les régions qui le souhaitent co-piloteront avec l’État le service public régional de l’emploi, l’orientation des crédits nationaux de la formation et le Fonds social européen (FSE). Elles pourront passer des conventions avec Pôle emploi pour améliorer les dispositifs d’accompagnement des demandeurs d’emploi.
     
  2. Accorder plus d’importance aux formations professionnelles initiales pour les jeunes en multipliant les passerelles entre l’enseignement général et l’enseignement professionnel. De plus, "l’État et les régions proposent d’ouvrir les titres professionnels à l’apprentissage, d’élargir l’accès de cette  filière au-delà de 25 ans, de mettre en œuvre des parcours mixtes renforcés avec l’enseignement professionnel et de soutenir le développement dans les territoires des campus des métiers et des qualifications dans les territoires", a précisé le Premier ministre.
     
  3. Affirmer la place stratégique primordiale des régions et des PME et des ETI pour le développement économique. "L’État et les régions veilleront à ce que tous les leviers de soutien aux entreprises - je pense à la Banque publique d'investissement, à France entrepreneurs, Intelligence économique -  soient bien en phase avec les stratégies et les orientations régionales. Dans le cadre de la réforme en cours des pôles de compétitivité, l’État donnera plus de pouvoir aux régions en matière de coordination et d’animation", a expliqué Manuel Valls.
 
Au fond, il est là l’esprit de la décentralisation que nous mettons en œuvre depuis plus de 30 ans : donner aux territoires et à l’État les moyens d’agir au plus près des Françaises et des Français.
Manuel Valls
Le 30 mars 2016
 
"En signant une plateforme d’engagements, l’État et les régions ont décidé aujourd’hui d’unir davantage leurs forces"