5 février 2019 - Actualité

Pour une meilleure protection des abeilles et des insectes pollinisateurs

Le Gouvernement a annoncé la mise en place d'un groupe de travail dont le but est de mieux protéger les insectes pollinisateurs de l'utilisation des produits phytopharmaceutiques.
 
Le 15 juin 2018, le Gouvernement avait demandé à l'Anses d'établir des propositions pour faire évoluer la réglementation sur la protection des pollinisateurs vis-à-vis de l'usage des produits phytopharmaceutiques. Sur la base des propositions présentées ce 5 février par l'agence, les ministres François de Rugy et Didier Guillaume ont annoncé la mise en place d'un groupe de travail en vue de renforcer les mesures de protection des abeilles et autres pollinisateurs.

Un groupe de travail pour faire évoluer la protection des pollinisateurs

Depuis plusieurs années, on observe un déclin et un affaiblissement des colonies d'abeilles. Pourtant, près de 80% des espèces de plantes dépendent des insectes pollinisateurs, dont les abeilles font partie.

D'après une enquête réalisée par le ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation, le taux moyen de mortalité chez les pollinisateurs durant l'hiver 2017-2018 avait atteint près de 29,4%, soit presque trois fois plus que le taux naturel de 10%. Une mortalité qui s'explique par plusieurs phénomènes, parmi lesquels le recours aux produits phytopharmaceutiques ou le parasite varroa.

Le groupe de travail associera l'ensemble des parties prenantes et devra définir les mesures permettant de limiter les risques liés aux produits phytosanitaires, tout en prenant en compte les contraintes techniques pour les agriculteurs.

Une action gouvernementale conséquente pour protéger les abeilles

Ce groupe de travail ne constitue pas la première action du Gouvernement, il s'inscrit dans le prolongement du travail gouvernemental.

Depuis le 1er septembre 2018, la France a interdit l'utilisation de tous les produits phytopharmaceutiques de la famille des néonicotinoïdes. Une interdiction qui va être étendue, en application de la loi agriculture et alimentation, aux substances insecticides possédant un mode d'action identique à celui des néonicotinoïdes.

La France va renouveler sa demande à la Commission européenne d'actualiser les méthodologies d'évaluation des risques pour les pollinisateurs, à partir desquelles les substances actives sont approuvées. En effet, au-delà de la toxicité aiguë, la toxicité chronique pour les abeilles doit être mieux prise en compte afin d'améliorer le niveau de protection des pollinisateurs.