23 octobre 2018 - Vidéo

#LutteContreLaPauvreté en clair

Lutter contre les inégalités de destin et permettre une égalité des chances réelle, tels sont les objectifs du plan gouvernemental de lutte contre la pauvreté.
La stratégie nationale de prévention et de lutte contre la pauvreté a été présentée le 13 septembre 2018 par le Président de la République. Cette stratégie ambitieuse, dont les maîtres-mots sont prévention et accompagnement, dispose d’un budget de 8,5 milliards sur 4 ans pour répondre à 5 engagements :

L’égalité des chances dès les premiers pas pour rompre la reproduction de la pauvreté

Pour empêcher qu’un enfant pauvre aujourd’hui ne devienne un adulte pauvre demain, il est nécessaire de prévenir la pauvreté en agissant dès la petite enfance. La création d’un bonus mixité permettra d’encourager la mixité sociale dans les crèches et le tiers-payant du complément mode de garde sera instauré courant 2019 pour l’accueil individuel.

Un plan de formation et un nouveau référentiel pour 600 000 professionnels de la petite enfance verra le jour pour favoriser le développement de l’enfant et l’apprentissage du langage avant l’entrée en maternelle.

Garantir au quotidien les droits fondamentaux des enfants

L’objectif est de mettre un terme aux situations manifestement porteuses de dangers, et de diviser par deux d’ici 2022 le taux de privation matérielle des enfants pauvres. La distribution de petits-déjeuners dans les écoles situées en territoires fragiles, l’élaboration de tarifs de cantine plus accessibles et des programmes d’accès à l’alimentation infantile vont dans ce sens.

Une mobilisation spécifique sera mise en place grâce au plan "Logement d’abord" pour assurer aux enfants un hébergement décent.

Pour aller à la rencontre des familles avec enfants vivant dans la rue et prévenir la mendicité, des maraudes mixtes Etat/aide social à l’enfance seront mobilisées.

Un parcours de formation garanti pour tous les jeunes

Investir massivement dans la formation de la jeunesse est l’un des objectifs de la stratégie de lutte contre la pauvreté. Ces investissements ont pour mission de réduire le décrochage scolaire, de réformer l’apprentissage de la voie professionnelle et d'investir dans les compétences.

Ainsi, l’obligation de formation jusqu’à 18 ans sera instaurée pour assurer à tous les jeunes l'acquisition des compétences leur permettant de mieux maîtriser leur destin.

Vers des droits sociaux plus accessibles, plus équitables et plus incitatifs à l’activité

L’ambition est de simplifier et rendre plus équitable le système des minima sociaux pour lutter contre le non-recours aux droits, et pour avoir un système social plus incitatif à la reprise de l’activité.

Pour atteindre cet objectif, le chantier de refonte des minima sociaux sera lancé, avec pour perspective la mise en place d’un revenu universel d’activité. Dans ce nouveau système, chaque euro gagné par son travail se traduira par une augmentation du revenu disponible.

Autre mesure pour encourager la reprise d’une activité : la revalorisation de la prime d’activité. Déjà engagée en 2018, cette revalorisation sera poursuivie en 2019 et jusqu’en 2022.

Enfin, l’aide au paiement d’une complémentaire santé (ACS), marquée par plus de 50% de non-recours, sera intégrée à la couverture maladie universelle complémentaire (CMU-c) avec une participation financière inférieure à 1 euro par jour.

Investir pour l’accompagnement de tous vers l’emploi

A travers cet engagement, l’ambition est de permettre à chacun de s’épanouir dans la dignité en conjuguant accès aux droits, accompagnement social et formation vers l’emploi. Pour atteindre cet objectif, l’une des mesures prévoit la création d’une "Garantie d’activité" combinant accompagnement social renforcé et insertion dans l’emploi pour 300 000 allocataires par an.

Enfin, pour favoriser le retour à l’emploi des personnes les plus fragiles, 100 000 salariés supplémentaires seront accueillis dans le secteur de l’insertion par l’activité économique (IAE).