28 juin 2018 - Vidéo

#ResteAChargeZero en clair

Pour que chacun ait accès à des soins de qualité en optique, dentaire et audiologie, le Gouvernement engage la réforme « Reste à charge zéro ». Son objectif, un reste à payer de 0€ dans ces secteurs pour les patients à l’horizon 2021.

Des soins 100% remboursés

Les trois secteurs de la santé concernés par le projet de reste à charge zéro présentent une caractéristique commune : celle de concentrer des restes à charge très élevés pour nos concitoyens, en particulier les plus modestes. Aujourd’hui, 10,1% des Français renoncent à s’équiper d’appareil optique pour des raisons financières, ce chiffre monte à 16,8% pour les prothèses dentaires. Environ 3 millions de personnes sont susceptibles de porter un appareil auditif en France. Pourtant, le taux d’appareillage effectif dans notre pays est estimé à 35% de la population souffrant d’une déficience auditive.
Pour lutter contre ce renoncement aux soins, le Gouvernement souhaite mettre en place des paniers de soins de qualité, c’est-à-dire un ensemble de prestations de soins identifiées qui répond aux besoins de santé des Français, qui bénéficieront d’une prise en charge à 100% dans les domaines de l’optique, du dentaire et de l’audiologie.
Cette offre sera accessible à tous les Français et prise en charge à 100% par la Sécurité sociale et les complémentaires en santé, donc sans reste à payer pour les patients. La réforme se mettra en œuvre selon un calendrier différent suivant les secteurs, avec une mise en œuvre totale au 1er janvier 2021.

Un accès aux soins facilité

Au-delà de l’aspect financier, ce projet améliore l’accès aux soins de manière globale, en facilitant la coopération entre les professions médicales et paramédicales.
Par exemple dans le domaine optique, beaucoup de patients ont des difficultés à avoir un rendez-vous avec à un médecin ophtalmologiste : le délai moyen d’attente est de 87 jours, avec une forte disparité selon les régions. Pour réduire ce délai, la réforme prévoit :
le développement des coopérations entre ophtalmologistes et orthoptistes pour la réalisation d’examens visuels ;
la possibilité de faire renouveler ses lunettes sans nouvelle ordonnance pendant cinq ans pour les 16-42 ans dont la vue n’a pas évolué ;
le renforcement de la formation des opticiens, notamment pour le dépistage des troubles visuels.
Pour faciliter l’accès aux soins dentaires, les professionnels du secteur ont exprimé le souhait de développer le champ de compétences pour les assistants dentaires en leur donnant accès à une liste d’actes élargie (actes de prévention non invasifs notamment), toujours sous le contrôle du chirurgien-dentiste.
Garantir la disponibilité de professionnels est indispensable pour assurer la prise en charge et le suivi des personnes souffrant de troubles auditifs. Le nombre de professionnels formés sera porté à 300 d’ici 2021 ; il est aujourd’hui de 214.

Plus de prévention

La prévention doit être déployée pour éviter le recours à des soins lourds et coûteux. Les examens obligatoires ne seront plus uniquement concentrés sur les enfants de moins de 6 ans. Pour dépister les troubles visuels et auditifs, de nouvelles consultations destinées aux enfants de 8-9 ans, 11-13 ans et 15-16 ans, seront prises en charge à 100% ; elles incluront un bilan auditif et visuel. Les examens bucco-dentaires permettent de détecter les besoins de soins et de faire en sorte qu’ils soient pris en charge. Tous les jeunes, de 3 ans à 24 ans, pourront voir un dentiste au moins une fois tous les trois ans pour bénéficier d’un dépistage et des soins qui en découlent, avec une prise en charge intégrale par l’assurance maladie.