Tous mobilisés contre les violences faites aux femmes

« Ne rien laisser passer »


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Répondantes du 3919, soignants, magistrats, avocats, policiers, gendarmes et associations : face aux violences faites aux femmes, ils ne laissent rien passer.

Nous sommes tous mobilisés contre les violences

Ne #RienLaissePasser face aux agresseurs

Une femme est assise dans son salon. Elle reçoit un SMS de son mari, « Je rentre », puis de nombreux autres qui déclenchent des tremblements. Elle a peur.
À chaque message reçu, un membre du réseau de professionnels pouvant apporter une aide aux victimes de violences conjugales arrive dans le salon. Une gendarme, un avocat, une chauffeur de taxi, un assistant social…
La femme n’est plus seule ; elle est entourée d’une myriade de professionnels aguerris.
Comme chaque année, le Gouvernement reprend la parole à l’occasion de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, ce 25 novembre, pour réaffirmer que la lutte contre les violences faites aux femmes est une priorité et qu’il ne faut #RienLaisserPasser face aux agresseurs.

Ce 25 novembre est l’occasion de rappeler combien le fléau des violences n’est pas encore éteint et c’est la raison pour laquelle notre mobilisation doit être collective. La lutte contre les violences faites aux femmes est un combat de chaque instant qui nous concerne tous pour ne rien laisser passer.

Élisabeth Moreno

Ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes, de la Diversité et de l'Égalité des chances
La nouvelle campagne valorise toutes les professions engagées au quotidien dans ce combat, et incite les victimes et témoins à y faire appel :
  • Les soignants et professionnels de santé sont en première ligne pour repérer les femmes victimes de violence. Les chiffres en témoignent : 3 à 4 femmes sur 10 présentes dans les salles d’attente des médecins seraient victimes de violences conjugales ; 1 victime sur 5 a consulté en premier lieu un médecin à la suite d’un incident (source HAS).
  • Les forces de l’ordre (policiers et gendarmes) sont amenés à intervenir pour stopper les violences ou accueillir la parole des victimes. C’est près de 90 000 policiers et gendarmes qui ont été formés pour accueillir et accompagner les victimes. 
  • Les avocats accompagnent, conseillent et défendent les victimes ayant besoin d’une prise en charge judiciaire.
  • Les magistrats sont en mesure de déployer une ordonnance de protection en cas de violences avérées. Celle-ci permet notamment de mettre en place des mesures d’urgence, comme l’éviction du conjoint violent, la fixation de certaines interdictions au conjoint violent, l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle…
  • Les écoutantes du 3919 assurent un premier accueil pour toutes les femmes victimes de violences sexistes. Lorsque c’est nécessaire, l’opératrice oriente vers les associations nationales ou locales partenaires, les mieux à même d’apporter la réponse la plus adaptée.
  • Les associations et les collectifs déploient sur l’ensemble du territoire un soutien psychologique, matériel et un accompagnement des victimes.
Contre les violences faites aux femmes, des solutions existent

3919, 17, 114 et arrêtonslesviolences.gouv.fr

Source : Arrêtonslesviolences.gouv.fr

L'extension du 3919

Pour favoriser la libération de la parole, mieux repérer les victimes et leur permettre de se mettre à l’abri ou de porter plainte, le 3919 est un maillon essentiel du dispositif contre les violences faites aux femmes. Cette plateforme téléphonique d’écoute, d’information et d’orientation des victimes de violences sexistes et sexuelles, est accessible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 depuis le 30 août 2021.

Plus d'informations

Interview vidéo de la Ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes, de la Diversité et de l'Égalité des chances

Élisabeth Moreno répond à vos questions sur la lutte contre les violences faites aux femmes

De nouvelles mesures pour protéger les femmes...

Outre cette campagne nationale, des mesures – en complément de celles engagées depuis le Grenelle des violences conjugales - sont mises en place pour renforcer la protection des victimes et le suivi des auteurs de violences conjugales aux échelles nationale et locale.

J’ai décidé de mettre en place des mesures et des moyens supplémentaires pour mieux protéger les victimes, en suivant mieux les auteurs de violences et en coordonnant mieux les acteurs engagés à l’échelle nationale et au plus près du terrain.

