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Qu'est-ce que la dette de la France ?

Qu’est-ce que la dette publique exactement ? Qui la contracte et pourquoi ? Voici quelques éléments de réponse pour comprendre rapidement de quoi il s’agit.

Contenu publié sous le Gouvernement Valls III du 11 Février 2016 au 06 Décembre 2016
 

Chaque année, la France dispose d’un budget pour faire fonctionner le pays. Ce budget est composé de recettes, c’est-à-dire des prélèvements obligatoires qui sont effectués auprès des citoyens et des entreprises : impôts sur le revenu et sur les sociétés, taxe sur la valeur ajoutée (TVA), contribution sociale généralisée (CSG), cotisations maladies, ...
 
L’État, les collectivités et la Sécurité sociale utilisent ces recettes pour financer les systèmes de santé et de retraite, les dépenses de fonctionnement des administrations, des grands travaux, etc. Depuis plusieurs années, en raison de contextes économiques difficiles, les dépenses de l’État sont supérieures aux recettes. La France se retrouve donc en situation de déficit.
 
Pour continuer de faire avancer le pays, l’État emprunte alors ce qui lui manque auprès d’investisseurs. L’endettement de la France, ou dette de la France, est le résultat de ces emprunts successifs contractés par l’ensemble des administrations publiques, des collectivités territoriales, des entreprises publiques et des organismes de la Sécurité sociale.
 
L’endettement de la France n’est toutefois pas une situation isolée. De grands pays comme la Grande-Bretagne, les États-Unis ou le Japon font également face à des dettes publiques importantes qui témoignent de l’impact mondial des crises économiques successives.
 
Depuis plus de 4 ans, le Gouvernement se mobilise pour faire reculer les déficits afin que la richesse nationale finance moins la dette publique nette et permette de retrouver des marges de manœuvre pour financer les priorités du quinquennat : l'emploi, la jeunesse, la santé, le logement, la refondation de l'école, l'économie réelle et les investissements pour demain. Le Gouvernement assume donc le sérieux budgétaire pour équilibrer le solde public, mais sans mener une politique d'austérité au risque de freiner la croissance et donc la création d'emplois. Le rythme de réduction du déficit ne doit pas se faire à « marche forcée » mais doit être adapté aux réalités du pays. L'objectif est qu'il passe sous la barre des 3% en 2017.