18 janvier 2007 - Vidéo

Hommage de la Nation aux Justes de France par le président Jacques Chirac au Panthéon

Il y a dix ans, le 18 janvier 2007, le président de la République, Jacques Chirac, rend pour la première fois un “hommage de la Nation aux Justes de France”, ces Français qui, au péril de leur vie, ont sauvé des milliers de Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale. Comme le lui a proposé un an plus tôt Simone Veil, présidente de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, le président Jacques Chirac fait entrer au Panthéon ces femmes et ces hommes “nommés "Justes parmi les Nations” ou restés anonymes“ à qui les Juifs doivent la vie.
 

Faire entrer au Panthéon les Justes de France

Ils étaient paysans, instituteurs, boulangers, concierges, secrétaires de mairie, policiers, gendarmes, prêtres, pasteurs…

En 2007, la France compte 2 725 Justes (contre 3 992 en 2015), dont 240 encore en vie. Invités dans la nef du Panthéon à l’occasion de la cérémonie nationale en leur honneur, ce 18 janvier 2007, certains d’entre eux sont là. Leurs enfants représentent ceux qui sont partis. Simone Veil parle la première : "La France s’honore aujourd’hui de graver de manière indélébile dans la pierre de son histoire nationale cette page de lumière dans la nuit de la Shoah.”
 

Un combat toujours recommencé

Dans son allocution, Jacques Chirac déclare : “Vous, Justes de France, vous avez transmis à la Nation un message essentiel, pour aujourd’hui, et pour demain. Le combat pour la tolérance et la fraternité, contre l’antisémitisme, les discriminations, le racisme, tous les racismes, est un combat toujours recommencé… Et au nom de la France, au nom de la nation tout entière, je m’incline aujourd’hui devant vous avec respect et reconnaissance.”
 

Place au recueillement

Dans la crypte du Panthéon, le président Chirac, accompagné de Simone Veil, inaugure la plaque gravée dans la pierre en hommage à toutes celles et tous ceux qui, “bravant les risques encourus, ont incarné l’honneur de la France, ses valeurs de justice, de tolérance et d’humanité”.