Service national universel : les conclusions de la consultation, une nouvelle étape vers sa mise en oeuvre

Le groupe de travail sur le Service national universel (SNU), missionné en juin dernier pour conduire une enquête auprès des jeunes et des parties prenantes (associations, collectivités, organisations de jeunesse…), a remis le 19 novembre son rapport à l’Elysée. Constat : une large majorité de jeunes adhèrent au projet, à partir du moment où ils en comprennent les objectifs.
 
La mise en place du Service national universel (SNU) est un engagement fort du président de la République, avec l’objectif de "renforcer la cohésion sociale et dynamiser le creuset républicain" a rappelé le secrétaire d'Etat Gabriel Attal.

Le rapport remis le 19 novembre confirme que la grande majorité des jeunes adhèrent au projet, à partir du moment où ils en comprennent les objectifs. Même s’ils sont souvent hostiles au premier abord à la mise en place d’un dispositif obligatoire, seuls 25% disent ne pas du tout avoir envie de le faire. En particulier, ils adhèrent à plus de 75% à l’objectif de brassage social, culturel et géographique du SNU. "Nous emporterons une plus large adhésion en répondant aux questions concrètes autour de sa mise en œuvre", s'est félicité Gabriel Attal.

Gabriel AttalLa consultation a permis de dégager des pistes sur le contenu proposé. "Les jeunes ont envie d’être formés aux réactions en cas d’attaque terroriste et de catastrophe naturelle. L’autre point qui remonte fortement, c’est la protection de l’environnement", a déclaré le secrétaire d'Etat. 

Concernant le calendrier de mise en œuvre, des premiers jeunes feront leur SNU dès juin 2019 pour une phase pilote. "Cette cohorte sera constituée de plusieurs centaines, voire plusieurs milliers de jeunes. Seuls des volontaires seront appelés mais nous veillerons à ce qu’ils soient représentatifs de la jeunesse française". Pour la date de généralisation du dispositif, "le premier rapport sur le sujet évoquait 2026 mais nous étudions des options plus rapides, dès lors que toutes les conditions de sécurité sont garanties et que ce rythme permet une formation complète des encadrants."

Pour rappel, le SNU s’organisera en 2 phases. Une première phase obligatoire d’un mois maximum, effectuée aux alentours de 16 ans, qui comportera deux périodes : un temps d’hébergement collectif avec un objectif de mixité sociale ; une période d’engagement, prenant la forme d’une mission d’intérêt général, dans des associations, collectivités locales, institutions... Et une deuxième phase sur la base du volontariat d’au moins 3 mois, entre 16 et 25 ans, liée à la défense et à la sécurité (armées, police, gendarmerie, pompiers, sécurité́ civile, réserves opérationnelles), à l'accompagnement des personnes, à la préservation du patrimoine ou de l'environnement ou encore au tutorat (liste non limitative).