4 juin 2018

Poursuite du Plan de traitement des foyers de travailleurs migrants

Depuis 1997, date de lancement du Plan de traitement des foyers de travailleurs migrants (PTFTM), 400 résidences sociales ont été créées et il reste encore près de 170 foyers de travailleurs migrants à traiter. Le passage du foyer à la résidence sociale est le fruit d’un travail partenarial soutenu. En effet, au-delà du projet architectural, une variété d’acteurs (bailleurs, collectivités Locales, Action Logement, services de l’État locaux et centraux…) œuvre pour le bien-vivre des résidents.
 
La grande majorité des foyers a été construite dans les années 60-70 pour loger des travailleurs isolés. Le bâti de l’époque, destiné à un accueil de courte durée (chambres de 7 m², sanitaires et cuisines collectifs) n’est plus adapté aux normes de logement et se trouve bien souvent dans un état vétuste et dégradé. Il n’est pas non plus en état de répondre aux besoins de résidents vieillissants et plus fragiles. Au-delà de la relance des parcours résidentiels et des processus d’intégration (objectifs fondamentaux du plan de traitement) le PTFTM doit avant tout répondre aux impératifs de mise en sécurité des résidents et leur permettre d’accéder à des logements dignes et conformes aux normes de sécurité en vigueur.
La Cilpi (Commission interministérielle pour le logement des populations immigrées), dans le cadre de sa mission de pilotage du PTFTM s'est rendue au foyer République à Epinay-sur-Seine (93), bâti particulièrement dégradé, qui fait l'objet d'un projet de transformation en résidence sociale. Le site accueille, dans des chambres de 9 m², 155 personnes d’origine sub-saharienne. À chaque étage, des douches et sanitaires collectifs sont mis à disposition des résidents.

La Cilpi a également visité la résidence sociale de Lorraine, située à Paris 19ème,  livrée en fin d’année 2017. Cet établissement est le résultat d’une opération de restructuration complète d’un des bâtiments existants, associée à la démolition/reconstruction d’un second bâtiment et à la création d’un restaurant social. Cette résidence propose 173 logements individuels et autonomes qui ont tous pour particularité d’être adaptables et accessibles aux personnes à mobilité réduite. Le coût total de cette opération a été évalué à près de 15 M€ lors de son passage en Cilpi.

Contact : anne-catherine.legroux@developpement-durable.gouv.fr