La planète Neptune est découverte par l'astronome Urbain Le Verrier

Publié le : 17/08/2017
Portrait de l'astronome Urbain Le Verrier par le peintre Giacomotti - Château de Versailles
Portrait de l'astronome Urbain Le Verrier par le peintre Giacomotti - Château de Versailles - Photo : Josse / Leemage
Vue de Neptune par la sonde Voyager-2 en 1989
Vue de Neptune par la sonde Voyager-2 en 1989 - Photo : Leemage / Walter B. Myers / Novapix
« Monsieur Le Verrier a perçu le nouvel astre sans avoir besoin de jeter un seul regard vers le ciel ; il l’a vu au bout de sa plume. » Ainsi François Arago, secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences, décrit-il la surprenante découverte de la planète Neptune faite par son jeune condisciple, le mathématicien et astronome Urbain Le Verrier (1811-1877), le 31 août 1846.
 
Élu le 19 janvier 1846 à l’Académie des sciences, en section d’astronomie, Urbain Le Verrier, qui a déjà publié une contribution remarquée sur la trajectoire d’Uranus, annonce le 1er juin 1846 l’existence d’une nouvelle planète, non encore nommée, sans l’avoir observée. Il a en effet réussi à détecter par pur calcul mathématique la présence d’un « corps troublant », une planète inconnue responsable des irrégularités de la position d’Uranus.

 
Neptune, 8e et dernière planète du système solaire

Dans sa note du 31 août 1846 à l’Académie des sciences, Urbain Le Verrier donne à 5° près la position de cette planète hypothétique, ainsi qu’un certain nombre de ses caractéristiques orbitales. Pour en avoir la confirmation, il envoie alors ses calculs à l’astronome allemand Johann Galle (1812-1910) qui localise effectivement la planète, le 25 septembre 1846, depuis l’observatoire de Berlin : « Monsieur, écrit-il en français à Urbain Le Verrier, la planète dont vous nous avez signalé la position réellement existe. Le même jour où j’ai reçu votre lettre, je trouvais une étoile de 8e grandeur, qui n’était pas inscrite dans la […] collection des cartes célestes publiée par l’Académie de Berlin. »
 

Création de la première chaire de mécanique céleste de la Faculté des sciences

À la suite de cette découverte de Neptune, Urbain Le Verrier, promu officier de la Légion d’honneur par Louis-Philippe, est nommé à la chaire de mécanique céleste de la Faculté des sciences, créée à cette occasion.
 

Lancement du premier service de prévision météorologique

Nommé directeur de l’observatoire de Paris à la mort de François Arago (2 octobre 1853),  Urbain Le Verrier réorganise en profondeur l’établissement. En décembre 1863, il utilise également les nouveaux atouts du télégraphe pour lancer le premier service de prévision météorologique, diffusé par l’observatoire de Paris jusqu’en 1878, année où le Bureau central météorologique (BCM), ancêtre de Météo-France, est créé.