23 avril 2018 - Vidéo

Le Premier ministre présente la feuille de route pour l'économie circulaire

Le Premier ministre, Édouard Philippe, accompagné de Brune Poirson, secrétaire d'Etat à la Transition écologique, était en visite à l'usine Seb de Mayenne (Mayenne), le 23 avril 2018. Tout un symbole car le groupe répond de la réparabilité de 93 % de ses produits pendant 10 ans.

A cette occasion, le Premier ministre a présenté la feuille de route pour engager la transition de la France vers une économie circulaire. Cette feuille de route, élaborée à la suite de cinq mois de travaux et de deux consultations en lignes, est un plan d’action pour lutter contre le gaspillage en achetant réparable et recyclable. Pour Édouard Philippe, il faut casser la logique de "se séparer d’un appareil défectueux qui semble pourtant en bon état et d’acheter une nouvelle machine."


 

Parmi les mesures du plan, obligation sera faite à partir de 2020 d’une information permettant de savoir si un produit électrique ou électronique est réparable ou non. À compter de 2021, "un logo figurera sur tous les produits recyclables à destination des ménages", a précisé le Premier ministre. Et quand "on ne peut plus réparer, réutiliser, vendre dans un vide grenier ou sur internet, ou encore donner, il faut recycler", a-t-il poursuivi.


Un recyclage plus compétitif. Le Gouvernement veut "rendre, d'ici à la fin du quinquennat, le recyclage compétitif par rapport à la mise en décharge". En effet, "La France affiche un taux de valorisation des déchets municipaux de l'ordre de 40 %, plus bas que beaucoup de nos voisins européens", a souligné le Premier ministre. Pour inciter au recyclage, le Gouvernement va réduire la TVA sur le recyclage et  augmenter par ailleurs la taxe sur les déchets.

Le plan prévoit, en outre, de "donner un coup de pouce aux collectivités qui souhaitent passer à la tarification incitative des déchets". Un dispositif qui fonctionne, la tarification incitative est un levier très fort pour booster les performances de tri et baisser le coût de la collecte, selon l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie).

Autre objectif : élargir le nombre de filières à responsabilité élargie des producteurs (REP) pour la gestion des déchets. Pour cela, le Gouvernement va "engager une concertation […] sans attendre pour aboutir début 2019, pour ouvrir ce système aux "emballages des cafés-hôtels-restaurants, aux jouets, articles de sport, de loisir et de bricolage" et déchets du bâtiment, a annoncé le Premier ministre.