Edouard Philippe sur France 2

SNCF : une réforme pour "sauver le système public ferroviaire"

Le Premier ministre était lundi 26 février l’invité du journal télévisé de France 2. A cette occasion, il a expliqué la réforme du service public ferroviaire qui sera portée par le Gouvernement avant l'été
 
L’objectif de cette réforme, c’est "de sauver le service public ferroviaire" qui va mal. La détermination du Gouvernement est totale dans ce dossier. Comme l’a rappelé Édouard Philippe, "chaque année, nous mettons de plus en plus d’argent" dans notre service public ferroviaire, "ce qui n’est pas nécessairement une mauvaise chose", mais dans le même temps, la qualité de service se dégrade pour des millions de Français.

Chaque année, le service public ferroviaire coûte 14 milliards d’euros aux contribuables. C’est plus que les budgets de la police et de la gendarmerie réunis. "Cela fait 40 ans que nous faisons des choix contestables" a souligné le Premier ministre, notamment en favorisant les lignes TGV au détriment des mobilités du quotidien.

"Nous devons avancer", car "ce qui est dangereux, inacceptable, c’est le statu quo". Il ne s’agit pas de mettre en cause les cheminots, les dirigeants, ou la SNCF, il s’agit de "faire en sorte que nous ayons un meilleur système ferroviaire".
Le Gouvernement "souhaite qu’il puisse y avoir une discussion riche" avec l’ensemble des acteurs.

Le recours aux ordonnances n’empêchera en rien les concertations, les discussions, les débats : lors des ordonnances travail, il y a eu 300 heures de concertations, et une centaine d’heure de débat parlementaire.

Les infos à retenir

  • Ce n’est pas la réforme des petites lignes : le Gouvernement ne suivra pas le rapport Spinetta sur ce point.
  • Il n’y aura rien dans le texte concernant la retraite des cheminots.
  • Ce n’est pas la fin du service public : pour améliorer la qualité de service, l’Etat va consacrer 3,6 milliards d’euros par an dans les 10 prochaines années pour la rénovation du réseau, soit 10 M€ par jour : c’est 50% de plus que les 10 dernières années.
  • Il ne s’agit pas non plus de préparer une privatisation de la SNCF.