5 mars 2019 - Vidéo

Pouvoir d'achat : plus de concurrence au profit des consommateurs

Lors d'un discours marquant le 10e anniversaire de l'Autorité de la concurrence, le 5 mars 2019, le Premier ministre, Édouard Philippe, a annoncé un train de mesures destinées à dynamiser la concurrence dans plusieurs domaines. Double objectif : rendre plus concurrentiels certains secteurs et redonner du pouvoir d’achat aux consommateurs.
Constat : la hausse des dépenses "contraintes" des ménages, notamment due par des "angles morts du pouvoir d’achat", a diagnostiqué le Premier ministre. Des surcoûts qui existent notamment dans les secteurs de la construction automobile, la santé, le logement ou la banque.

Dans le domaine de l’automobile, le Premier ministre a annoncé que le Gouvernement prendrait des mesures dans le cadre de la loi d'orientation des mobilités (LOM) pour "réduire sensiblement le prix" des pièces détachées automobiles, comme les rétroviseurs, les phares et les vitrages.

Il a indiqué que serait mis en place un "comparateur du permis de conduire" en ligne afin de pouvoir choisir "de manière éclairée entre des offres". Une proposition issue du rapport de la députée Frédérique Dumas, remis dernièrement au Premier ministre.

Dans le domaine du logement, l’obligation de soumettre tous les trois ans à la concurrence les offres de syndic n’étant pas toujours respectée, le Premier ministre annoncé que des amendes de 3 000 à 15 000 euros allaient entrer en vigueur.

Alors que seulement 1% de la vente de médicaments s'effectue en ligne en France, contre 15% en Allemagne, M. Philippe a souhaité lever certaines restrictions, comme l'interdiction faite aux pharmacies de se regrouper. La nécessité de stocker les médicaments dans l'officine et non dans un entrepôt séparé pourrait aussi être retouchée, a indiqué Matignon.

"J'ai demandé à Agnès Buzyn d'ouvrir ce chantier en concertation avec les professionnels de santé, médecins, pharmaciens, et avec les représentants des patients", a déclaré Édouard Philippe qui veut aussi travailler "avec les laboratoires d'analyse médicale pour leur permettre de baisser leurs prix".

Enfin, toujours dans le but d’être plus efficaces et moins coutants, le Premier ministre souhaite "faciliter l'accès des Fintechs aux données des comptes bancaires des clients qui le souhaitent". C’est-à-dire des technologies innovantes, comme l’intelligence artificielle par exemple, dans le domaine de la finance, pour fournir des services financiers plus efficace et moins chers.

L'objectif de l’ensemble de ces  mesures est de permettre aux ménages de faire des économies tout en donnant "un second souffle à des sous-traitants industriels", fait valoir le Premier ministre.