Jean Castex

Premier ministre
Afin de protéger les femmes victimes, le Gouvernement a ainsi acté :
  • Le déploiement de 3000 téléphones grave danger permettant à une victime d’alerter les forces de l’ordre en cas de danger imminent ;
  • Le déploiement de 1000 bracelets anti-rapprochement, un dispositif de surveillance électronique qui permet d'assurer l'éloignement de l'auteur de sa victime.
Afin d’assurer le suivi des auteurs de violences conjugales et lutter contre récidive, est également prévu :
  • Le renforcement du contrôle de la détention et de l’acquisition des armes ;
  • La création de 30 centres de prise en charge des auteurs de violences partout sur le territoire.

... Y compris au niveau local

La question du pilotage local des politiques de lutte contre les violences est un enjeu crucial permettant une réelle effectivité et efficacité des dispositifs de protection des victimes et suivi des auteurs de violences conjugales.
C’est pourquoi le Gouvernement a décidé d’accroître le partage d’informations entre les acteurs locaux via deux leviers :
  • La mise en place dans les tribunaux d’une instance unique de suivi judiciaire des situations individuelles ;
  • La réactivation des instances locales de pilotage et suivi des mesures de lutte contre les violences au niveau départemental.

Visite d'un centre d'hébergement pour femmes victimes de violences

Créé en 1978, le tout premier centre d'hébergement dédié aux femmes victimes de violences conjugales nous a ouvert ses portes. Reportage vidéo.

Dépôt de plainte et prise en charge judiciaire

Un autre pan de cette lutte, grande cause du quinquennat, consiste à renforcer la qualité des traitements des faits et notamment l’accélération de la prise en charge judiciaire.

Je me suis (…) engagé à ce que la cause du quinquennat soit celle de l'égalité entre les femmes et les hommes et le premier pilier de cette cause, c'est bien la lutte pour l'élimination (complète) des violences faites aux femmes… pour que la honte change de camp… c’est une question de dignité pour notre république

Emmanuel Macron

Président de la République
Pour ce faire, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin et la ministre déléguée chargée de la citoyenneté ont annoncé de nouvelles mesures afin de faciliter le dépôt de plaintes pour violences conjugales ou viol.
Parmi elles, la prise de plainte hors des murs du commissariat ou de la gendarmerie. En clair, les forces de l’ordre pourront se déplacer pour recueillir les plaintes des victimes.
Ce dispositif sera expérimenté dans le Vaucluse, le Pas-de-Calais, la Haute-Corse, la Sarthe et plusieurs arrondissements parisiens. 
À cela s’ajoute la possibilité de déposer plainte dans les hôpitaux. A ce jour, 88 conventions ont été signées par les départements et les acteurs engagés à ce sujet.

Si vous êtes une femme violentée et que vous avez choisi d’être chez votre assistante sociale, votre amie, votre maman, à la mairie et que vous avez peur du commissariat », alors les forces de l’ordre pourront se déplacer.

Gérald Darmanin

Ministre de l’Intérieur
L’idée est donc qu’une attention particulière et surtout adaptée soit portée aux victimes de violences conjugales. C’est pourquoi le Gouvernement souhaite par ailleurs que :
  • La victime puisse être accueillie à toute heure du jour ou de la nuit dans un commissariat ou une gendarmerie si ces lieux sont ouverts au public et dans des locaux favorisant la confidentialité et la sérénité ;
  • Les enquêtes pour violences conjugales et sexuelles bénéficient d’un traitement d’une célérité particulière. Le recours à la main courante doit être absolument proscrit et l’information rapide du Procureur de la République doit être systématique ;
  • La victime d'une infraction pénale, quelle que soit l'infraction qu'elle entend dénoncer, puisse être accompagnée de son avocat si elle le souhaite lors du dépôt de plainte ;
  • L’examen dans une unité médico-judiciaire soit systématiquement envisagé lorsqu'une victime se présente pour dénoncer des faits d'abus sexuels et une information sur une prise en charge psychologique doit être donnée ;
  • Une information régulière sur l’avancement de la procédure puisse impérativement être donnée aux victimes ;
  • Un bon niveau d’expérience des policiers et gendarmes en charge des dossiers puisse être garanti pour la prise en charge et la conduite des auditions et la formation doit des officiers être continue et renforcée.

La documentation

Un engagement interministériel

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