Naissance des Jeux olympiques de l'ère moderne, à l'initiative de Pierre de Coubertin

Publié le : 15/06/2017
Premier Comité international olympique à Athènes (1896) - Pierre de Coubertin assis à gauche
Premier Comité international olympique à Athènes (1896) - Pierre de Coubertin assis à gauche - Photo : STR (FILES) / AFP
Athènes 1896. Inauguration des "Jeux olympiques (JO) de l'ère moderne"
Athènes 1896. Inauguration des "Jeux olympiques (JO) de l'ère moderne" - Photo : Farabola/Leemage
La naissance des Jeux olympiques de l’ère moderne, le 23 juin 1894, est indissociable de la figure de Pierre de Coubertin (1863-1937).
 

Internationaliser le sport au service de la paix

Très marqué dans son enfance par la guerre de 1870, Pierre de Coubertin choisit d’abord la carrière des armes et d’entrer à l’école militaire de Saint-Cyr. Mais il décide finalement de dédier sa vie à « internationaliser » le sport au service de la paix, en rétablissant les Jeux olympiques de l’Antiquité grecque, et en leur donnant une dimension planétaire.

Pour Pierre de Coubertin en effet, le sport offre de nombreux bienfaits. Humaniste et pédagogue, il voit notamment dans le sport d’équipe un moyen d’inculquer la cohésion et la discipline aux jeunes. Il contribue aussi au développement du sport scolaire. Secrétaire général de l’Union des sociétés françaises de sports athlétiques (USFSA) créée en 1887, il pratique lui-même plusieurs sports dont l’aviron et la natation (mais aussi le tir ou la boxe) et fonde en janvier 1890 la Revue athlétique.

 
Des Jeux à l'échelle du monde

Le 25 novembre 1892, il profite du 5e anniversaire de l’USFSA pour organiser une première réunion dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne. Le thème : « les exercices physiques dans le monde moderne ». Face à de multiples personnalités, Coubertin déclare alors pour la première fois publiquement son grand projet : celui du « rétablissement des Jeux olympiques ». Il s’agit, précise-t-il, « de Jeux à l’échelle du monde, de Jeux ouverts à tous, à tous les pays, à toutes les races, à toutes les religions ». Mais son projet laisse l’auditoire perplexe.
 
Opiniâtre, Pierre de Coubertin continue à militer pour l’internationalisme sportif et convoque deux ans plus tard, toujours au nom de l’USFSA, le « congrès international du renouveau athlétique ». Le thème est fédérateur : il porte sur la question de l’amateurisme. À nouveau rassemblés dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne, du 18 au 23 juin 1894, deux mille invités et 79  délégués officiels, représentant 13 pays (France, Australie, Belgique, Bohême, Espagne, Etats-Unis, Grande-Bretagne, Grèce, Hongrie, Italie, Pays-Bas, Russie, Suède) sont présents. Mais cette fois, le projet de Coubertin emporte la conviction des participants.
 

Rétablir les Jeux olympiques sur les bases de la vie moderne

Le samedi 23 juin 1894, après cinq jours de travaux des différentes commissions, « le rétablissement des Jeux olympiques sur des bases conformes à la vie moderne » est entériné à l’unanimité. La périodicité quadriennale est adoptée. Il est par ailleurs décidé que les compétitions ne sont ouvertes qu’aux amateurs. Le Comité international pour les Jeux olympiques (CIJO, ancêtre du CIO) est également instauré (voir photo des membres du CIJO en 1896, à Athènes ; Pierre de Coubertin, le deuxième à partir de la gauche).
 
Moins de deux ans plus tard, du 6 avril au 15 avril 1896, s’ouvrent à Athènes les premiers Jeux olympiques de l’ère moderne.


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