5 mai 1998 - Vidéo

Signature des Accords de Nouméa, qui prolongent les Accords de Matignon

Le 5 mai 1998, le Premier ministre Lionel Jospin, arrivé la veille en Nouvelle-Calédonie, signe à Nouméa les Accords sur l'avenir du territoire avec Roch Wamytan, président du FNLKS (Front de libération nationale kanak socialiste) et Jacques Lafleur, président du RPCR (Rassemblement pour la Calédonie dans la République). 
 

Pari tenu

Grand instigateur des Accords de Matignon du 26 juin 1988 qui ont permis aux différentes communautés de Nouvelle Calédonie de “fonder de concert une paix retrouvée”, l’ancien Premier ministre Michel Rocard est également présent. Il est favorable à ces Accords de Nouméa qui s’inscrivent pour lui dans la même démarche que les Accords de Matignon. “Les accords de Nouméa, déclare-t-il, c’est le pari tenu. C’est, pour la première fois dans l’histoire, l’organisation de la conquête progressive de la souveraineté.” 
 

Mise en oeuvre du régime de souveraineté partagée

Une nouvelle période, de quinze à vingt ans, est ainsi aménagée. La loi constitutionnelle du 20 juillet 1998 relative à la Nouvelle Calédonie permettra la mise en œuvre du régime de “souveraineté partagée” prévu par ces Accords de Nouméa, une “large autonomie” évolutive marquée, parmi les dispositions essentielles, par “la reconnaissance d'une citoyenneté néo-calédonienne au sein de la citoyenneté française”.
 

Le référendum d'autodétermination du 4 novembre 2018

C'est donc l'aboutissement d'un long processus entamé par les Accords de Matignon, 30 ans plus tôt : le 4 novembre 2018, la population de la Nouvelle Calédonie se prononce par référendum contre l'indépendance et la pleine souveraineté du territoire ; 56,4 % votent non à l'indépendance, 43,6 % votent oui.