Une pharmacienne en train de regarder des boîtes de médicaments

Simplification de l'accès au traitement contre l'hépatite C

La prescription de deux médicaments pour le traitement de l'hépatite C chronique a été ouverte à tout médecin par la ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn.

 

Une prise en charge de l’hépatite C simplifiée

Jusqu'à présent réservés à certains spécialistes, deux médicaments visant à traiter l’hépatite C sont désormais prescriptibles par l'ensemble des médecins,  notamment les médecins généralistes.

Cette décision vise à simplifier le parcours de soins : les personnes malades pourront ainsi avoir leur ordonnance à proximité de leur lieu de vie, dans un endroit où ces derniers sont déjà suivis.

C’est quoi au juste, l’hépatite C ?

Forme d'hépatite virale, l’hépatite C peut entraîner deux types d’infections : une infection aigüe qui dure quelques semaines et ne requiert pas de traitement, ou une infection chronique, installée à vie.

Selon la gravité, le virus peut aller jusqu'à provoquer la mort du patient. D'après l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le risque de cirrhose du foie pour les patients atteints d’hépatite C chronique est de 15 à 30% sur une durée de 20 ans. Une autre évolution de l’infection peut mener à un cancer du foie.

Si l’hépatite C est présente partout dans le monde, on la retrouve de manière plus importante à l’est de la Méditerranée ainsi qu’en Europe. On estime qu’environ 71 millions d’individus sont atteints par ce virus dans le monde.

objectif : dire adieu à l’hépatite C en france à l'horizon 2025

Présenté en mars 2018, le Plan priorité prévention 2018-2022 énonce 25 mesures-phares pour améliorer la santé globale de la population. Parmi elles : l’élimination du virus de l’hépatite C (VHC) en France d’ici 2025. Cette mesure répond à un objectif défini par l’OMS : l'éradication de cette maladie dans le monde d'ici à 2030.

En complément de la simplification de l’accès au traitement contre le VHC, le Plan priorité prévention préconise deux autres actions :
  • le renforcement d’un dépistage de proximité par des tests rapides d’orientation diagnostique (TROD) ;
  • le renforcement d’actions de prévention pour toucher les publics prioritaires et éloignés du système de santé.