Un plan pour soutenir et relancer l’activité touristique

Le Premier ministre a présidé un comité interministériel du tourisme à l’issue duquel il a détaillé les mesures d’un plan de 18 milliards d’euros pour aider le secteur du tourisme, le secteur le plus touché par la crise sanitaire.
 
Le secteur du tourisme, un des fleurons français, qui représente près de 2 millions d’emplois directs et indirects et près de 8% du PIB, fait face aux conséquences de la crise sanitaire en cours.

Avant la crise, avec 90 millions de touristes étrangers en 2019, la France atteignait presque l’objectif fixé de 100 millions pour 2022.

le tourisme est aujourd’hui une priorité nationale 

Les entreprises du secteur du tourisme ont d’ores et déjà pu bénéficier de nombreuses mesures :
 
  • 6,2 milliards d'euros de prêts garantis par l'État ont déjà été préaccordés à 50 000 entreprises du secteur, soit près de 10 % du total des prêts garantis par l'État ;
  • 1,4 million de salariés ont pu bénéficier des mesures de chômage partiel ;
  • Les mesures de reports de charges et le Fonds de solidarité ont concerné le secteur du tourisme.
Le Gouvernement a souhaité aller plus loin et a élaboré un ensemble de mesures de soutien au secteur du tourisme qui s’organisent en 3 temps :
 
  • l’urgence ;
  • le temps moyen du déconfinement ;
  • le long terme, la reconquête de la place de la France au premier rang du tourisme mondial.

Pour faire face à l’urgence

 
  • le Fonds de solidarité restera ouvert pour les entreprises du secteur hôtellerie, restauration, tourisme jusqu'à la fin de l'année 2020. Son accès sera élargi à des entreprises de plus grande taille, jusqu'à 20 salariés et jusqu'à 2 millions d'euros de chiffre d'affaires. L'aide qui sera versée pourra aller jusqu'à 10 000 euros. Le fonds est également ouvert aux indépendants ;
     
  • Les dispositifs de prêts au secteur hôtellerie, restauration, tourisme seront renforcés : un prêt garanti par l'État "saison” sera mis en place, ses conditions seront plus favorables que celles du prêt garanti par l'État classique, avec notamment un plafond qui pourra atteindre le chiffre d'affaires (CA) des 3 meilleurs mois de l'année précédente, soit bien au-delà des 25 % de CA jusqu’alors possibles ;
     
  • L'enveloppe des prêts tourisme de Bpifrance, qui sont plébiscités par le secteur, sera portée de 250 millions à 1 milliard d'euros ;
     
  • Les banques se sont engagées à systématiquement proposer aux PME du secteur un report des mensualités de tous leurs prêts sur 12 mois, et non pas simplement sur les 6 mois ;
     
  • Les entreprises du secteur hôtellerie, restauration, tourisme sont exonérées des cotisations sociales entre mars et juin. Cette exonération sera prolongée tant que la fermeture durera. Un crédit de cotisations de 20 % des salaires versés depuis février sera par ailleurs accordé aux entreprises pour accompagner la reprise d'activité. Ce crédit de cotisations sera imputable sur l'ensemble des cotisations dues. Au total, ces allègements de cotisations représentent plus de 2 milliards d'euros d'aides directes au secteur.

Un plan d'investissement accompagne ce plan global

Un plan d'investissements en fonds propres de 1,3 milliard d'euros sera porté par la Caisse des dépôts et par Bpifrance. Ce plan d’investissement en fonds propres va créer un effet de levier et générer des investissements privés pour atteindre un chiffre global de 6,7 milliards d'euros.

Le Gouvernement soutient aussi le pouvoir d’achat des Français en doublant le plafond d'utilisation des tickets restaurant (à 38€) à compter de la réouverture des restaurants et en faisant en sorte qu’ils soient utilisables le week-end.