25 mars 2019 - Actualité

Prévention, nutrition et pratique sportive au programme du 2e comité interministériel pour la santé

En présidant le 2e comité interministériel pour la santé, le 25 mars 2019, le Premier ministre Édouard Philippe a réaffirmé l’importance des actions actives de prévention en matière de santé, notamment dans le domaine de la nutrition et de la pratique sportive.
 
Prévention, prévention encore, prévention toujours ! Le Gouvernement a fait de la prévention active une priorité. Comme le souligne Agnès Buzyn, "trop longtemps centré sur les soins, notre système de santé a délaissé la démarche préventive en la limitant le plus souvent à des actions d’informations des publics".

La ministre souligne pourtant que la "mortalité prématurée est souvent évitable en agissant sur les facteurs de risque et les déterminants socio-environnementaux tout au long de la vie et le plus vite possible".

D’où un changement de stratégie de la part du Gouvernement il y a un an, avec un 1er comité interministériel axé sur les actions de prévention.

Prévenir, c’est guérir

Ce 1er comité interministériel s’était attaché à identifier les principaux risques et les meilleurs moyens de les prévenir pour toutes les tranches d’âge. Avec à la clé un plan complet et méthodique comprenant plusieurs décisions fortes :
 
  • Le remboursement des substituts nicotiniques pour accompagner la hausse du prix du tabac.
  • La reconnaissance du caractère obligatoire de 8 vaccins.
  • Le redéploiement des vingt visites obligatoires pour les enfants âgés de 0 à 18 ans.
  • La vaccination contre la grippe expérimentée dans les pharmacies.
  • Lancement du service sanitaire qui mobilisera chaque année 50 000 étudiants en santé dans des actions de prévention.
Un plan qui a porté ses fruits. Les effets positifs de ces mesures sont déjà visibles :
 
  • Le nombre de fumeurs a baissé de 1,6 million depuis 2016.
  • La couverture de la vaccination hexavalente (diphtérie, tétanos, poliomyélite, coqueluche, Haemophilus influenzae de type B et hépatite B) a augmenté de 93% à 98% selon les premières estimations.
  • L’expérimentation de la vaccination contre la grippe a été un succès, ce qui permettra au Gouvernement d’en généraliser le principe à partir du mois d’octobre 2019.
  • Plus de 100 entreprises se sont engagées sur le Nutri-Score.
  • 63% des élèves ont été formés ou sensibilisés aux gestes de premier secours, soit 15% de plus qu’en 2017.
  • En décembre 2018, on comptait 5 400 lieux d’accueil pour les étudiants en santé du service sanitaire, dont près de 4 000 établissements scolaires.

En 2019, priorité à l’alimentation, la nutrition et l’activité physique

Pour poursuivre ces efforts et amplifier cette dynamique, le 2e comité interministériel de la santé se concentre sur deux axes majeurs de santé : la nutrition et le développement de la pratique sportive. L’alimentation et l’activité physique sont des facteurs reconnus de bien-être et de bonne santé. Ils contribuent à lutter contre des maladies chroniques.

L’objectif est de permettre à tous les Français de :
 
  • Connaître les bons réflexes alimentaires pour leur santé, d’améliorer la qualité nutritionnelle de tous les aliments transformés et de promouvoir le Nutri-score.
  • Promouvoir et développer la pratique d’activité physique et sportive pour tous et labéliser les maisons sport-santé.
  • Lutter contre l’obésité : la moitié des adultes et 17 % des enfants sont en surpoids.
Le Gouvernement s’est fixé plusieurs objectifs d’ici 2023 pour son action globale sur l’alimentation et l’activité physique :
 
  • Diminuer de 15% l’obésité et stabiliser le surpoids chez les adultes.
  • Diminuer de 20% le surpoids et l’obésité chez les enfants et adolescents.
  • Réduire le pourcentage de personnes âgées dénutries vivant à domicile ou en institution.
  • Réduire de 20% le pourcentage des malades hospitalisés dénutris à la sortie d’hospitalisation.
En mettant un accent prioritaire sur l’activité physique, l’alimentation et la lutte contre l’obésité, le 2e comité interministériel vise à faire de chaque Français un acteur de sa santé et garantir une égalité réelle entre les patients. Être en bonne santé ne doit pas être le privilège de quelques-uns, mais une véritable chance pour tous.