Enfants qui utilisent des smartphones
5 février 2019 - Actualité

Safer Internet Day : comment rendre le web plus sûr pour les enfants ?

“Les écrans, les autres et moi” est le thème, ce 5 février, du Safer Internet Day. Cette journée ouvre un mois de sensibilisation sur les risques et les bonnes pratiques d'Internet.
 
Depuis 2005, le Safer Internet Day, journée qui vise à rendre Internet plus sûr, est célébré dans 140 pays du monde. Créé à l’initiative du réseau européen Insafe / INHOPE, cet événement sensibilise les élèves aux bonnes pratiques sur Internet.

Bons usages, risques : un mois pour sensibiliser les jeunes

Pour sa 16e édition, le Safer Internet Day aura pour thème “les écrans, les autres et moi”. Cette journée ouvre un mois de sensibilisation avec l'organisation d'ateliers pour les jeunes. Pilote de l'évènement en France, le programme national Internet Sans Crainte, soutenu par l’Agence numérique et l’Union européenne, en a recensé plus de 400 cette année.

Durant le mois de février, les enseignants, les animateurs et les parents d’élèves seront mobilisés pour évoquer des thématiques comme le temps passé sur les écrans, la place des écrans au sein de la famille ou encore la liberté d’expression et ses limites sur le web. À cette fin, Internet Sans Crainte a mis à disposition des enseignants et médiateurs éducatifs deux parcours “clé en main” : un premier pour les enfants âgés de 7 à 12 ans, l’autre pour les 13-17 ans.

Selon un rapport de Santé publique France, les enfants passaient en moyenne 4h11 par jour sur des écrans en 2015, soit une heure de plus qu’en 2005, voire deux pour les 15-17 ans. Outre les dangers liés au développement du cerveau, le cyber-harcèlement, les contenus violents ou l’exposition à des personnes inconnues sont devenues de réels enjeux pour les jeunes.

Mieux protéger les données des élèves

Dans le cadre de l’École de la confiance, le Gouvernement s’est engagé à plusieurs niveaux afin de mettre en œuvre un Internet plus sûr pour les élèves. En effet, un grand nombre de données personnelles sont collectées, stockées et traitées dans les établissements scolaires.

En France, l’entrée en vigueur du RGPD s’est accompagnée de la nomination d’un délégué à la protection des données (DPD) pour les ministères de l'Éducation nationale et de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation. Son objectif : aider et accompagner l'ensemble des acteurs éducatifs dans leur utilisation des données sur Internet.

Par ailleurs, un code de conduite propre à l’Éducation nationale a été soumis à la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) en décembre dernier. Ce code rassemble les obligations des acteurs éducatifs en terme de traitement de données recueillies dans le cadre scolaire.

Enfin, des actions de formation et d’information relatives aux enjeux de l’utilisation des données scolaires numériques sont organisées pour les chefs d’établissement et les professeurs.